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L’île errante (tomes 1 & 2) – Kenji Tsuruta

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous propose un nouvel article manga, j’ai eu envie de découvrir ce titre suite à ma lecture des Souvenirs d’Emanon, également écrit par Keinji Tsuruta, que j’ai découvert grâce à un libraire adorable du Renard Doré.

L’Île Errante est actuellement composée de deux tomes (série toujours en cours au Japon), dont voici le traditionnel résumé :

Mikura Amelia est une des rares pilotes à s’occuper des livraisons entre les îles éloignées de la préfecture de Tokyo. À bord de son hydravion, elle est un lien précieux entre les villages de pêcheurs et connaît la mer environnante comme sa poche.
Élevée par son grand-père, elle se retrouve seule après sa mort, avec pour unique héritage sa maison et ses affaires personnelles. Mikura y découvre une pile de carnets de notes et un courrier adressé à une Mme Amelia, sur l’île d’Electriciteit. Sauf que cette île n’existe sur aucune carte !
Certains affirment l’avoir vue apparaître tout à coup au milieu de la mer et disparaître aussi vite, comme par enchantement…

Réalité ou illusion ? Peu importe ! Mikura décide de reprendre le flambeau de son grand-père : elle se donne pour mission de retrouver l’île et de livrer le mystérieux courrier coûte que coûte !

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Cette série éditée par Ki-Oon dans sa collection Latitudes bénéficie d’un grand format très agréable, notamment grâce au magnifique papier épais qui est utilisé. Le tout sans oublié ses couvertures cartonnées aux couleurs pastels nous présentant à chaque fois Mikura.

Cette jeune fille avec qui l’on fait rapidement connaissance a un caractère très libertaire, n’écoutant que la voix de la découverte et vivant d’aventure et d’eau salée. Toujours accompagnée de Endeavour, son fidèle matou (aux yeux un tantinet flippants), elle parcours l’Océan Pacifique afin de livrer le courrier aux insulaires isolés. Et c’est lors d’une de ces expéditions que nous allons la suivre à la poursuite de l’énigmatique Île Electriciteit.

En effet, Mikura, suite au décés de son grand-père, découvre dans ses affaires un paquet destiné à une mystérieuse Mme Amélie sur une encore plus mystérieuse île ne figurant sur aucune carte ! J’ai adoré partir aux côtés de ces deux compagnons dans leur chasse de cette terre inconnue, les magnifiques paysages dessinés par Keiji Tsuruta nous invitant au voyage.

Une fois de plus j’ai été séduite par le style de l’auteur, sa mise en page est épurée. Dans ce titre vous ne trouverez pas d’onomatopées ce qui laisse place à des grandes cases un peu vides et si cela peut parfois me déranger dans un shojo, ici ça contribue à l’aura mystérieuse du titre. D’autant que j’ai trouvé que cela mettait en avant le personnage de Mikura (que l’on croise très régulièrement dans son plus simple appareil). 

l’auteur a fait le choix d’e nous dévoiler rapidement des éléments essentiels du scénario avant de reprendre du recul et nous laisser curieux et impatient pour la suite.

Malheureusement ces deux premiers tomes, servent plus de pré-quel à l’histoire de L’Île Errante qu’autre chose, ce qui est particulièrement problématique quand on sait que Kenji Tsuruta a le même vice que Yoshihiro Togashi, l’auteur de HunterXHunter et qu’il a un rythme de publication très aléatoire. Vous l’aurez donc compris, je suis plutôt frustrée de ne pas avoir la suite à disposition en librairie, mais j’ai tout de même passé un excellent moment de lecture aux côtés de Mikura et de Endeavour.

Et si l’envie de savoir si Mikura parvient à prouver l’existence de cette mystérieuse île vous prend, alors je vous invite à faire comme moi et à partir à ses côtés pour un voyage dès plus mystérieux …

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Moriarty (tome 1) – Hikaru Miyoshi

Bonjour à tous, j’espère que tout le monde va bien et que vous profitez des derniers jours avant la rentrée qui s’approche à grands pas. Aujourd’hui je vous propose un article sur un manga paru chez Kana l’année dernière et que je viens seulement de découvrir, vous l’aurez compris au titre il s’agit de Moriarty, un manga qui nous propose de découvrir la jeunesse du futur Professeur Moriarty, ennemi reconnu du grand Sherlock Holmes.

