Lire en couleurs 🎹·Mangas

Un coin de ciel bleu – Takamichi

Bonjour Ă  tous, j’espĂšre que tout le monde va bien. De mon cĂŽtĂ© ça va, mais aujourd’hui je dois encadrer la stagiaire que l’on a Ă  la mĂ©diathĂšque, et j’avoue que cela ne m’enchante pas trop. En rĂšgle gĂ©nĂ©rale j’aime transmettre ma passion pour mon mĂ©tier et donner la mĂȘme envie que celle qui m’habite, mais lĂ  je suis confrontĂ©e Ă  une stagiaire d’une cinquantaine d’annĂ©e qui n’est ici que par obligation ce qui complique ma tĂąche, mais passons, vous n’ĂȘtes pas venu pour m’entendre me plaindre. J’arrĂȘte donc lĂ  mes lamentations et je passe Ă  l’article concernant la sĂ©rie Un coin de ciel bleu, de Takamichi Ă©ditĂ©e chez Nobi Nobi.

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Les dessins sont terriblement mignons, au travers d’eux transparaĂźt la fraĂźcheur, la spontanĂ©itĂ© et la bonne humeur des personnages qui composent cette sĂ©rie. D’autant que l’intĂ©gralitĂ© des dessins sont colorisĂ©s, ce qui m’a un peu Ă©tonnĂ©, mais je n’ai pas trouvĂ© cela dĂ©sagrĂ©able, je m’y suis rapidement habituĂ©e.

Cette série complÚte en trois tomes, nous conte la trÚs belle amitié qui lit nos trois personnages principaux, Haruka, Yuki et Misaki toutes trois lycéennes dans un province maritime japonaise.

Chacune sa personnalitĂ© propre, que l’on dĂ©couvre au fil de leurs (mĂ©s)aventures. Haruka est la farfelue du groupe, Yuki est plutĂŽt une Ă©lĂšve studieuse et Ă  tendance maniaque, ce qui provoque parfois des scĂšnes amusantes. Et pour finir Misaki, la fleur bleue du groupe, amoureuse d’un camarade, elle n’a de cesse de mettre dans des situations embarrassantes qui l’a font passer aux yeux de certains Ă©lĂšves pour une warrior !

Chaque tome est composĂ© de trĂšs courts Ă©pisodes de huit pages (c’Ă©tait l’une des contraintes de la mangaka, comme elle l’explique Ă  la fin du dernier tome), qui n’ont pas forcĂ©ment de rapport entre eux. J’ai trouvĂ© cela dommage que ça ne soit pas une histoire continue, j’aurai aimĂ© en apprendre plus sur les trois protagonistes.

A la fin de chaque tome, ce trouve des pages rĂ©servĂ©es Ă  des informations complĂ©mentaires sur l’histoire, j’ai particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© le lexique imagĂ©, il est trĂšs complet qui nous permet de dĂ©couvrir des Ă©lĂ©ments essentiels de la culture nippone.

En somme ce fut une lecture divertissante, mais hĂ©las pas mĂ©morable, cependant si vous ĂȘtes Ă  la recherche d’une lecture rafraĂźchissante et peu onĂ©reuse pour cet Ă©tĂ©, elle me semble convenir Ă  merveille. signature

 

 

 

Au cas oĂč vous auriez oubliĂ©, je vous rappel que ce titre faisait parti de ma sĂ©lection pour le challenge « Lire en couleurs » du mois de juin 🍊, il rĂ©pondait Ă  la consigne « lire un livre graphique : BD, manga, etc. »

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Lire en couleurs 🎹·Romans

L’arrache-Mots – Judith Bouilloc

Bonjour Ă  tous, aujourd’hui on se retrouve pour parler de l’un de mes derniers coups de coeur, le magnifique roman de Judith Bouilloc L’arrache-Mots.

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Cette couverture est juste sublime !

