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Pacific Palace – Christian Durieux

Bonjour à tous !
En cette fin de journée, je tenais à vous proposer mon ressenti face à l’une de mes dernière lecture. Pour moi qui lis habituellement très peu de bandes dessinées, il se trouve que j’en découvre beaucoup ces derniers temps … cette fois-ci ce ne fut pas mémorable, mais le titre vaut tout de même que je vous en parle, alors c’est parti !

Pacific Palace, un hôtel paisible au bord d’un lac qui l’est tout autant. Spirou regrette déjà d’y avoir fait engager à ses côtés Fantasio, viré comme un malpropre du Moustique. Car l’ex-journaliste reconverti en groom n’a vraiment pas la vocation et ne rate pas une occasion de fâcher M. Paul, leur supérieur hiérarchique.
Mais trop tard pour faire machine arrière : un véritable huis clos est décrété et l’hôtel se retrouve sans clientèle et avec un personnel réduit pour accueillir discrètement Iliex Korda, dictateur déchu du Karajan, petit pays des Balkans.

Mon tout premier Spirou … Si si, je vous jure. Bon il faut dire que les BD et moi étant jeunes c’étaient compliqué, les Tintin et autre Astérix se résumaient aux dessins animés qui en ont été adaptés … Mais bon n’étant pas totalement une inculte dans le monde la BD franco-belge, je connais tout de même les personnages cultes de Spirou, c’est donc avec une certaine joie que j’ai découvert un Spirou aussi à cheval sur les règles que sa profession l’exige et un Fantasio bien malheureux de devoir y obéir à ces fameuses règles !

Notez ici que l’auteur a réussi à faire intervenir Secotine dans de courtes apparitions télévisées qui nous apporte un peu de la lumière extérieure dans ce court huit-clos, car c’est bien cela que l’on découvre quand on ouvre ce titre. Et oui, Pacific Palace n’est pas seulement le titre de cette BD, c’est aussi le nom d’un Palace où va se dérouler une affaire à la fois étrange et bien singulière … Si tout débute par le séjour d’un politicien aussi véreux que dangereux, l’histoire va vite, très vite virer de bord et dériver vers des eaux pus profondes et bien sombres où règnent la corruption, le mensonge et la vengeance …

Mais je ne vous en direz pas plus afin de vous laisser découvrir par vous même les tenants et les aboutissants de cette nouvelle aventure du groom le plus célèbre de la planète !

En somme, Pacific Palace fut une bande dessinée aux couleurs agréables, mais qui contrairement à Sur un air de Fado découvert à peu près en même temps ne me laissera pas un souvenir impérissable.

BD

Sur un air de fado – Nicolas Barral

Bien le bonjour !
Aujourd’hui je vous propose de découvrir mon avis concernant une bande dessinée disponible aux éditions Dargaud, Sur un air de fado écrite par Nicolas Barral, mais tout d’abord je vous laisse en compagnie du résumé :

Lisbonne, été 1968.
Depuis 40 ans, le Portugal vit sous la dictature de Salazar.
Mais, pour celui qui décide de fermer les yeux, la douceur de vivre est possible sur les bords du Tage. C’est le choix de Fernando Pais, médecin à la patientèle aisée. Tournant la page d’une jeunesse militante tourmentée, le quadragénaire a décidé de mettre de la légèreté dans sa vie et de la frivolité dans ses amours.
Un jour où il rend visite à un patient au siège de la police politique, Fernando prend la défense d’un gamin venu narguer l’agent en faction. Mais entre le flic et le médecin, le gosse ne fait pas de distinguo. Et si le révolutionnaire en culottes courtes avait vu juste ? Si la légèreté de Fernando était coupable ?
Le médecin ne le sait pas encore, mais cette rencontre fera basculer sa vie …

Comme tout le monde, j’ai déjà entendu parler de la dictature italienne ou espagnole, je les ai même un peu étudié, mais celle qui a dirigé le Portugal pendant près de quarante ans m’était passablement inconnue. Pour moi, avant de rencontrer mon compagnon et sa famille portugaise, Salazar s’était un personnage dans Harry Potter !
Shame on me.
Mais bon la lecture de cette belle bande dessinée fut l’occasion de me rattraper un peu, et sur le coup je suis plutôt fière de mon choix de lecture, parce que petit un, j’ai un peu enrichis ma culture, mais surtout, petit deux, j’ai profité d’un excellent moment de lecture.

