Lire en couleurs 🎨·Romans

L’étrange cas du Dr Jekyl et Mr Hyde – Robert Louis Stevenson

Bonjour à tous, on se retrouve ce matin pour un nouvel article Lire en couleurs, après les péripéties gourmandes de Jirô Taniguchi, je vous propose de découvrir mon avis sur un classique de la littérature : L’étrange cas du Dr Jekyl et Mr Hyde, de Robert Louis Stevenson.

Je suppose que vous connaissez déjà le pitch de base, mais je vous remet tout de même le résumé de la quatrième de couverture :

Quand la nuit tombe, le terrifiant Mr Hyde se faufile dans les ruelles désertes et martyrise fillettes et vieillards avec un sang-froid démoniaque. Chacune de ses apparitions inspire le frisson. Pourquoi cet être abject est-il protégé par le respectable Dr Jekyll, gentleman et philanthrope reconnu à Londres ? Pour Mr Utterson, notaire de son état, il ne peut s’agir que de quelque manipulation diabolique.

Chef-d’oeuvre du récit d’épouvante, inspiré d’un cauchemar de l’auteur, L’Etrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde fascine aussi par son réalisme psychologique.

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Il ne s’agit pas de la couverture de l’ouvrage que j’ai lu, mais la mienne (une édition pas cher) était vraiment trop vilaine avec son prix promotionnel écrit en gros !

 

J’ai découvert le thème de l’alter-égo, il y a de ça de nombreuses années, avec les romans jeunesse Arielle Queen de Michel J. Lévesque (pour plus de détails sur cette série je vous renvoi vers l’ami Google) ainsi que dans le film de Stephen Norrington, sorti il y maintenant plus de dix ans, La Ligue des gentlemans extraordinaires, où certes, le personnage de Hyde est absolument hideux, mais où les souffrances et les mystères de ce personnage m’attirait déjà.

Plus récemment, nous avons écouté avec mon compagnon un podcast de Guillaume Gallienne, issu de son émission hebdomadaire « Ã‡a peut pas faire de mal », où ce dernier étudiait ce texte mythique de Stevenson.

Mais laissons de côté mon penchant pour ce thème extraordinaire qu’est celui de l’alter-égo, et concentrons-nous sur le texte de R.L. Stevenson, plus d’un siècle après son écriture (en 1886), l’intrigue est toujours aussi prenante. Le texte commence très lentement, un peu trop peu-être, mais il se conclu avec une fin où la tension est à son apothéose, où l’on découvre le fin mot de l’histoire et la terrible vérité concernant le secret du Dr Jekyll.

Revennons-en au début de l’histoire, quand Mr Utterson, poussé par sa curiosité et son professionalisme, décide de rencontrer l’héritier testamentaire de son ami le Dr Jekyll, ce dernier lui ayant confié un testament pour le moins intriguant … Et quelle n’est pas sa surprise quand, enfin, il fait la rencontre, glaçante, avec cet être si particulier qu’est Mr Hyde, fameux personnage à l’origine de nombreuses rumeurs et controverses.

Commence alors une sorte d’enquête, menée par Utterson auprès des proches de Jekyll pour tenter de comprendre quel lien uni le valeureux docteur et l’être repoussant, inquiétant qu’est le mystérieux Hyde. Même si je connaissais le fin mot de l’hsitoire, j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre le notaire dans ses découvertes, d’autant qu’il voue une profonde amitié au Dr Jekyll et qu’il semble réellement s’inquiéter pour lui.

Dans son investigation, Utterson nous permet de rencontrer une autre ami de Jekyll, le Dr Lanyon, même si ces derniers sont brouillés suite à des divergences scientifiques, c’est tout de même vers cet homme que Jekyll se tourne quand il se retrouve acculé suite à ces expérimentations quelques peu douteuses. Au travers de la critique que fait le Dr Lanyon de son ex-confrère, on sent que Stevenson a cherché à poser son (ses) personnage(s) principal à la limite floue entre  le savant fou et l’apprenti sorcier …

En somme, L’étrange cas du Dr Jekyl et Mr Hyde est un roman court, facile à lire, mais qui renferme un bijou de la littérature classique britanique qui nous pousse à nous demander jusqu’où pourrait aller notre cruauté si la morale et la bienséance n’étaient pas là pour nous contrôler ne serait-ce qu’un tantinet …

 

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Lire en couleurs : lire un classique

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Lire en couleurs 🎨·Mangas

Le gourmet solitaire – Masayuki Kusumi & Jirô Taniguchi

Bonjour à tous, on se retrouve aujourd’hui pour le premier article consacré à Lire en couleurs ce mois-ci, souvenez-vous, je devais choisir un livre qui correspondrait à cette consigne « un livre recommandé par quelqu’un de votre entourage ou par un libraire, bibliothécaire, … Et après avoir discuté à plusieurs reprises des œuvres de Jirô Taniguchi avec ce blogueur, je me suis laissée tenter, en suivant ses conseils, par un nouveau titre de ce grand mangaka hélas disparu.