Tout d’abord je tenais Ă  remercier Netgalley et Hachette pour m’avoir permis de dĂ©couvrir ce titre, qui comme vous l’avez dĂ©jĂ  compris, m’a littĂ©ralement conquise ! A l’Ă©poque oĂč je l’ai sĂ©lectionnĂ© sur Netgalley, je ne me rappelle plus ce qui m’a le plus charmĂ©, sa couverture ou son rĂ©sumĂ©, mais quand j’ai reçu l’accord pour sa lecture j’Ă©tais enchantĂ©e ! Avant de vous en parler plus en dĂ©tails, je vous laisse avec le rĂ©sumĂ© :

La jeune Iliade a un don merveilleux : le pouvoir de donner vie aux mots et aux histoires. Ce don fait d’elle la bibliothĂ©caire la plus cĂ©lĂšbre de tout le royaume d’EsmĂ©rie.
Le matin oĂč elle reçoit une demande en mariage presque anonyme, elle n’est sĂ»re que d’une chose : son prĂ©tendant est un membre de la famille royale !
Bien dĂ©cidĂ©e Ă  comprendre qui s’intĂ©resse Ă  elle et surtout, pourquoi cette personne lui propose un contrat de mariage si avantageux, Iliade se rend dans la capitale. LĂ -bas, elle dĂ©couvre les fastes de la cour
 et la froideur de son fiancĂ©. Pourtant, elle finit par s’attacher et Ă  lui et se retrouve, bien malgrĂ© elle, propulsĂ©e au cƓur d’intrigues et de complots auxquels rien ne la prĂ©parait.

DĂšs le dĂ©but de ma lecture, l’auteure a rĂ©ussi Ă  me plonger dans l’univers magique qu’elle dĂ©crit. Si un jour j’en ai trop marre de la France, pas la peine de me chercher bien loin, j’irai poser mes valises Ă  Esmera !

Mais outre l’univers magique dĂ©crit dans ce roman, j’ai tout de suite accrochĂ© au personnage d’Iliade (dont j’adore le prĂ©nom), cette derniĂšre exerce l’un des plus beaux mĂ©tiers du monde (amis bibliothĂ©caires ceci est un hommage Ă  notre profession!). Mais comme ĂȘtre bibliothĂ©caire serait bien trop classique dans un roman de fantasy, Iliade le fait avec une classe un cran en plus grĂące Ă  son pouvoir d’arrache-mots qui lui permet de donner vie aux mots et aux histoires, ce que vous avez pu dĂ©couvrir dans le rĂ©sumĂ©.

L’histoire d’une bibliothĂ©caire qui possĂšde des pouvoirs magiques Ă©poustouflants, oĂč comment m’attirer instantanĂ©ment ?

Et quoi de mieux pour rĂ©ussir un bon roman qu’une panoplie de personnages tous plus rĂ©ussis les uns que autres? Au fil des pages on fait la connaissance du futur mari d’Iliade, un anti-hĂ©ro par excellence, que l’on prend plaisir Ă  dĂ©couvrir, notamment dans sa fonction de juge. Eh oui, il est de sang royal, mais ce n’est pas un petit prince oisif et profiteur ! Il est aussi grognon que classe, je l’adore !

Les personnages secondaires sont tout autant attachants : Mamie Cassandra, tout feu tout flamme, le Roi Balthazar, un homme d’une grande sagesse, les sƓurs Livrani, des jeunes filles bien dans leurs baskets …

Au delĂ  de ses facettes de roman d’amour, de fantasy, ce roman regorge aussi d’action, les amateurs de bagarres en tout genre seront ici bien servis !

La seule micro riquiqui petite chose que j’ai regrettĂ© au moment de ma lecture, c’est la formation du couple de hĂ©ros. Je trouve qu’ils se mettent ensemble un peu rapidement si on peut dire (ça arrive tard dans le roman, mais un fois que c’est parti entre eux, on les arrĂȘtent plus), ils passent de la haine Ă  l’amour en un clin d’Ɠil ! (C’est pas un spoil vu que c’est Ă©crit dans le rĂ©sumĂ©, hein ?!)

En somme je ne sais pas si c’est vraiment nĂ©cessaire que je vous le redise, mais ce roman est un vĂ©ritable coup de cƓur, dont je vous recommande trĂšs chaudement la lecture !

 

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P.S. : Je ne sais pas si vous vous en souvenez (personnelement j’avais oubliĂ© tant j’Ă©tais plongĂ©e dans ma lecture), mais j’avais sĂ©lectionnĂ© ce roman pour le challenge « Lire en couleurs », il rĂ©pond Ă  la consigne « Un livre dont la couverture est majoritairement orange ». 

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Lire en couleurs 🎹·Mangas

Le bonheur c’est simple comme un bento de Yuzu – Aoi UmetarĂŽ

Bonjour Ă  tous, aujourd’hui on se retrouve pour parler d’une sĂ©rie mignonnette qui m’a fait saliver Ă  plus d’une reprise ! Moi qui ne supporte pas de lire des extraits qui parle de nourriture (sous peine qu’on entende mon estomac grogner Ă  des kilomĂštres), je me suis lancĂ©e dans cette sĂ©rie … Je dois ĂȘtre folle !