En effet, j’ai trouvé cette bande dessinée fort intéressante. Le scénario est simple, efficace comme je les aime. D’autant que le personnage principal est quelqu’un d’honnête et de droit dans ses bottes, même s’il cache tout au fond de lui une certaine lâcheté qu’il va s’employer à nettoyer. Le tout étant sublimé par un trait de crayon que j’ai beaucoup apprécié. On ne peut pas dire qu’il soit fin et délicat, loin de là même et pourtant il a su me séduire et me donner envie de découvrir la suite de cette histoire aussi belle que terrible.

Sur ce, je vous laisse, il faut que j’aille faire une photographie de ma bibliothèque pour le Throwback thursday livresque de demain ^^

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La Famille Blaireau-Renard : Vivre ensemble – Brigitte Luciani & Eve Tharlet

Deuxième bonjour de la journée !

Avant de débuter cet article, je tenais à remercier les éditions Dargaud et Netgalley sans qui je n’aurais pu découvrir ce nouvel opus de l’une des familles animales les plus chou de la terre, j’ai nommé la famille Blaireau – Renard !

Bandes dessinées - La Famille Blaireau-Renard Vivre ensemble ! - DARGAUD

Dans ce nouveau titre, Vivre ensemble, on retrouve les même personnages que dans les bandes dessinées précédentes et une fois de plus ils vivent des expériences à la fois tendres et joyeuses, mais petite nouveauté ici les aventures se conclues par des petites leçons de vie en mode « documentaire participatif ».

Ce nouveau tome comporte quatre aventures où chacun des petits de la famille participe à un apprentissage de la vie courante. On retrouve notamment les thèmes suivants :
La liberté
L’égalité
La fraternité
Comment se mettre d’accord

Jusqu’à présent, je ne connaissais que les bandes dessinées classiques de cette série, je ne m’étais jamais aventurée dans les livres dérivés et bien pour une première je suis plutôt satisfaite et je vous recommande d’en faire de même !

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Le château des animaux : Miss Bengalore – Xavier Dorison & Félix Delep

Bonjour à tous, on débute cette nouvelle semaine avec une chronique BD. Cela n’arrive pas souvent, car vous le savez maintenant, je ne suis pas une grande fan de bande dessinée. Mais il peut parfois m’arriver d’avoir un coup de cœur pour l’une d’entre elle, ce qui me décide à la découvrir comme ce fut le cas pour le Château des animaux.

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Dans le château des animaux, dirigé par le taureau Silvio, les animaux s’épuisent au
travail. C’est notamment le cas de la chatte Miss Bengalore et du lapin César, incapables de lutter contre l’injustice. C’est alors qu’arrive Azélar, un rat itinérant, qui leur apprend les préceptes de la désobéissance civile.

Cette histoire est, comme vous l’avez aisément compris, une réécriture de La Ferme des animaux de George Orwell. Pour moi ce titre est un peu particulier, en effet il fait partie de ces extraordinaires romans découverts à l’occasion de lectures obligatoires en milieu scolaire et qui m’ont laissé un souvenir impérissable. Je le classe avec plaisir aux côtés de Matin brun, Fahrenheit 451 ou encore L’Odyssée et Les Liaisons dangereuses.