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19e siècle en Angleterre, la famille Moriarty a recueilli deux orphelins William et Louis mais en leur conférant un statut de domestique. Albert, le fils aîné de la famille est pétri d’ambition et il déteste le système social qui régit la société britannique, dans lequel les classes supérieures se pavanent et oppressent le peuple sans pour autant être dignes du respect qu’elles exigent de lui. C’est pourquoi Albert abhorre sa propre famille et voit dans les deux orphelins l’incarnation d’un souffle nouveau. Albert leur offre son statut, sa richesse et son influence à condition que les garçons mettent leur intelligence au service de son rêve : se débarrasser de sa famille et du système de classes actuel ! Les trois garçons complotent ainsi pour devenir les seuls héritiers de la famille. Treize ans plus tard, à seulement 21 ans, l’aîné des orphelins William James Moriarty est devenu professeur de mathématiques à l’Université et il pourrait voir surgir sur sa route un certain Sherlock Holmes…

Ce premier tome se divise en deux parties, tout d’abord l’enfance des frères William et Louis suite à leur adoption par le Conte Moriarty, un richissime anglais qui ne fait cela que pour éblouir la galerie et donner l’impression qu’il s’intéresse aux gens du peuple. Viennent ensuite deux aventures se déroulants treize ans après le commencement du manga, alors que les frères sont devenus adultes.

Dans la première moitié du manga, on découvre comment William et Louis ont rejoint la famille, suite à une demande du fils aîné du Conte, Albert, ce dernier s’étant découvert un point commun avec les deux orphelins, à savoir une haine du système de classes et des nobles qui profitent de leur statut privilégié pour martyriser les membres de classes inférieures. Tous trois ont une forte détermination à faire changer les choses et comme on le constate rapidement, rien ne semble pouvoir se mettre en travers de leur chemin.

Dans la seconde moitié de l’histoire, chaque chapitre correspond à une nouvelle affaire où les trois frères mettent en place un crime parfait afin de rééquilibrer la balance en faveur des plus démunis face à des nobles qui abusent du système.

Dans un premier temps j’ai eu du mal à différencier les frères Moriarty, ce qui m’a obligé à relire certains passages afin de savoir qui était réellement présent (j’ai notamment cru qu’Albert jouait sur deux tableaux). Ce léger bémol s’efface dans la seconde moitié du premier tome, une fois qu’ils sont devenus adultes, où il est bien plus facile de les identifier.

En somme ce premier tome nous présente la genèse du futur ennemi de Sherlock Holmes (celui-ci n’est pas encore présent, même s’il est rapidement nommé), où Moriarty a tout de l’anti-héros qui se bat pour aider les opprimés face à une noblesse abusive en employant des moyens parfaitement immorales (comprenez par là qu’il n’hésite pas à tuer et ce de manière peu délicate).

Je n’ai pas été plus emballée que ça à la lecture de ce premier tome, cependant comme je suis d’un naturel plutôt curieux, je vais tout de même poursuivre ma découverte de la série avec le second tome.

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Don’t worry, be happy – Kaori Hashiya

Bonjour à tous, aujourd’hui on se retrouve pour un article global concernant la série Don’t worry, be happy éditée par Akata et qui s’est terminée l’année dernière après quatre tomes, dont voici un résumé du premier tome :

Depuis que son père les a quittées, laissant derrière lui de lourdes dettes, Anzu vit seule avec sa mère… dans la pauvreté. Aussi, son rêve est simple : réussir dans la vie, si possible en gagnant un bon salaire ! La première étape pour ça, c’est bien évidemment de réussir sa vie scolaire, et quoi de mieux sur son C.V. que d’être présidente du bureau des élèves ? La jeune lycéenne, bien qu’en première année, se présente aux élections des délégués, mais va très vite déchanter : détrônée par le beau Seiji, elle ne devient que vice-présidente. Pire que tout, elle découvre que les autres membres du conseil ne sont là que pour des raisons complètement futiles. La popularité et l’apparence sont-ils les premiers critères pour réussir dans la vie ?! Blasée, Anzu réalise que le chemin vers le succès est encore long… Mais pas le temps de tergiverser : déjà, il faut préparer l’année scolaire !

Ça faisait très longtemps que je voulais découvrir cette comédie romantique, et c’est chose faite … enfin presque, puisque comme vous avez pu le voir sur les réseaux sociaux au moment de ma lecture, je n’ai pas pu lire le second tome de cette histoire, qui n’était pas présent quand ma réservation est arrivée de la Bibliothèque Départementale !