Tome 1

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Mugi est une petite ville verdoyante, calme et paisible, bordĂ©e par une mer tranquille. Dans cette petite ville, vit une petite fille, qui a ouvert un petit magasin de bento. Elle s’appelle Yuzu, elle a de l’Ă©nergie Ă  revendre et surtout, elle sait toujours trouver comment remonter le moral de ses clients. Quelques ingrĂ©dients et beaucoup d’amour
 c’est prĂȘt ! Bon appĂ©tit !

Ce premier tome est l’occasion pour nous de faire connaissance avec Yuzu, j’ai adorĂ© ce personnage, c’est un amour cette gamine, et de Cookie son fidĂšle compagnon Ă  quatre pattes.

L’histoire qui nous est contĂ©e ici est mignonnette, mais je ne la trouve pas assez approfondie. Je regrette surtout que les chapitres s’enchaĂźnent sans qu’il y ai le moindre lien entre eux. On dirait un Ă©pisode d’une sĂ©rie du dĂ©but des annĂ©es 2000 oĂč chaque Ă©pisode Ă©tait indĂ©pendant avec un nouveau mĂ©chant Ă  chaque fois et oĂč l’intrigue Ă©tait toujours composĂ©e selon le mĂȘme ordre chronologique.

En effet, Yuzu use tout au long de ce tome de la mĂȘme technique, presque magique, pour satisfaire ses clients. La petite fille s’approche et … bam, met un coup de tĂȘte Ă  la personne qu’elle cherche Ă  aider ! Cette technique pour le moins intrigante l’aide Ă  trouver la bonne idĂ©e, et suivant toujours le mĂȘme schĂ©ma, une fois que Yuzu a prĂ©parĂ© le bento, la personne Ă  qui il Ă©tait destinĂ© se revoit dans son passĂ© face Ă  un Ă©vĂ©nement heureux qui lui redonne immĂ©diatement le sourire.

En somme j’ai passĂ© un moment rafraĂźchissant et sympathique, mais je suis un peu déçue de la lecture de ce premier tome, ce qui ne m’a pas empĂȘchĂ© de lire le second dont je vous parle de suite !

Tome 2

bonheur 2

Il arrive qu’on oublie les choses importantes de la vie
 Dans ces cas-lĂ , on peut compter sur la pĂ©tillante Yuzu pour nous rafraĂźchir la mĂ©moire. Elle est toujours lĂ  pour nous prĂ©parer de bons petits bento qui nous rĂ©galent et nous font oublier tous nos soucis. Vous n’avez pas encore le vĂŽtre ? Vite, allez visiter sa boutique !

Ce dernier tome est l’occasion de retrouvĂ© Yuzu et son fidĂšle Cookie, mais Ă©galement de faire la connaissance d’Anzu, sa cousine qu’elle accueille pour six mois car la mĂšre de cette derniĂšre doit s’absenter. Si la petite fille a l’habitude d’ĂȘtre brinquebalĂ©e de foyers en foyers, elle ne semble pas, de prime abord, enchantĂ©e de se trouver lĂ , mais vous vous en doutez la joie et la bonne humeur de Yuzu auront raison de la soupe Ă  la grimace que lui sert Anzu !

Cette fois-ci les chapitres s’enchaĂźnent sur une histoire suivie, on retrouve donc les mĂȘmes protagonistes tout au long de ce second tome. Je l’ai trouvĂ© plus agrĂ©able, plus fourni aussi, avec une histoire un peu plus poussĂ©e.

On dĂ©couvre l’histoire de Yuzu et on comprend enfin d’oĂč lui vient se rĂȘve pour le moins Ă©trange pour une petite fille de son Ăąge.

Une fois de plus, on retrouve des recettes Ă  la fin du tome, ces derniĂšres ont encore failli me faire relever au beau milieu de la nuit pour aller chercher Ă  manger ! Ma gourmandise aura raison de moi !

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Lire en couleurs 🎹

Lire en couleur #Orange

On se retrouve une fois de plus pour notre petit article concernant le challenge auquel j’ai dĂ©cidĂ© de participer cette annĂ©e, Lire en couleurs. Je ne vous rappelle pas les rĂšgles, si elles vous intĂ©resse suivez le lien.