Après Le Journal de mon père, je vous fais par ici de mon ressenti suite à ma lecture du Gourmet solitaire.

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On ne sait presque rien de lui. Il travaille dans le commerce, mais ce n’est pas un homme pressé ; il aime les femmes, mais préfère vivre seul ; c’est un gastronome, mais il apprécie par-dessus tout la cuisine simple des quartiers populaires… Cet homme, c’est le gourmet solitaire. Chaque histoire l’amène à goûter un plat typiquement japonais, faisant renaître en lui des souvenirs enfouis, émerger des pensées neuves, ou suscitant de furtives rencontres. Imaginé par Masayuki Kusumi, ce personnage hors du commun prend vie sous la plume de Jirô Taniguchi.

La construction de ce manga est d’une simplicité enfantine, il s’agit d’une suite de petits épisodes sans lien les uns avec les autres. On y retrouve seulement le même personnage, un homme qui fait du commerce dans l’import-export et qui … ne pense qu’à manger.

J’étais prévenue, mais je vous avoue qu’une telle passion pour la nourriture ça m’a un peu affolé, en fait il ne mange pas pour vivre, il vit pour manger !

Vous le savez, je ne suis pas trop fan du format épisodes balancés à lui suite sans queue ni tête, mais j’ai tout de même bien apprécié ma lecture. Chaque épisode, même s’il est construit sur le même modèle, a toujours un petit quelque chose de différent de celui qui le précède, et puis le dessin de Jirô Taniguchi étant ce qu’il est (une perle rare), chaque planche est calme, reposante et … très appétissante !

D’autant que ce manga est l’occasion, en suivant le personnage imaginé par Masayuki Kusumi et rendu vivant grâce au dessin de Jirô Taniguchi, de se balader de ville en ville, de quartier typique en quartier typique, de lieu touristique en lieu touristique et c’est avec bonheur et gourmandise que j’ai suivi le cheminement de ce gourmet durant près de vingt chapitres, qui sont, pour nous lecteurs occidentaux, l’occasion de découvrir quelques spécialités typiquement japonaises dont on a jamais entendu parler et qui à chaque description me mettait un peu plus l’eau à la bouche.

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Cela m’a rappelé mon séjour au Portugal cet été, à chaque nouveau lieu on m’amenait dans une pâtisserie, dans un restaurant proposant une spécialité locale et moi, grande gourmande que je suis, je me suis laissée porter le long de ces pérégrinations gustative avec plaisir tout comme le héro de ce délicieux manga !

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Mortelle tentation – Christophe Ferré

Bonjour à tous, ce week-end je me suis enfin mise à jour pour le challenge Lire en couleurs du mois d’octobre, oui il était temps, je sais.
J’avais choisi ce roman sur Netgalley il y a un moment de ça, mai je ne l’ai ouvert que très récemment et pour cause, je me suis rendue compte qu’il s’agissait d’une réédition que l’on possédait au format papier à la médiathèque, donc j’ai attendu qu’il rentre pour le lire au format papier.

 

Merci à Netgalley et aux éditions de l’Archipel pour cette lecture

Avant de vous exprimer mon ressenti face à cette lecture, voici le traditionnel résumé, qui je vous le confie aisément m’a tout particulièrement alléché, malheureusement …

Dans un coin sauvage des Pyrénées, le cadavre d’une jeune femme est retrouvé entièrement nu. Peter, le mari d’Alexia, randonne en solitaire à cet endroit mais il est injoignable depuis le jour du meurtre. D’abord inquiète qu’il ait croisé la route de l’assassin, Alexia découvre avec effroi qu’il connaissait la victime. Et s’il était en réalité le meurtrier ? Déchirée entre l’amour et le doute, Alexia doit faire éclater la vérité.