Dans la version proposée par le duo Dorison & Delep, on fait tout d’abord connaissance avec Miss Bengalore, une chatte qui s’épuise sur un chantier de construction afin de pouvoir nourrir sa portée de chatons. L’histoire de cette mère de famille veuve est l’occasion pour les auteurs de nous faire découvrir la vie terriblement difficile de certains animaux au sein de la République des animaux, une république qui n’en a que le nom tant elle ressemble à une dictature. Les animaux y sont contrains de travailler bien au delà de ce que leurs corps peuvent endurer et tout ça pour obtenir une pitance bien dérisoire. Le moindre bourgeon de rébellion est directement tué dans l’œuf par les affreux chiens qui assure le système de sécurité du château et qui sont sous les ordres de Sylvio. Ce dernier se trouve être le premier bœuf à me faire peur en image ! Il est tout simplement affreux ! Tout dans son être transpire la malveillance et la cruauté. Plus on en découvre le concernant, notamment dans l’arrangement qu’il a conclu avec les humains vivants à l’extérieur du château, plus on s’aperçoit qu’il est mauvais.

Fort heureusement, la personnalité détestable de Sylvio est contrebalancée par la présence entre les mûrs de son fort, d’êtres dotés de bienveillance, de douceur et d’altruisme. Je pense ici, bien évidemment à Miss Bengalore, mais aussi à César, le meilleur chaud lapin de la terre et à Marguerite une oie à l’origine de la première révolte qui insuffle dans le cœur de ces opprimés un espoir de changement.

Parlons maintenant un peu du dessin, ce dernier est un peu particulier, pas vraiment beau, pas vraiment moche. On identifie cependant sans le moindre problème les animaux, et j’ai eu l’impression qu’au travers du trait de Félix Delep on ressentait tout particulièrement bien l’épuisement des animaux. Ils semblent voûtés, sales et terriblement maigres.

En somme, un premier tome qui sert essentiellement à poser les bases de l’histoire et à instiller un léger espoir de renouveau dans nos cœurs et dans celui des citoyens de la république des animaux.

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Les Trois fantômes de Tesla – Guilhem & Marazano

Bonjour à tous, j’espère que vous allez bien en cette fin de semaine et que l’annonce du déconfinement est pour vous une bonne nouvelle.
De mon côté, le moral remonte un peu, mais il a des pieds d’argile, alors je ne vais pas me réjouir trop vite …

Comme vous le savez, les BD ce n’est pas ma tasse de chocolat chaud, mais c’est pourtant bien d’une bande dessinée dont je vais vous parler aujourd’hui. En effet, je me suis laissé tenter par un titre de Guilhem et Marazono, qui m’a fait de l’œil alors que j’étais en visite (avant le confinement) dans la BU où travail mon compagnon, il s’agit de la BD Les Trois fantômes de Tesla, vous connaissez ?

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J’aime bien les couvertures de ce titre, c’est d’ailleurs elles qui ont attiré mon regard, alors que j’étais en train d’attraper Le Château des animaux en rayon (comme quoi, on trouve de tout en bibliothèque universitaire ^^), au moment de l’emprunt je n’ai même pas pris la peine de jeter un œil au résumé, mais si, à mon contraire, il vous intéresse je vous propose de le découvrir ci-après :

« Rumeurs de débarquement de sous-marins allemands sur la côte est… Mystérieuses apparitions, et disparitions, sur les bords de l’East River… Mise sous tutelle des laboratoires d’Edison par le FBI… Expérimentations de terribles armes secrètes par les forces japonaises dans le Pacifique… Pour celui qui sait voir au-delà des apparences de calme trompeur, tout démontre que New York sera bientôt plongée au coeur des événements qui ravagent aujourd’hui le reste du monde…
Et nous sommes toujours sans nouvelles de Nikola Tesla, probablement le seul savant dont l’originalité et les inventions géniales sont susceptibles de nous fournir une aide décisive dans cette guerre destructrice !