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Ce mois-ci sera consacré à la couleur orange.
Pressez-vous mes petits jus, c’est parti pour les livres que j’ai choisi de lire tout en essayant de respecter les consignes suivantes :

– Un livre graphique : BD, manga, etc.

🍊 SĂ©ries Un coin de ciel bleu de Takamichi et Le bonheur c’est simple comme un bento de Yuzu de UmetarĂŽ Aoi

– Un livre dont le titre est Ă©crit en orange

🍊 En QuĂȘte d’Elena de Lise PradĂšre

– Un livre dont le titre comporte le mot « soleil »

🍊 Sous le soleil de mes cheveux blonds d’Agathe Ruga

– Un livre dont la couverture est majoritairement orange

🍊 L’arrache-mots de Judith Bouilloc

 

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Lire en couleurs 🎹·Romans

Le coma des mortels – Maxime Chattam

Nouvel article dans le cadre de Lire en couleurs, cette fois-ci le titre de Maxime Chattam rĂ©pond Ă  la consigne  » Un livre d’un auteur dont vous avez dĂ©jĂ  lu au moins deux livres « .

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Le rapport entre Totoro et Chattam ? Je suis folle des deux 😉

 

Je vais ĂȘtre honnĂȘte avec vous dĂšs le dĂ©part, je n’ai pas accrochĂ© Ă  cette lecture, pourtant le rĂ©sumĂ© me semblait prometteur et puis, c’est du Chattam alors je pensais ne pas ĂȘtre déçue, pourtant ce fut (lĂ©gĂšrement) le cas. Je vous explique pourquoi juste aprĂšs le rĂ©sumĂ© de ce roman.

Qui est Pierre ? Et d’ailleurs, se nomme-t-il vraiment Pierre ?
Un rĂȘveur ? Un affabulateur ? Un assassin ?
Une chose est certaine, on meurt beaucoup autour de lui.
Et rarement de mort naturelle.

Rebondissements incessants, mĂ©tamorphoses, humour grinçant
 un livre aussi fascinant que dĂ©rangeant, en quĂȘte d’une vĂ©ritĂ© des personnages qui se dĂ©robe sans cesse.
Un roman noir virtuose dont l’univers singulier n’est pas sans Ă©voquer celui d’un cinĂ©ma oĂč David Lynch filmerait AmĂ©lie Poulain.

DĂšs que j’ai ouvert ce livre, je me suis dis que j’allais me rĂ©galer, en effet l’auteur nous surprend dĂšs les premiĂšres lignes de ce roman qui dĂ©bute par … sa fin ! Le livre est en effet construit bizarrement. Enfin je devrai peut-ĂȘtre dire qu’il est dĂ©construit justement.

Le narrateur n’est autre que le personnage principal qui nous conte sa vie, afin de nous expliquer comment il en est arrivĂ© lĂ  oĂč on le rencontre au dĂ©but du roman (oĂč Ă  la fin, si vous suivez bien). Et autant vous accrochez car Pierre, notre protagoniste principal, a une vie aussi dĂ©cousue que le livre.

Ça m’embĂȘte, mais je dois vous avouer que j’ai eu du mal Ă  le lire, je l’ai d’ailleurs mis en pause pendant presque tout le mois de mai avant de le terminer il y a deux jours sur un coup de tĂȘte. J’ai eu beaucoup de mal Ă  accrocher Ă  l’histoire pour le moins farfelue de cet homme cynique et dĂ©sabusĂ© par la vie. D’autant que le style est trĂšs diffĂ©rent de ce Ă  quoi je suis habituĂ©e dans les livres de Maxime Chattam. Soyons honnĂȘte, on m’aurait mit le livre entre les mains en me cachant l’auteur, je n’aurai jamais trouvĂ© la bonne rĂ©ponse !

En me forçant Ă  le rouvrir pour valider cette consigne du challenge, j’ai fini par me prendre au jeu de la malĂ©diction qui semble peser sur Pierre, je voulais dĂ©couvrir si rĂ©elle malĂ©diction il y avait oĂč si le personnage Ă©tait simplement schizophrĂšne et qu’il Ă©tait responsable de toutes les morts mystĂ©rieuses ayant lieues dans son entourage.
J’ai fini par avoir ma rĂ©ponse, mais je suis déçue de ce que j’ai lu.
J’aurai aimĂ© plus de noirceur, que le mystĂšre soit plus difficile Ă  dĂ©mĂȘler.

