Romans

Ce qu’il n’est pas (tome 1) – Bingo Morihashi

Bonjour à tous, aujourd’hui on se retrouve pour un nouvel article consacré à un light novel édité par Akata. Au moment où Akata m’a proposé de découvrir ce titre j’avoue que je n’étais pas trop tentée, il est sorti en même temps que le second tome de Mawaru-Penguindrum que j’attendais avec impatience et je m’attendais à lire une énième histoire de boys love bourrée de clichés … j’ai donc repoussé au maximum cette lecture et puis un beau jour, j’ai franchi le pas et … je ne l’ai absolument pas regretté ! Toutes mes craintes concernant ce titre se sont envolées pour ne laisser place qu’au bonheur d’une magnifique lecture dont voici un petit résumé :

Shirô, fatigué de vivre entouré de ses sœurs et de sa mère, a décidé de finir ses études en internat, loin de Tokyo ! C’est donc très enthousiaste qu’il part à Hiroshima, pour vivre ses années lycée dans l’indépendance et l’insouciance. Pourtant, ce nouveau quotidien lui réserve une surprise de taille : Mirai, son colocataire, se révèle être un homme transgenre. Mis dans la confidence, Shirô devra l’aider à protéger son secret, tout en menant de front révisions, vie amoureuse et petit boulot…

Ce_qu_il_n_est_pas_Tome_1
ALERTE COUP DE CŒUR !

D’où vient l’amour ?
Cette question me frappe à l’improviste.
Aime-t-on quelqu’un pour son âme ?
Ou pour son physique ?
Est-ce une affaire de cœur ?
Ou une affaire de corps ?

 

Si ce light novel débute sur un moment de la vie familiale plus que chaotique de Shirô, où je me suis presque prise de pitié pour lui alors que l’on fait connaissance de ses trois effroyables grandes sœurs, sa vie à l’internat débute quasiment dès le début du récit. C’est alors qu’il rencontre son futur colocataire et qu’il prend connaissance de sa particularité.

On est plongé instantanément au sein de la vie à l’internat, où l’histoire se met en place tout en douceur. Les personnages sont crédibles et terriblement attachants. Si Mirai est plutôt du genre dragueur et à l’aise en société, c’est tout l’inverse concernant Shirô qui a tout du gentil benêt exaspérant, mais que l’on apprécie quand même sans trop savoir pourquoi. Je dois tout de même reconnaître que son incapacité à prendre des décisions (et surtout de s’y tenir) m’a un peu agacé.
Si on apprend à bien connaître Shirô, qui est notre narrateur, la personnalité de Mirai reste, quant à elle, pour l’instant plus mystérieuse, j’espère pouvoir en découvrir plus sur lui dans les tomes à venir.
Vous l’avez sûrement remarqué, mais j’ai choisi de parler de Mirai comme d’un garçon, car même s’il a le corps d’une jeune fille, il désire être reconnu comme un homme et je lui fait donc ce plaisir dans cet article.

J’ai littéralement fondue de bonheur face à certaines situations que vivent Shirô et Mirai, notamment l’hilarante scène où les deux colocataires regardent ensemble une vieille publicité ventant les mérites d’un gâteau nommé kawadoori mochi. Sous la plume de Bingo Morihashi, j’ai trouvé que ces scènes d’amitié sincère étaient sublimées, c’est comme si j’étais transportée avec eux dans cette chambre d’internat et que moi aussi je participais à ces moments de bonheur simple.

— Heureusement pour toi que je me mêle de tout. T’es bien incapable de te moucher tout seul, alors trouver l’amour…
Légèrement vexé d’être traité comme un gamin, je profite de l’instant où il porte son verre à sa bouche pour lancer :
— Kawadoori mochi.
Aussitôt, Mirai recrache le contenu de sa boisson, exactement comme je l’espérais. S’étouffant sur son café avalé de travers, il tente maintenant de nettoyer les éclaboussures sur la table à l’aide d’une serviette en papier, me maudissant du regard. Le simple nom de kawadoori mochi est désormais suffisamment
évocateur pour agir sur nous comme une formule magique.

Si comme moi vous craignez un peu d’être confronté à un boy’s love, à des passages trash concernant la personnalité ou le physique de Mirai, n’ayez crainte, rien de tout ceci ne se trouve présent entre les pages de ce tome qui est, pour moi, essentiellement une magnifique histoire d’amitié.

— Pour être franc, j’ai horreur de ça, devoir porter un maillot de bain de fille. Mais j’aime vraiment trop nager. Ça va paraître un peu cliché ce que je vais dire, mais j’ai vraiment la sensation de me trouver à nouveau dans le ventre de ma mère. Au moment d’émerger de l’eau, j’espère toujours avoir la surprise de renaître avec le corps d’un garçon. Je sais bien que cela n’arrivera jamais, mais ce petit espoir suffit à lui seul à m’apaiser. Évidemment, après je suis forcément déçu, mais au moins, quand je nage, je me sens bien.

L’évocation de sa transidentité est faite par petites touches légères, si Mirai l’évoque à de rares moments c’est uniquement pour répondre aux questions silencieuses que se pose, très souvent, Shirô. Tous deux semblent déjà êtres liés par quelques chose de fort.
Au delà de l’amitié ?

J’aimerais que tu restes pour toujours mon ami.
Comme frappé d’horreur par ce que je viens d’entendre, mon corps se met à trembler.

signature

 

 

 

 

Pour l’instant je n’ai pas lu Celle que je suis, dont Bingo Morihashi est également le scénariste, mais après la lecture du premier tome de Ce qu’il n’est pas, j’ai décidé de me lancer et de le réserver à la médiathèque, je ne manquerai pas de vous donner un avis le concernant dès que j’aurai lu les deux tomes qui composent cette courte série, qui pour rappel est également éditée chez Akata.

2 commentaires sur “Ce qu’il n’est pas (tome 1) – Bingo Morihashi

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