New York, un été 1942…
Une enquête de T.S. Billing, notre reporter du Daily Worker

Au même moment, le jeune Travis emménage avec sa mère dans un hôtel meublé de Manhattan. Il ne sait pas encore que son énigmatique voisin de palier va l’entraîner dans une aventure aux ramifications scientifiques terribles et galvanisantes…

L’histoire proposée par Guilhem et Marazono dans cette bande dessinée mêle savamment science-fiction et Histoire réelle. J’ai trouvé cela intéressant et très prenant. Notamment grâce à un suspense bien maîtrisé et à des des personnages intéressants et bien amenés. Tout particulièrement Travis, l’un des protagoniste principal de cette histoire. Il s’agit d’un jeune garçon à l’esprit vif, et qui va se retrouver mêler à un complot scientifique à l’échelle mondiale …

Outre les personnages et l’histoire en générale, je tenais également à vous parler des dessins. Réalisés par Guilhem, ils sont très agréables à suivre, usant d’une gamme de couleurs variées, qui va essentiellement du vert de gris à l’ambre.

Les trois fantômes de Tesla + ex-libris offert tome 2 - BDfugue.com

Avis aux amateurs de textes à rallonge, vous ne trouverai rien de tel ici. En effet, cette il y a peu de texte dans cette histoire captivante où les auteurs nous entraînent aux côtés d’éminents scientifiques à la poursuite d’un rêve ultime : faire cesser les combats à l’échelle planétaire …

A l’heure actuelle, ce titre comporte deux tomes sur les trois initialement prévus.

BD

Monsieur blaireau et Madame Renarde – Brigitte Luciani & Eve Tharlet

Pour commencer, bonjour à tous, j’espère que passez un agréable après-midi et que vous pouvez profiter de ce beau soleil d’hiver !

De mon côté, j’en profite un peu trop, puisque je suis en train de vous écrire cette chronique alors qu’un rayon de soleil bien chaud vient me réchauffer à travers la vitre … Au lieu de faire ce que j’avais prévu à la maison, à savoir ménage et repassage (ouais c’est moins glamour), mais que voulez-vous, en ce moment je suis plus cigale que fourmi ou plus … Renarde que blaireau !

Ouais et là vous vous dites que c’est pas le soleil que j’ai pris, mais de la drogue 😂 Mais rassurez-vous, ce n’est pas le cas, si je vous parle de blaireau c’est simplement parce qu’aujourd’hui je voulais vous transmettre mon avis sur l’excellente série de bande dessinée, Monsieur Blaireau et Madame Renarde, de  que vous pouvez retrouver aux éditions Dargaud dans une bien belle édition, grand format avec une couverture un peu moltonnée.

Mr Blaireau Mme Renarde 4

Il existe pour l’instant six tomes de cette belle histoire où l’on fait la rencontre de deux familles d’animaux. Une maman renarde, accompagnée de sa fille Rousette et un papa blaireau accompagné de ses trois bambins : Glouton, Carajou et Cassis (qui est vraiment trop adorable), sa petite dernière.

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J’ai adoré cette série, qui sous couvert d’histoires d’animaux, transmet de belles leçons de vie aux plus jeunes (comme aux plus âgés). Au cours des multiples pages, l’auteure aborde notamment les thèmes de la famille recomposée, du sentiment de rejet dans une nouvelle vie ou encore ceux du partage et de l’amitié.

A chaque page, toujours illustrées avec goût et douceur, on découvre un nouveau petit morceau de bonheur qui nous réchauffe le coeur.

En somme, si vous croiser la route de cette adorable famille, n’hésitez pas et rejoignez-les dans leur terrier (à ce propos n’ayez aucune crainte avant de vous y plonger, Monsieur Blaireau veille à ce qu’il soit toujours bien rangé !)

 

BD·Lire en couleurs 🎨

Le dédale rouge, les cinq mondes tome 3 – Mark Siegel

Bonjour à toi deuxième article du jour et bonjour à vous tous, tout le monde va bien ? Oui ? Parfait ! (Comment ça je ne suis pas censée faire les questions/réponses ? ^^)
Bref, excusez-moi j’arrête mes âneries, et je passe à l’article consacré aujourd’hui au troisième tome de la série Les cinq mondes, dont je vous ai parlé cet après-midi dans mon Throwbak Thursday Friday Livresque.

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Ce titre, outre le fait qu’il était fort sympathique, me permet de valider une nouvelle consigne pour le challenge Lire en couleurs du moins de juillet, « Le titre doit contenir le mot rouge ».