Comme vous avez pu le découvrir dans le résumé, cette série se déroule essentiellement dans le cadre du lycée que fréquente nos protagonistes. Pas de voyage scolaire comme on a pu en voir dans Switch Girl, non ici l’action se concentre sur les actions du BDE (le Bureau Des Élèves), dont les différents membres sont élus en début d’année scolaire. Ce groupe de personnages, facilement identifiables, ont tous un caractère bien trempé. Je me suis très facilement attachée à eux et j’ai été heureuse de les suivre durant leurs aventures. 

Tout au long des quatre tomes de cette série s’enchaîne des moments passés au sein du BDE où on suit les membres dans leurs missions, de beaux moments d’amitié, mais aussi des tentatives de séduction maladroites car il ne faut pas oublier que Don’t worry, be happy est un shojo. On a donc droit à une gentille romance entre deux des personnages principaux, ce qui donne lieu à des passages romanticomiques comme la sortie à deux que font Anzu et Seiji … sous haute surveillance des autres membres du BDE !

Si la création de ce couple n’est pas vraiment une surprise, elle se fait de manière douce et agréable. Nous avons en effet droit aux balbutiements du début, à l’habituel trio avec le rival en amour qui fait son apparition histoire d’apporter un peu de piment, à la traditionnelle journée de la Saint Valentin que j’ai trouvé particulièrement adorable, tout comme la scène accordée à la l’anniversaire d’Anzu qui est tout en humour et en émotion.
Par contre le fait qu’Anzu et Seiji, tout deux conscients de leur sentiments ne parviennent pas à se les avouer m’a un peu fait penser aux péripéties vécues par Kazehaya et Sawako dans le manga éponyme.

Mais au delà de cette construction romantique classique, Kaori Hoshiya nous propose également de beaux moments d’évolution de son personnage principal, Anzu, si cette dernière n’était qu’au début une lycéenne fauchée et n’ayant pour but dans la vie que de gagner 10.000 yens par an, nous offrant alors quelques scènes particulièrement amusantes de par son côté pingre.
La jeune fille, qui jusqu’alors ne considérait les gens qu’en fonction de leur utilité dans l’avancement dans son projet, s’ouvre et s’intéresse aux autres et ce grâce aux membres du BDE qui lui ont fait découvrir les bienfaits d’une belle amitié.

Le dessin par contre, même s’il est agréable à découvrir ne casse pas trois pattes à la canard, il est sympathique dans le pur style shojo je ne m’attarderais donc pas dessus.

Je regrette un peu de ne pas avoir lu le second tome, cela m’aurait permis de faire connaissance avec Umezawa et également de découvrir la source de la tension qui semble régner entre Seiji et son père, et que l’auteure évoque dans la suite de l’histoire, sans toutefois y revenir plus en profondeur.

En somme je peux vous dire que ce titre fut une lecture agréable, construite autour de personnages attachants qu’on prend plaisir à voir évoluer dans une atmosphère chaleureuse, où l’auteure nous invite à nous prendre en main et à nous ouvrir aux autres pour réaliser nos rêves.

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The Promised Neverland (tomes 6 et 7) – Demizu Posuka

Bonjour à tous, ce soir débute mon séjour au Portugal, je vais enfin découvrir ce beau pays et par conséquent je n’aurai pas le temps de m’occuper du blog, mais pas de panique j’ai programmé tout un tas d’article pour ne pas plonger le blog dans un long sommeil qu’il ne mérite pas. Allez, on y va je vous invite à découvrir le premier article que je vous ai préparé, celui-ci comme vous avez pu le découvrir dans le titre concerne la suite de cette série extraordinaire qu’est The Promised Neverland.

Je sais que j’ai un peu de retard dans ma lecture, mais j’apprécie d’avoir plusieurs tomes à me mettre sous la dent à chaque lecture, sinon je suis frustrée de ne pas avoir la suite !

Comme pour chaque article voici un court résumé des tomes 6 et 7 :

Alors qu’ils cherchent à échapper aux démons qui les poursuivent avec acharnement depuis leur évasion, la silhouette d’une mystérieuse jeune fille se dresse devant les enfants paniqués, déclarant vouloir leur venir en aide. Quant à Ray, qui s’était élancé seul afin de détourner l’attention du démon bestial, le voilà acculé par un nouveau groupe de démons aussi véloces qui terrifiants… C’est alors qu’un cavalier surgit et l’enlève in extremis !