Quand l’homme que vous aimez est accusé du pire, la confiance et la passion vacillent. Connaît-on vraiment la personne qui partage notre vie ?

Le roman de Christophe Ferré a un début haletant … malheureusement j’ai très vite déchanté. Et je n’ai pas envie de consacrer plus de lignes que nécessaires à ce titre que j’ai trouvé sans intérêt. Mais je vais tout de même tenter de vous expliquer ce qui ne l’a pas fait entre Mortelle Tentation et moi, le tout sans être trop vilaine (ce qui croyez moi va être très compliqué).

Hier, dans mon dernier numéro de C’est mardi, que lisez-vous je vous disais que je trouvais les personnages principaux particuliers et pour cause …
J’ai eu envie de baffer l’héroïne a un nombre incalculable de fois, plus son mari lui ment et la trompe, plus elle craque et fond devant lui comme neige au soleil, c’est désespérant, affligeant. Quant à son mari il serait en train de mourir de soif et j’aurai de l’eau, je m’en servirai pour arroser un cactus ! Ce mec est une pourriture.

Et comme si des personnages agaçants au possible ne suffisait pas, l’histoire renfermée dans ces pages est roccambolesque à souhait, les incohérences s’enchaînent les unes après les autres, ce qui a eu le don de m’exaspérer au possible. Prenait par exemple le méchant, un oligarque russe qui poursuit une prostituée russe enfuie de sa propriété et qu’il met des années à retrouver, alors que cette jeune et délicieuse fille s’est inscrite dans une université à 300km du lieu où elle était retenue, le tout en conservant son nom et en continuant à se prostituer via un site d’escort de luxe. N’importe quoi. Oligarque qu’on en verra jamais d’ailleurs puisque tout passe par des hommes de mains … qu’on ne verra pas non plus. Le tout nous étant raconté à la fin du roman quand le méchant-pas-si-méchant-mais-quand-même-un-peu-méchant raconte tout à l’héroïne … devant les yeux des flics qui ont tout compris et on eu le temps de préparer une intervention en moins de cinq minutes ! Bref !

En somme pour moi ce roman est une blague. Une bien mauvaise blague qui m’a fait perdre une soirée que j’aurai mieux fait de consacrer à une autre lecture. Le seul point positif à retenir dans cette lecture, c’est que j’ai terminé mes lectures pour Lire en couleurs d’octobre (une bien maigre consolation ), en espérant que je sois moins déçue en novembre !

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Octobre – Søren Sveistrup

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous propose de retrouver mon avis concernant Octobre, de Søren Sveistrup, un titre que j’avais sélectionné pour Lire en couleurs du mois d’octobre (comment ça je suis en retard ? ^^).

Octobre - couverture

J’ai tombé ce livre en deux nuits, et même s’il ne m’a pas déclenché de coup de cœur, croyez moi il est efficace !

Début octobre. La police fait une découverte macabre dans une banlieue de Copenhague. Le corps d’une femme amputée d’un main est retrouvé, au-dessus de sa tête pend un petit bonhomme en marrons.
Naia Thulin et Mark Hess, les deux inspecteurs chargés de l’enquête, ne tardent pas à découvrir que le bonhomme en marrons est porteur de mystérieuses empreintes, celle d’une fillette enlevée un an plus tôt et présumée morte. Mais un suspect a déjà avoué et le dossier semble clos.
Quelques jours plus tard, on découvre une deuxième femme assassinée suivant le même mode opératoire. Thulin et Hess s’engagent dans une course contre la montre, car ils en sont convaincus : le meurtrier est en mission et il n’en a pas encore terminé …

Si mes souvenirs sont bons, c’est mon premier roman danois. Et après ma lecture du titre de Morgan Audic, De bonnes raisons de mourir qui se déroulait essentiellement à Tchernobyl, me voici embarquée à bord d’un voyage sans retour vers le Danemark.

Dans ce roman conséquent (633 pages tout de même), on trouve peu de personnages, ce qui facilite la compréhension de l’histoire, notamment quand il s’agit des deux personnages principaux, un duo de flic peu engageants de prime abord mais qui sont faciles à cerner. Naia Thulin, une flic brillante et mère célibataire a ses heures perdues. Mark Hess, quant à lui, est un ex-membre d’Europol renvoyé dans ses pénates danoises pour cause d’insubordination, si au départ il m’a semblé être particulièrement tête à claque, il se révèle avoir un flair d’excellent flic au fur et à mesure que l’enquête prend en consistance et que les morts s’amoncellent.