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Avant de vous proposez le traditionnel résumé qui accompagne chacun de mes articles, je vous propose de vous replongez dans l’article que j’avais écris pour les deux premiers tomes de cette saga.

Pour éviter la catastrophe écologique qui menace les 5 Mondes, Oona Lee et ses amis doivent allumer les cinq phares antiques. Prochaine destination : Lune Yatta. Mais la situation politique s’y révèle instable et, depuis que de puissantes entreprises ont renforcé leur mainmise sur la vie publique, la démocratie est en péril. Quant au phare rouge, il semble inaccessible…

Entre aventure, science-fiction et quête initiatique, plongez dans l’univers vertigineux du Dédale rouge, troisième tome d’une épopée écologique.

Tout d’abord je dois vous dire que ce fut un vrai bonheur de retrouver notre joyeuse bande d’amis composée de Oona Lee, An Tzu et l’androïde Jax Amboy. Malgré tout j’aurai peut-être du relire les deux tomes précédents, histoire de me remettre un peu le contexte en tête, mais dans l’ensemble le reste de l’histoire m’est rapidement revenue en tête, j’ai donc pu me replonger dans cette nouvelle aventure toujours, qui s’avère être toujours aussi palpitante que les précédentes.

Une fois de plus les dessins colorés, punchy et très attrayants. Comme vous vous en doutez, au vue du titre, on est cette fois-ci plongé dans un univers très rouge qui m’a plus ou moins transmis une sensation de chaleur, d’étouffement, surtout quand les personnages erraient dans les conduits menant au phare de cette nouvelle lune …

A l’occasion de ce nouveau tome, on découvre donc la lune Yatta, un monde qui semblait prometteur, presque idyllique, mais qui se trouve être aussi pourri que ceux que l’on a déjà visité, où la corruption politique fait rage et où la pollution demeure l’un des combat majeur.

L’incarnation du Simulacre, le grand méchant de cette histoire, est une fois de plus ici à la hauteur de mes attentes …

Si dans les tomes précédents, c’était la dimension écologique qui était mise en avant (notamment au travers de l’empoisonnement d’An Tzu), ici c’est plus la dimension économique du monde qui est critiquée. En effet, pourquoi les puissants qui gouvernent Lune Yatta devraient-ils lever le petit doigt pour aider les plus faibles alors que cela ne leur rapporte rien ?!

En somme, ce tome était très agréable à découvrir, j’ai adoré passer ce nouveau moment en compagnie d’Oona, d’An Tzu, de Jax Amboï et de tous les nouveaux personnages que l’on y rencontre. L’histoire est toujours aussi prometteuse, j’ai donc hâte de pouvoir découvrir la suite de cette adorable BD.

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Green class – Pandémie (tome 1) – Jérôme Hamon & David Tako

Bonjour à tous, j’espère que vous survivez à cette longue semaine caniculaire, pour vous y aider un peu je vous propose aujourd’hui un article se déroulant dans les marais chauds, humides et bourrés de moustiques de Louisiane … oui dites-vous qu’il y a toujours pire comme situation que celle que vous êtes en train de vivre, ça vous aidera à tenir !
Plus sérieusement, on se retrouve aujourd’hui pour un court article consacré au premier tome de la bande dessinée Green class de Jérôme Hamon & David Tako, dont voici un petit résumé :

De retour d’un voyage scolaire dans les marais de Louisiane, une classe de jeunes Canadiens se retrouve immédiatement plongée en plein cauchemar. Un mystérieux virus s’est répandu, transformant peu à peu les humains en inquiétants monstres végétaux. L’armée a pris le contrôle du territoire. Mis en quarantaine, forcés d’abandonner un des leurs, cinq d’entre eux décident de se rebeller. Fin du monde ou pas, ils resteront maîtres de leur destin…

Le début me fait gentiment penser au premier tome de Walking Dead, vous savez quand Rick émerge à l’hôpital et qu’il découvre que le monde est parti en live pendant qu’il dormait bien sagement. Ici c’est presque pareil, mais si le sujet est similaire, les auteurs ont réussi à apporter leur touche personnelle qui m’a fait m’accrocher à cette histoire de zombies aux allures d’épouvantails.