Après avoir survécu aux dangers de la forêt et découvert l’existence des deux « territoires », les fugitifs arrivent enfin au point B06-32. Là, ils découvrent le refuge souterrain tant recherché mais, loin d’y trouver un allié, l’homme qui les accueille se révèle aussi sombre que déséquilibré ! Se pourrait-il que ce soit William Minerva ?

Ce sixième tome est l’occasion d’obtenir enfin des réponses concernant le monde dans lequel les enfants évolues … En effet suite à l’évasion d’Emma, Ray et des autres orphelins ont fait la connaissance de Sonju et de Mijuka deux … démons ! Et là forcément vous vous dites que les enfants sont de beaux draps, et vous avez plus ou moins raison, car même s’ils leur viennent en aide, ces deux nouveaux personnages ne sont pas forcément dotés de bonnes intentions … mais à défaut de croquer nos jeunes héros ils vont nous expliquer de nombreuses choses concernant les démons, ce qu’ils font là, où sont passés les humains …

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Mais outre ces révélations très importantes, ce sixième tome nous entraîne vers le point de rendez-vous fixé par l’énigmatique William Minerva et alors que la dernière page du manga s’offre à nous, les enfants font la connaissance d’un nouvel être humain. Mais qui est-il ?

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Le tome 7, quant à lui marque un réel tournant dans l’histoire, en effet nous changeons de décor, adieu Grace Field House ou sa forêt environnante, et dites bonjour à B06-32 et au bunker qui s’y dissimule !

Comme je vous le disais juste au dessus, nous faisons alors la connaissance d’un homme pour le moins interloquant, échappé d’une autre ferme de production de qualité il y a près de treize ans, l’homme vit seul, avec ses démons intérieur, dans le bunker et semble terriblement hostile à la présence de ses nouveaux compagnons, mais je ne vous en direz pas plus histoire de ne pas vous gâcher le plaisir au moment où vous ouvrirez les pages de ce chef-d’œuvre.
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Ce manga est le dernier titre que j’avais sélectionné dans le cadre de Lire en couleur #Rouge puisqu’il rempli parfaitement la consigne « Un livre dont l’auteur(e) est japonais(e) ». Oui je sais, j’aurai pu sélectionner un roman japonais et non un manga, mais j’avais terriblement envie de lire ce titre.

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Les montagnes hallucinées (tome 2) – Gou Tanabe

Bonjour à tous, j’espère que vous allez tous très bien et que vous n’êtes pas encore lassés de ce bel été, mais si jamais c’est le cas je vous propose aujourd’hui un article plutôt glacial histoire de vous rafraîchir un peu.

Vous êtes prêts ? Alors partez avec moi pour une expédition dont vous ne reviendrez sûrement pas indemnes dans les confins glacés et inexplorés de la planète …

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Une suite qui débute à la poursuite directe des événements tragiques survenus dans le premier tome.

Si dans le premier tome, l’auteur nous présentait l’arrivée de l’équipage de l’Université de Miskatonic dans ces confins encore peu ou inexplorés de la planète et le début de la mission. Ce second tome lui se concentre sur les découvertes qui ont été faites, et comme je vous le disais plus haut, il prend directement la suite des péripéties arrivés au feu Pr Lake et à son équipage. On est donc directement plongés au cœur de ces paysages glaciales et désertiques … pour notre plus grande frayeur ! Car oui, si jusqu’à présent on avaient juste présumé qu’un grand danger habitait ses terres désolées, là on a la confirmation !

Les dessins de ce second tome sont toujours aussi sublimes. Une fois de plus j’ai l’impression, presque désagréable, d’être écrasée sous le poids de ces montagnes noires et terrifiantes et de ses occupants non-moins terrifiants … L’auteur a choisi de mettre l’accent sur les magnifiques constructions de cet ancien peuple. La cité que découvre le Pr Dyer et Danforth alors qu’ils sont partis à la recherche de Gedney, le possible unique survivant de l’équipage du Pr Lake est absolument époustouflante ! Les dessins, qui semblent êtres une fois de plus des gravures, m’ont soufflé !

Au cours de ce tome, et alors que le Pr Dyer et Danforth explore l’antique cité, le scénario s’axe sur l’univers légendaire créer par H.P. Lovecraft, en faisant intervenir les enfants de Cthulhu et bien d’autres effroyables créatures (toutes plus repoussantes les unes que les autres !)