 

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Je ne le dĂ©conseille pas, car c’est un titre original qui a au moins le mĂ©rite de sortir des sentiers battus, mais je suis sĂ»re de ne jamais le relire.

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Lire en couleurs 🎹·Romans

Deux sƓurs – David Foenkinos

Bonjour Ă  vous tous et bonjour Ă  toi nouvel article dans le cadre du challenge Lire en couleurs !

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Mathilde, la trentaine, forme avec Étienne un couple heureux. Lors de leur dernier voyage en Croatie, il lui a proposĂ© de l’Ă©pouser et de fonder une famille. Mais peu de temps aprĂšs leur retour, Étienne change d’attitude. PressĂ© de questions, il avoue qu’il a revu son ancienne compagne, Iris. Étienne a compris que sa vie devait s’accomplir avec elle. L’univers de Mathilde s’effondre. En proie Ă  une douleur inouĂŻe, elle s’aperçoit que toute sa vie tournait autour de l’homme qui l’a quittĂ©e. Sa sƓur Agathe la recueille chez elle. La relation entre les deux sƓurs se redĂ©finit dans cette cohabitation de plus en plus Ă©prouvante. De nouveaux liens se tissent peu Ă  peu au sein de ce huis-clos familial oĂč chacun peine de plus en plus Ă  trouver l’Ă©quilibre. Il suffirait d’un rien pour que tout bascule…

J’avais envie de lire ce titre depuis sa sortie au mois de fĂ©vrier de cette annĂ©e, c’est dĂ©sormais chose faite ! Et en plus, j’ai eu l’occasion de faire cette lecture sur une des liseuse de mon travail, ce fut une premiĂšre expĂ©rience plutĂŽt sympathique, mĂȘme si j’ai notĂ© quelques points nĂ©gatifs qui me font hĂ©siter, encore et toujours, Ă  m’en acheter une !

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Ayant adorĂ© les deux derniers titres de David Foenkinos, j’avais terriblement hĂąte de dĂ©couvrir celui-ci, malheureusement j’avais peut-ĂȘtre placĂ©e un peu trop d’attente dans ce roman, car sans l’avoir trouvĂ© nul (loin de lĂ  !), il m’a un peu déçue.

C’est une lecture courte, trĂšs courte, d’aprĂšs la liseuse il m’a fallu moins de deux heures pour l’achever, ce que je trouve un peu dommage, car mĂȘme si j’ai eu l’impression d’avoir entre les mains une histoire complĂšte, elle ressemble plus Ă  une nouvelle.

MalgrĂ© sa taille de mini-pousse, ce roman regorge de personnages trĂšs bien travaillĂ©s. Ils sont bien amenĂ©s, chacun a sa personnalitĂ© qui lui est propre, son utilitĂ© dans l’histoire … je regrette simplement qu’Étienne, l’ex compagnon de Mathilde ne soit pas plus prĂ©sent, je pense que son point de vue sur les Ă©vĂ©nements qui surviennent Ă  la fin du roman aurait pu ĂȘtre intĂ©ressant.

J’ai tout particuliĂšrement aimĂ© la maniĂšre dont l’auteur plonge son personnage principal, Mathilde, dans les mĂ©andres de la folie, tout en douceur, sans jamais lui laisser la moindre chance de s’en sortir.

David Foenkinos se livre presque Ă  un jeu de chaises musicales entre les deux sƓurs dont il est question dans le titre, je ne m’attendais pas du tout Ă  cela, ce fut donc un rĂ©el plaisir de dĂ©couvrir cet aspect du roman. Je n’ai pas lu tous les titres de l’auteur, mais je trouve qu’il a du talent pour mettre en scĂšne un huit-clos, on sent monter la tension jusqu’Ă  son paroxysme et puis d’un seul coup, sans avertissement prĂ©alable, c’est la chute !

Et que vous dire de la fin qui m’a laissĂ© sans voix, je ne vous en direz pas plus histoire de ne pas gĂącher votre plaisir si jamais vous le lisez, sachez simplement que David Foenkinos est capable de crĂ©er des personnages qui peuvent vous glacer le sang.

MĂȘme si j’ai moins apprĂ©ciĂ© ce titre que les deux prĂ©cĂ©dents, j’ai Ă©tĂ© une fois de plus sĂ©duite par la plume de David Foenkinos.