Octobre, c’est une histoire comme je les aime, bien tordue et a tiroirs où le passé resurgit et vient bousculer le présent. Avec un méchant impossible à saisir jusqu’à la dernière seconde et qui nous plonge en Enfer à chacune de ses effroyables actions, le tout sur fond de vengeance et de culpabilité enfouie sous le poids des années.

Une histoire où le suspense règne en maître. A différentes reprises, j’ai eu envie de sauter des passages qui me mettaient trop les chocottes (genre quand le méchant décide, de manière bien sadique, d’observer Thulin depuis une fenêtre de son domicile).

Par contre, je n’ai pas apprécié le style de l’auteur. En effet, à de nombreuses reprises, j’ai eu l’impression d’être confrontée à des indication scéniques plutôt qu’à un roman. L’auteur mélange à de très nombreuses reprises le passé, le présent et si ça ne m’a pas perdu dans l’histoire ça a rendu ma lecture chaotique.

En somme un (très) bon titre où le climat est aussi glaçant que l’histoire et qui vous fera passer l’envie d’aller récolter des châtaignes en forêt !

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Lire en couleurs #Blanc

On se retrouve une fois de plus pour notre petit article concernant le challenge auquel j’ai décidé de participer cette année, Lire en couleurs. Je ne vous rappelle pas les règles, si elles vous intéresse suivez le lien.

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Ce mois-ci sera consacré à la couleur blanche.
Accrochez-vous mes petits renards polaires, c’est parti pour les livres que j’ai choisi de lire tout en essayant de respecter les consignes suivantes :

  • ❄️ Un livre dont l’auteur(e) est norvégien(ne)
    • La soif, de Jo Nesbo
  • ❄️ Un livre dont le titre est écrit en blanc
    • UN(e)SECTE, de Maxime Chattam
  • ❄️ Un classique
    • L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde, de Robert Louis Stevenson
  • ❄️ Un livre recommandé par quelqu’un de votre entourage ou par un libraire, bibliothécaire, etc.
    • Le Gourmet solitaire, de Jirô Taniguchi


 

Vous pensez quoi de ma petite sélection ? En avez-vous déjà lu certains ?

P.S. : Si vous cherchez qui est à l’origine de mon choix concernant Taniguchi, le coupable c’est lui ^^

 

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Son autre mort – Elsa Marpeau

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous propose un article court sur une lecture qui m’a déçue.
J’avais sélectionné ce titre le mois dernier dans le cadre de Lire en couleurs, et j’attendais de pouvoir le découvrir avec impatience, malheureusement lui et moi ça n’a pas collé. Explications :

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Comme je vous le disais juste au dessus, j’ai été déçue par cette lecture. Contrairement au résumé qui lui me laissait présager une bonne (voir une excellente) lecture.

Charles Berrier, le célèbre écrivain, débarque incognito dans la chambre d’hôtes que tiennent Alex et Antoine Marsan dans la campagne nantaise, pour écrire son prochain roman. L’homme, charmeur et fascinant, prend vite beaucoup de place dans cette famille discrète.
Une nuit, Charles tente de violer la jeune femme. Qui se défend et le tue. Paniquée, craignant que la police ne fouille dans sa vie et détruise sa famille, Alex décide de dissimuler le corps : puisque personne ne sait que Berrier était chez eux, elle n’a qu’à le faire exister ailleurs, lui construire une vie alternative et trouver, dans son entourage, un coupable possible pour une autre mort …

Tout d’abord, je me suis pas du tout attachée à Alex/Léo, notre protagoniste principale. Je l’ai trouvé trop détachée par rapport à la situation qu’elle vie et que vous avez pu découvrir dans le résumé.
J’ai trouvé que cette femme manquait de sentiment. Je suis quelqu’un de très lunatique, qui vit mes sentiments à deux cents à l’heure, alors être confrontée à un glaçon comme cette femme ça m’a perturbé.

D’autant que je n’ai pas aimé la manière dont l’auteure a choisi de construire son histoire : comment est-ce possible que le conjoint d’Alex, Antoine, laisse partir sa femme, la mère de ses deux filles comme ça sans réclamer plus d’explications que celle (bien légères) qu’elle lui fourni ?!
Vous l’aurez donc compris, je trouve qu’il y a bien trop de facilités dans ce roman. 