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Dans Green class on est face à un récit de science-fiction post-apocalyptique, à l’histoire vraiment très accrocheuse où l’aventure et l’action sont au programme.

Mais outre de l’action en veux-tu en voilà, Green class c’est aussi une bande dessinée nous contant une belle histoire d’amitié entre des héros que l’on découvre badas.
Je me suis d’ailleurs rapidement prise d’affection pour les personnages qui nous sont présentés dès le début de l’histoire, chacun a une personnalité qui lui est propre et grâce à leur look plutôt particulier, ils sont facilement identifiable. On découvre vite que ces six jeunes se connaissent depuis longtemps et qu’une histoire commune les lis. J’ai tout particulièrement apprécié les scènes où ces jeunes en difficulté s’unissent pour tenter de survivre au mieux dans la situation mer***** dans laquelle ils se trouvent. Les auteurs ont bien su mettre en avant les faiblesses et les forces de chacun, nous permettant ainsi d’apprécier au mieux chacun des membres de ce groupe.

Suite à leur arrestation par des militaires à un barrage autoroutier, ils sont obligés de se serrer les coudes face à la situation quasi désespérée de l’un des leur, ils décident alors de braver la quarantaine, mais les choses ne vont pas vraiment se passer comme ils l’imaginaient … 

Cette bande dessinée est, pour moi qui n’apprécie pas forcément ce format, une belle découverte. D’autant que la fin de ce premier tome m’a laissé bouche bée et j’attend donc la suite avec impatience !
J’aimerai avoir, dans les tomes suivants, une explication quant à l’origine du virus, à voir si mon vœux est exaucé à la sortie du second tome.

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Dans les yeux de Lya, en quête de vérité (tome 1) – Carbone & Justine Cunha

Tout d’abord je tenais à remercier Marie du blog Muffiandbooks, sans qui je n’aurai sûrement pas découvert ce titre.

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A la veille de ses 17 ans, Lya se fait renverser par un chauffard qui prend la fuite, la laissant pour morte. Elle survivra mais devra rester en fauteuil roulant toute sa vie.
Quatre années plus tard, elle termine son DUT Carrières juridiques et décroche un stage dans le cabinet d’avocats le plus prestigieux de la ville, celui du célèbre et médiatique maître Martin de Villegan. Son stage n’a pas été choisi par hasard, bien au contraire. C’est ce même cabinet qui a réglé son cas des années auparavant. Ses parents ne lui en ont rien dit mais elle a découvert qu’ils avaient été achetés pour éviter des poursuites juridiques. Bien décidée à retrouver celui qui l’a renversée et à lui faire payer, elle va se mettre en quête du dossier. Un jeu dangereux commence alors et sa soif de vengeance ne sera pas sans conséquences…

Au vue de ce résumé et des avis positifs que j’en avais lu à l’époque de sa sortie, qui date de début mars, je ne pouvais que me lancer dans cette lecture.

La lecture de ce premier tome fut plutôt rapide. Le texte est très accessible, ce qui ne l’empêche pas de traiter d’un sujet intéressant. D’un sujet grave même, le délit de fuite et la non-assistance à personne en danger.
J’aime la manière dont le sujet est abordé ici. Lya ne cherche pas spécialement à se venger de la personne responsable de son état actuel, non elle cherche simplement à comprendre comment il a pu lui faire ça, comment il s’en est sorti et surtout … qui il est !

Si ce premier tome n’est qu’une mise en bouche, nous permettant de faire connaissance avec les différents personnages qui composent l’entourage de Lya, l’action est néanmoins très présente dans ces quelques pages qui se déroulent essentiellement au cabinet d’avocat où la jeune fille a obtenu de faire un stage sous une fausse identité. Il m’est même arrivé de frissonner pour certains des personnages quand ils partent à la recherche de … (vous avez vraiment cru que j’allais vous raconter toute l’histoire là ?!)