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SoirĂ©e sushis – AgnĂšs AbĂ©cassis

Depuis le temps que ce livre traĂźnait sur mon Ă©tagĂšre, il est enfin lu ! Du coup je suis plutĂŽt fiĂšre de moi, d’autant qu’il me valide la premiĂšre consigne du mois violet pour Lire en couleurs, qui se trouvait ĂȘtre, pour rappel, « la couverture doit ĂȘtre majoritairement violette ».

Un petit retour sur le rĂ©sumĂ© de ce livre hĂ©las moins plaisant qu’une bonne soirĂ©e au japonais ? C’est juste en dessous.

L’une s’est fait larguer, l’autre s’est sĂ©parĂ©e, la troisiĂšme vient de divorcer … quand le cƓur est Ă  nu, rien ne vaut le poisson cru !
DĂ©daignĂ© des adolescents qui lui prĂ©fĂšrent le hamburger (plus facile Ă  mĂącher), et des hommes qui lui prĂ©fĂšrent n’importe quoi recouvert de fromage (comme la pizza), le sushi est un plat raffinĂ© qui prend toute sa saveur avec de la sauce solo… heu… soja.
ConsommĂ© en groupe, il n’empĂȘche pas de crier, de rire, de s’Ă©nerver ou de pleurer la bouche pleine, ce qui en fait un met prisĂ© pour sa convivialitĂ©.
Traditionnellement, on dĂ©finit par « soirĂ©e sushi » la rĂ©union de trois copines fraĂźchement cĂ©libataires, qui ont autant d’angoisses Ă  propos de leurs ados et de potins sur leur ex Ă  partager qu’il y a de graines de sĂ©same sur un California maki.

Avec un tel rĂ©sumĂ© je m’attendais Ă  une lecture plaisante, succulente et fondante comme un bon sashimi au saumon (mon pĂ©chĂ© mignon !). Malheureusement ce fut loin d’ĂȘtre le cas.
Pourtant le dĂ©but m’a semblĂ© sympathique, on commence le livre avec Rebecca, une mĂšre cĂ©libataire de deux jeunes filles et qui vient de rencontrer un homme charmant lors d’une dĂ©dicace pour sa nouvelle BD. Oui, sauf que le mec charmant en question elle va le plaquer, sans qu’on comprenne pourquoi, qu’elle va passer son temps Ă  se plaindre avec ses copines qui se plaignent tout autant qu’elle … Si c’est ça l’image que l’auteure a de la femme moderne, eh bien ce n’est pas trĂšs glorieux ! Et pourtant c’est une accro aux potins qui Ă©crit ces lignes !

Depuis quelque temps je lis beaucoup de young adult et de premiers romans et c’est … bien mieux Ă©crit que ce que je viens de lire. LĂ  franchement j’ai eu du mal Ă  terminer ce tout petit roman, moins de deux cents pages.
Non pas que l’histoire soit nulle ou mal Ă©crite. Simplement, il n’y a pas d’histoire. Pas de dĂ©but, pas de fin. Par contre de l’humour il y en a. Il y en a mĂȘme un peu trop, comme si l’auteure avait voulu caser toutes les « bonnes » blagues qu’elle connaissait Ă  ce moment T de sa vie. En somme ça m’a un peu rappelĂ© « L’homme idĂ©al existe, il est quĂ©bĂ©cois » de Diane Ducret.

Je ne vais pas vous dire que j’ai dĂ©testĂ©, ça serait mĂ©chant et pas si rĂ©aliste, car j’ai tout de mĂȘme passĂ© de bons moments avec Rebecca et ses amies, toutes plus folles les unes que les autres !
Alors on va dire que ce fut une lecture passable, mais qui ne me laissera clairement pas un souvenir impérissable.

Je comptais préparer des sushis et vous faire une belle photo pour illustrer cet article, mais avec la fiÚvre je sens à peine le goût de ce que je mange, alors je vais attendre pour en déguster !

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Lire en couleurs 🎹

Lire en couleurs #Violet

On se retrouve une fois de plus pour notre petit article concernant le challenge auquel j’ai dĂ©cidĂ© de participer cette annĂ©e, Lire en couleurs. Je ne vous rappelle pas les rĂšgles, si elles vous intĂ©resse, suivez le lien.

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Ce mois-ci sera consacrĂ© Ă  la couleur violette, une couleur que j’affectionne tout particuliĂšrement … j’avais d’ailleurs repeint ma chambre de cette couleur dans mon appartement, ce qui n’a pas du tout (du tout) plu Ă  la personne de l’agence immobiliĂšre !