Encore plus du fait que cette histoire farfelue ne nous offre pas de réelle conclusion. Un point qui a tendance à m’agacer. Ou l’auteure prévoit une suite et ça se voit ou l’auteure clôture son roman de manière cohérente, mais ce qu’il a de sûr c’est que cette fin ne m’a pas du tout convaincu.

Bref, en gros si je vous résume ce titre (et là je vais être méchante) ça pourrait donner ça :

Viol – Meurtre – Disparition – Mensonges – Retour à la vie de famille – Ou pas.

 

Ou pas.
Voilà ce que je retiendrai de ce titre. Ce qui est plutôt moche, parce qu’en général je suis bon public et qu’il faut m’en faire pour que je n’apprécie pas un titre.

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Lire en couleurs 🎨

Lire en couleurs #Cuivrée

On se retrouve une fois de plus pour notre petit article concernant le challenge auquel j’ai décidé de participer cette année, Lire en couleurs. Je ne vous rappelle pas les règles, si elles vous intéresse suivez le lien.

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Ce mois-ci, la blogueuse à l’origine de ce challenge nous a proposé de choisir nous même une couleur et après mûres réflexions, j’ai choisi la couleur cuivrée.
Allez accrochez-vous mes petites feuilles d’automne 🍂, c’est parti pour les livres que j’ai choisi de lire tout en essayant de respecter les consignes suivantes :

– Un livre dont la couverture est majoritairement de la couleur choisie

🍂 Mortelle tentation, de Christophe Ferré

– Un livre dont l’auteur(e) est sud-africain(e)

🍂 Vengeance sauce piquante, de Sally Andrews

– Un livre de type non-fiction : (auto)biographie, documentaire, développement personnel, etc.

🍂 Guide de survie avec un chat, de Frédéric Pouhier & Susie Jouffa

– Un livre dont le titre comporte un mois de l’année

🍂 Octobre, de Soren Sveistrup

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Lire en couleurs #Noir

On se retrouve une fois de plus pour notre petit article concernant le challenge auquel j’ai décidé de participer cette année, Lire en couleurs. Je ne vous rappelle pas les règles, si elles vous intéresse suivez le lien.

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Ce mois-ci sera consacré à la couleur noire.
Accrochez-vous mes Sherlock en herbe, ce mois-ci je vous réserve une sélection 100% polar, c’est donc parti pour les livres que j’ai choisi de lire tout en essayant de respecter les consignes suivantes :

  • Un roman noir : thriller, policier, polar, horreur, etc.
    • La nuit de l’accident, d’Elisa Vix
  • Un livre dont la couverture est majoritairement noire
    • Son autre mort, d’Elsa Marpeau
  • Un livre dont le titre contient le mot noir
    • Brasier noir, de Greg Iles
  • Un livre dont le titre est écrit en noir
    • Le triomphe des ténèbres (Le cycle du soleil noir ; 1), d’Eric Giacometti et Jacques RavenneOU
    • L’appât (Ragdoll ; 2), de Daniel Cole

Les trois derniers titres de cette liste sont sous réserve que je me réabonne à la médiathèque de mon ancienne ville (pas forcément le temps et le courage d’y aller, inscription et parking payant, tout ça, tout ça …).

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Cogito – Victor Dixen

Bonjour à tous, vous allez bien ? De mon côté, le mot du moment c’est stresse.
Stresse.
Stresse.
Stresse.
Stresseeeeeee !!
Et vous savez pourquoi ? Parce que demain je passe un nouvel entretien d’embauche, qui pourrait cette fois débouché sur un CDI en médiathèque !!

Bref, je n’ai pas écrit cet article pour m’épancher sur mes problèmes personnels, mais bien pour vous parler d’une de mes dernière lecture qui m’a enthousiasmé et dont vous avez pu découvrir l’identité dans le titre de cet article.
Oui aujourd’hui je vous parle de Cogito, le dernier roman de Victor Dixen paru récemment dans la Collection R.