Cette ambiance, un peu angoissante, est relevée par les dessins, je trouve que l’on ressent bien l’angoisse contenu dans les yeux des personnages quand ils sont dans des situations dangereuses. Les couleurs choisies rehausse elles-aussi le côté stressant de ce huit-clos.

Je regrette peut-être juste de ne pas avoir plus de matière à mâcher sur ce premier tome, il aurait fait le double de pages, ça ne m’aurait pas dérangé. Mais je suis tout de même satisfaite de cette lecture et je ne manquerai pas de lire la suite dès que je le pourrais, et je vous engage à faire de même.

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Méto (tome1) – Lylian, Nesmo & Christian Lerolle (d’après l’oeuvre d’Yves Grevet)

Il y a de ça (très) longtemps j’ai lu la saga d’Yves Grevet Méto et hier en rangeant les rayons de la bibliothèque, je suis tombée par hasard sur la bandes dessinées qui en a été tiré … autant vous dire que j’ai directement replongée dans les méandres de La Maison !

Pour ceux qui auraient échappé à ce phénomène à l’époque, voici un petit résumé du premier tome :

Ils sont 64 enfants, coupés du monde et surveillés de main de fer par les Césars. Le quotidien de Méto, Quintus et leurs camarades est régulé par des règles étranges et rigides. Aucun écart de conduite n’est toléré. Seule manière de survivre à ce quotidien : respecter le code de conduite, encore et encore. Lorsque Méto se voit confier la responsabilité de former le nouvel arrivant Crassus, il sait qu’il va devoir mettre les bouchées doubles pour ne pas être sanctionné. Tandis qu’il lui enseigne les règles de la maison, Méto débute une quête de la vérité : pourquoi personne n’a de souvenirs d’avant leur arrivée ? Pourquoi sont-ils ici ? Et surtout, qu’y a-t-il à l’extérieur ?

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Des dessins en adéquation avec l’histoire

J’ai apprécié les dessins que j’avais sous les yeux, à chaque page je me disais « oui, j’aurai pu imaginer ça comme ça à l’époque de ma première lecture ».

Je ne suis pas une grande adepte de BD (vous avez du vous en rendre compte), du coup je suis plus habituée aux dessins en noir et blanc, et là j’ai eu l’impression que les couleurs choisies étaient sombres, mais sombres !! Elles sont en adéquation avec l’histoire qui se déroule sous nos yeux, simplement c’est pas mon truc.

Le scénario de base respecté

Selon les souvenirs qu’il me reste de l’époque (ça date, donc il faut m’excuser si je dis des âneries), j’ai trouvé que le scénario imaginé par Yves Grevet était respecté. Et le respect de ce scénario était pour moi une case à cocher obligatoirement. Parce que bon soyons honnête, il y a dix ans, c’était une histoire de fous qui nous était proposée ! Aujourd’hui elle peut peut-être paraître moins novatrice, mais il faut la replacer dans son contexte.

Ce fut un plaisir de me remémorer les règles qui régissent La Maison, j’en avais oublié énormément, comme celle du compte à rebours avant de pouvoir déguster son repas ou alors la punition de la claque tournante … Chacun des ces éléments qui nous pousse à croire, dès le premier tome, que cette maison du pseudo bonheur n’est peut-être pas un lieu si idyllique qu’on voudrait bien le faire croire …

En somme …

Malheureusement ce fut une lecture est peu trop rapide à mon goût ! J’aurai aimé retrouver plus d’éléments du livre. Là j’ai eu l’impression d’être confrontée à un simple résumé de l’histoire. J’étais malheureuse en le refermant (j’exagère à peine !)

Il faudra que je lise les deux tomes suivant pour me faire une réelle impression sur cette adaptation, mais pour l’instant je peux vous dire qu’elle est correcte. Disons que c’est une bonne entrée en matière et qu’elle donne envie de connaître les détails de l’histoire en lisant les romans écrits par Yves Grevet.

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