Mais bref passons, tenez-vous prĂȘts mes petits brins de lavande (mais pourquoi j’ai choisi cette comparaison ? J’ai horreur de la lavande, ça pue !), c’est parti pour les livres que j’ai choisi de lire tout en essayant de respecter les consignes suivantes :

– Un livre d’un auteur dont vous avez dĂ©jĂ  lu au moins deux livres

Le coma des mortels, de Maxime Chattam

– Un livre dont la couverture est majoritairement violette

SoirĂ©e sushis, d’AgnĂšs AbĂ©cassis
ET
Mawaru penguindrum (tome 2), de Kunihiko Ikuhara et Kei Takahashi

– Un livre dont l’auteur(e) est français(e)

Deux sƓurs, de David Foenkinos

 

Cette fois-ci, j’ai sĂ©lectionnĂ© des livres qui se trouvent dĂ©jĂ  dans ma PAL (hormis le Foenkinos que je comptais acheter Ă  Lire Ă  Limoges, ce que je n’ai pas pu faire merci Ă  la fiĂšvre !), histoire de ne pas revivre la catastrophe du mois dernier et de ne rien pouvoir lire parce que mes rĂ©servations ne sont pas disponibles Ă  la bibliothĂšque (une bibliothĂ©caire qui rouspĂšte parce que ses rĂ©servations ne sont pas disponibles rapidement Ă  la bibliothĂšque, c’est le pompon !)

 

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Lire en couleurs 🎹·Romans

CollĂ©(s) – Sophie Laroche

Tout d’abord je tenais Ă  remercier les Ă©ditions Hachette et le site Netgalley pour m’avoir permis de lire ce roman dont vous pourrez dĂ©couvrir le rĂ©sumĂ© ci-dessous :

Ils sont cinq dans la mĂȘme galĂšre : collĂ©s ensemble de 8 Ă  17 heures.
Pourtant ils n’ont pourtant rien en commun.
Roxane est l’intello de service ; Ruben, l’ado rebelle ; Gabrielle, la fanfaronne de sa classe ; Arthur, le sportif turbulent ; et Coline, la rĂȘveuse timide.
Qu’est-ce qu’il ont bien pu faire pour en arriver lĂ  ?
Et si cette journĂ©e qui s’annonce d’un ennui mortel passait finalement trop vite ?

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Une couverture sympathique qui m’a attirĂ© l’oeil sur Netgalley.

Je vais ĂȘtre honnĂȘte avec vous, quand j’ai dĂ©butĂ© la lecture de ce roman, j’avais totalement occultĂ© le fait qu’il allait se dĂ©rouller dans un collĂšge, et par consĂ©quent j’ai eu un peu de mal au dĂ©but Ă  m’habituer aux jeunes personnages (ah que l’adolescence est un Ăąge ingrat !)

Au travers de ce roman nous allons donc suivre cinq jeunes, de la sixiĂšme Ă  la quatriĂšme, qui se retrouvent tous collĂ©s pour une longue journĂ©e suite Ă  diffĂ©rentes entorses au rĂ©glĂ©ment. Je ne sais pas si, dans votre folle jeunesse, vous avez eu le plaisir d’ĂȘtre collĂ©, mais pour ma part lorsque cela m’est arrivĂ© il s’agissait simplement de deux heures de permanence un mercredi aprĂšs-midi. Or ce n’est pas le cas de nos protagonistes. Ayant commis des infractions graves (du moins au ressenti des adultes les jugeant), ils mĂ©ritent en thĂ©orie une exclusion et ne l’Ă©vite de justesse que grĂące Ă  l’intervention bĂ©nite d’un proviseur adjoint plus que consilliant. C’est ainsi que les jeunes se retrouvent « exclus-inclus » (c’est fou ce que l’Ă©ducation nationale peut avoir comme idĂ©es de gĂ©nie !), et qu’ils passent une journĂ©e entiĂšre au collĂšge. Si la premiĂšre partie de cette journĂ©e se dĂ©roule comme une colle « normale », j’entend par lĂ  surveillĂ©e par un pion (aĂŻe je suis vieille !) et occcupĂ©e Ă  faire des exercices donnĂ©s par des professeurs, la suite est plus innovante et bien plus agrĂ©able Ă  lire.
En effet nos cinq protagonistes sont dĂ©sormais en compagnie de la COP (conseilliĂšre d’orientation-psychologue), cette derniĂšre va proposer tout au long de l’aprĂšs-midi diffĂ©rentes activitĂ©s qui vont nous permettre de dĂ©couvrir ce qui a poussĂ© les jeunes Ă  se comporter de la sorte.