Il s’agit du premier livre de Victor Dixen que j’ouvre, oui je n’ai jamais lu sa première série Phobos (et vu les critiques très mitigées que j’en ai lu, je doute de m’y mettre un jour …). Pour ceux qui ne connaissent pas le pitch de Cogito voici son résumé :

Un don du ciel… Roxane, dix-huit ans, a plongé dans la délinquance quand ses parents ont perdu leur emploi, remplacés par des robots. Sa dernière chance de décrocher le Brevet d’Accès aux Corporations : un stage de programmation neuronale, une nouvelle technologie promettant de transformer n’importe qui en génie….ou un pacte avec le diable ? Pour les vacances de printemps, Roxane s’envole pour les îles Fortunées, un archipel tropical futuriste entièrement dédié au cyber-bachotage. Mais cette méthode expérimentale qui utilise l’intelligence artificielle pour « améliorer » la substance même de l’esprit humain est-elle vraiment sûre ? En offrant son cerveau à la science, Roxane a-t-elle vendu son âme au diable ? Demain, l’intelligence artificielle envahira toutes les strates de la société. L’ultime frontière sera notre cerveau.

Pour ma part, j’ai essentiellement été attirée par sa magnifique couverture et ce bien avant de découvrir l’histoire qu’elle renfermait.

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J’ai aimé le monde qu’a créé Victor Dixen.
Un monde futuriste, mais pas trop, ça pourrait être dans notre présent d’ici une dizaine d’années. Un monde régit par les robots et les IA. Un monde où l’être humain n’est plus qu’un pantin dépendant de toute la technologie qui l’entoure … du moins c’est le cas pour certains. Car la France que nous décrit Victor Dixen est séparée en deux zones, que certains nomment la Zone serve et la Zone franche. Cette dernière se trouvedans l’ex-Lozère, où certains humains ont fait le choix de fuir toute technologie et de vivre selon la loi des Patriarches qui interdisent toute machine et prônent le retour à la terre.

Comme l’a dit Jean-Paul Sartre, un philosophe du siècle passé […],  » l’homme est condamné à être libre » précisément parce qu’il pense et qu’il doit choisir consciemment chacune de ses actions.

Une histoire prenante, j’ai dévoré plus de trois cent pages en tout juste quatre heures, tant j’ai été happé par la folle aventure que vit Roxane sur les Îles Fortunées. L’écriture de Victor Dixen est palpitante, et elle m’a d’autant plus parlé que je suis actuellement en train de découvrir la série Black Mirror, où la technologie a supplanté les êtres humains pour le meilleur et surtout pour le pire …

Concernant les personnages je suis un peu plus mitigée, le personnage de Roxane m’ayant parfois un peu agacée, elle est trop souvent à fleur de peau et s’énerve pour un rien. Elle ferait mieux de réfléchir avant d’ouvrir sa bouche.

C’est comme si j’étais face à une autre personne, qui me fixe avec une froide détermination. Non pas celle qui a a passé ces dernières années à se saborder systématiquement, mais celle qui est prête à se battre pour survivre.

Fort heureusement son comportement est compensé par la présence d’autres protagonistes bien moins sanguins et plus attachants, notamment le beau Simbad, dont rien que le prénom fait rêver, lui et son caractère de cochon qui va se révéler indispensable dans le courant de l’histoire. Faune et son histoire m’ont également touché bien plus que je n’aurai pu l’imaginer.

En somme, j’ai adoré cette histoire, que j’ai trouvé prenante.
Malheureusement la toute fin m’a laissé dans une humeur fâcheuse, je l’ai trouvé nulle, bien trop nian nian par rapport à toute l’histoire qui avait précédé. Je suis particulièrement déçue de constater le retournement de veste de nombreux personnages. Dans la vraie vie, quand on est méchant on le reste ou du moins on en conserve toujours des traces.

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La carte des jours, Miss Peregrine et les enfants particuliers tome 4 – Ransom Riggs

Bonjour à tous,alors que le mois d’août défile à vitesse grand V, il est temps que je vous présente le premier article de Lire en couleurs qui, comme vous l’avez découvert dans le titre, est consacré au quatrième tome des aventures mouvementés de Jacob Portman, héros créé par Ransom Riggs.

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Afin de vous rafraîchir la mémoire, je vous propose un résumé des trois premier tomes, suivi du résumé concernant le dernier tome actuellement paru.

Tome 1 : Jacob Portman, 16 ans, écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand-père. Un soir, Jacob trouve son grand-père mortellement blessé par une créature qui s’enfuit sous ses yeux. Bouleversé, Jacob part en quête de vérité sur l’île si chère à son grand-père, où ses parents l’avaient envoyé pour le protéger de la menace nazie. Le jeune Abe Portman y a été recueilli par Miss Peregrine Faucon, la directrice d’un orphelinat pour enfants « particuliers ». Selon ses dires, Abe y côtoyait une ribambelle d’enfants doués de capacités surnaturelles, censées les protéger des « Monstres ». En découvrant le pensionnat en ruines, il n’a plus aucun doute : les enfants particuliers ont réellement existé. Mais étaient-ils dangereux ? Pourquoi vivaient-ils ainsi reclus, cachés de tous ? Et s’ils étaient toujours en vie, aussi étrange que cela paraisse…

Tome 2 : Alors que les enfants particuliers sont pourchassés par une armée de monstres, Miss Peregrine, leur ombrune, changée en oiseau, est prisonnière de son état, suite à l’attaque des Estres, des âmes damnées. Ils n’ont plus qu’un espoir : trouver une Ombrune susceptible de redonner à la directrice de l’orphelinat sa forme humaine. Se réfugiant in extremis dans une boucle temporelle où vit une curieuse ménagerie d’animaux singuliers. Parmi eux, Addison, un chien parlant, leur apprend que Miss Wren, la dernière Ombrune en liberté, est partie libérer ses sœurs à Londres. Il devient urgent pour les enfants particuliers de rejoindre la capitale…

Tome 3 : Dans le Londres d’aujourd’hui, Jacob Portman et Emma Bloom se lancent à la recherche de leurs amis enlevés par les Estres. Ils retrouvent leur trace grâce au flair aiguisé d’Addison. Bientôt, au bord de la Tamise, ils font la connaissance de Sharon, un géant bourru qui, moyennant une pièce d’or, propose de leur faire traverser le fleuve. Ils rejoignent ainsi l’Arpent du Diable, une boucle temporelle à la réputation effroyable où séjournent les particuliers les moins recommandables, où pirates et malfaiteurs commettent leurs forfaits en toute impunité. Jacob et Emma ne se sont pas trompés : l’ennemi a bien établi son QG dans l’Arpent, derrière les murs d’une forteresse imprenable…

Tome 4 : Jacob Portman est de retour chez lui, en Floride, là où tout a commencé. Et cette fois, son rêve est devenu réalité : Miss Peregrine et les enfants particuliers sont à ses côtés. Ces derniers découvrent, fascinés, le monde moderne. Afin de faciliter leur intégration, Jacob est chargé de leur donner des cours de normalité. Au programme : plage, baignade, et leçons particulières…
Mais la découverte d’un mystérieux bunker dans la maison de son grand-père va tout changer.
Persuadé qu’Abe lui a laissé des indices pour sauver des enfants particuliers isolés, Jacob entraîne ses amis sur les routes. C’est le début d’un jeu de piste dangereux, à travers un long périple dans l’Amérique d’aujourd’hui, territoire étrange, aux espaces parallèles peuplés de créatures d’un autre temps.

Après leur combat épique face aux Estres dans le troisième tome de la saga, je ne pensais pas retrouver un jour Jacob et ses amis si particuliers, mais c’était sans compter sur l’imagination débordante de Ransom Riggs.
Ce nouveau tome, épais comme une brique, nous réserve une fois de plus de belles surprises et ce fut pour moi un bonheur de retrouver les personnages et d’en rencontrer de nouveaux. Même si je dois bien reconnaître que certains personnages m’ont un peu agacée, notamment Emma et son comportement de girouette sentimentale.

Dans ce nouveau tome l’histoire m’a semblé moins magique, plus terre à terre, que ce dont je me souvenais de la première trilogie, d’autant que les photos qui émaillent ce quatrième opus sont moins « particulières » que dans les tomes précédents.

Si j’ai apprécié que l’auteur mette en place un nouveau monde régit par de nouvelles règles, je suis consciente d’avoir oublié certains points de l’histoire précédente comme la disparition de Fiona. Mais, comme je vous le disais à l’instant, l’auteur profite de ce nouveau tome pour remettre les choses à plat et débuter sur de nouvelles bases, ici on est aux États-Unis et les ombrunes n’existent plus, remplacées par des gardiens de boucles incapables de la moindre magie … un monde désolant bien loin du rêve américain.

Ce nouveau tome, qui est bien sans vraiment l’être, sert de tremplin à la future trilogie que compte écrire Ransom Riggs, l’action y est essentiellement concentrée dans les derniers chapitres, un point que je regrette un peu au vu de son épaisseur, mais qu’importe ce fut tout de même un réel plaisir de me replonger dans une boucle temporelle et de passer quelques heures en compagnie d’amis particuliers.

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