L’histoire est malheureusement un peu convenue, notamment au niveau des jeunes qui-ont-fait-une-bĂȘtise-sans-vraiment-la-faire-surtout-qu’en-fait-c’est-pas-vraiment-une-bĂȘtise … bref, c’est un peu trop « rose » pour moi, mĂȘme si la seconde partie est lĂ©gĂ©rement plus agrĂ©able Ă  lire.

Les personnages qui composent ce rĂ©cit sont attachants, quoique parfois agaçants ! Je vous jure que j’avais envie d’engueuler dans les rĂšgles de l’art Ruben-le-rebel, fumer Ă  14 piges, non mais quelle idĂ©e ou encore Stan, le surveillant qui ne semble dĂ©cidemment rien comprendre Ă  la psychologie d’autrui ! Quant aux autres ils sont plutĂŽt sympathiques, particuliĂšrement le principal adjoint qui m’a fait l’effet d’un homme sĂ©rieux et consciencieux dans son travail auprĂšs des collĂšgiens.

Dans l’ensemble, j’ai bien apprĂ©ciĂ© cette histoire, mais je ne vais pas vous mentir, je trouve qu’elle s’adresse plus Ă  un public d’adolescents qui aurait besoin de constater que non le monde entier n’est pas cotre eux et qu’il existe des adultes prĂȘts Ă  les soutenir dans leur apprentissage de la vie. Pour ma part, avec mon regard d’adulte, je l’ai trouvĂ© un peu trop caricaturale.

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P.S. : J’ai totalement oubliĂ© de vous reprĂ©ciser que j’ai lu ce livre dans le cadre de « Lire en couleurs », il correspondait Ă  la consigne « Un livre jeunesse/young adult ».

 

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Lire en couleurs 🎹

Lire en couleur #Jaune

Bonjour Ă  tous, j’espĂšre que vous allez bien, de mon cĂŽtĂ© c’est un peu le rush, le dĂ©mĂ©nagement Ă©tant imminent ! Mais c’est pas parce qu’en ce moment je passe plus de temps le nez dans des cartons que dans des livres que je vous oublis ! On se retrouve donc une nouvelle fois pour un article concernant le challenge auquel j’ai dĂ©cidĂ© de participer cette annĂ©e, Lire en couleurs. Je pourrais vous en rappeler les rĂšgles, mais je pense qu’Ă  force vous les connaissez (si ce n’est pas le cas, vous pouvez toujours suivre le lien).

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Ce mois-ci, j’ai dĂ©cidĂ© de choisir la couleur jaune. Je vous ferai un crescendo de couleurs ensoleillĂ©es jusqu’Ă  cet Ă©tĂ© ^^
Vous ĂȘtes prĂȘts ? Alors accrochez-vous mes petits poussins, c’est parti pour les livres que j’ai choisi de lire tout en essayant de respecter les consignes suivantes (j’ai sĂ©lectionnĂ© quatre consignes exceptionnellement, car deux des livres que je dĂ©sire lire ne m’appartienne pas et je ne sais pas quand est-ce que je pourrais les rĂ©cupĂ©rer)  :

– Un livre dont la couverture est majoritairement jaune

-> Beyond the clouds, Nicke (ce titre est dans ma PAL depuis sa sortie, mais allez savoir pourquoi je ne l’ai toujours pas ouvert ^^ Ça sera l’occasion de remĂ©dier Ă  cette situation, et si j’ai le temps, j’en profiterai pour lire Ă©galement le second tome).

– Un livre jeunesse/young adult

-> CollĂ©(s) : ils sont cinq dans la mĂȘme galĂšre, pourtant ils n’ont rien en commun, Sophie Laroche

– Un livre dont le titre contient le mot jaune

-> Le mystĂšre de la chambre jaune, Jean-Charles Gaudin, Slavkovic et JoĂ«l Odone (d’aprĂšs Gaston Leroux) (sous rĂ©serve que le livre revienne Ă  la bibliothĂšque avant la fin avril)

– Un livre dont le titre est Ă©crit en jaune

-> MĂ©to, l’Ăźle (vol. 2), Lylian, Nesmo et Christian Lerolle (d’aprĂšs l’Ɠuvre d’Yves Grevet) (sous rĂ©serve que la commande est Ă©tĂ© validĂ©e par ma direction et que je l’ai reçu Ă  la bibliothĂšque oĂč je travaille d’ici fin avril)

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