En somme si le premier tome de ce diptyque était plus là pour poser le décor, nous présenter les personnages, ce dernier opus nous plonge quand à lui dans le sinistre monde imaginait par l’auteur voilà bien des années et que Gou Tanabe a mit en scène de manière époustouflante au travers de ses dessins saisissants de réalismes.

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P.S. : Vous avez vu sur la couverture, il y a un poulpe, si j’étais vantarde je dirai bien que c’est moi qui en ai soufflé l’idée à Gou Tanabe, mais je crains que personne ne me crois 😉

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Le Journal de mon père – Jirô Taniguchi

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous ai préparé un article sur un manga que j’ai découvert très récemment alors qu’il a fêté ses quinze ans cette année ! C’est ce blogueur qui m’a conseillé cette lecture, et je tenais à le remercier, une fois de plus, pour son excellent conseil !

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Comme vous avez pu le découvrir dans le titre de cet article, le manga dont il est question se trouve être Le Journal de mon père de Jirô Taniguchi (que vous connaissez très certainement pour son titre Quartier lointain). Il s’agit d’un drame familial qui m’a particulièrement touché (émotivité quand tu nous tiens !) et dont voici le résumé de la quatrième de couverture :

Moi qui n’étais pas revenu dans ma ville natale depuis plus de dix ans, je découvrais peu à peu de facettes de mon père qui m’étaient inconnues.
Je prenais conscience du fossé que j’avais creusé pour échapper à tout dialogue .

Le Journal de mon père c’est avant tout une belle histoire qui met en exergue toute une palette de sentiments ressentis par le personnage principal, rendant ce récit très émouvant.

Dans ce manga j’ai découvert une histoire touchante qui nous raconte le retour dans son village natale d’un père de famille suite au décès de son propre père. Un père avec lequel il n’avait plus de contact et ce depuis sa tendre enfance alors que ses parents divorcent et que le jeune Yoichi considère son père comme responsable du départ de sa mère.
Lors de son retour, pendant la veillée funèbre, le héros remonte le fil de sa mémoire, revisitant ses souvenirs avec un nouvel éclairage et découvrant enfin ce qui s’est réellement passé entre ses parents et l’homme qu’était vraiment son père. J’ai trouvé que le récit était particulièrement bien mené, utilisant les retours en arrière vers l’enfance du héros à bon escient.

A lecture de ce texte, je n’ai pas réussi à déterminer s’il fallait, ou non, que j’ai pitié pour Yoichi et son père face à cette relation familiale qu’ils ont vécu. Ce récit est terriblement poignant, il montre l’importance de dire ce que l’on a sur le cœur à ses proches avant qu’il ne soit trop tard.

La lecture de ce texte permet également de découvrir certaines coutumes de la culture japonaise, comme les relations familiales, le remariage fréquent en cas de veuvage ou de divorce ou encore la notion de devoir ou la fête rendue en hommage à un défunt au moment de son décès.

Les dessins qui composent ce manga semblent anciens (le titre date des années 90), mais ceux sont des dessins simples et efficaces, les personnages semblent plus réels que dans certains mangas actuels où les expressions sont souvent exagérés.

En somme il se dégage une grande douceur, mais également une grande douleur face à la perte de cet être cher, de ce récit poignant à souhait dont je ne peux que vous recommandez la (re)lecture tant elle fut pour moi une magnifique découverte.

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L’atelier des sorciers (tome 4) – Kamome Shirahama

Bonjour à tous, on se retrouve aujourd’hui pour un article consacré au quatrième tome du manga de Kamome Shirahama, L’Atelier des sorciers. Je vais faire simple, j’ai adoré ce nouvel opus, il est rempli de nouveaux personnages, de nouveaux lieux, d’encore plus de magie et de suspense pour mon plus grand bonheur !

Agathe s’apprête à passer son deuxième examen du monde des sorciers qui lui permettra de pratiquer la magie en public. Kieffrey, Coco et les autres apprenties l’accompagnent sur place, mais la présence néfaste de la Confrérie du Capuchon va bientôt venir troubler le bon déroulement de l’épreuve…

Quel est le but de cette étrange organisation ?

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Ce nouveau tome est  l’occasion de mettre en lumière un personnage peu utilisé jusqu’à présent, Trice l’une des autres disciple de Kieffrey. On la découvre comme étant une jeune fille au lourd passé et droite dans ses bottes, à croire que c’est l’une des qualités communes à toutes les disciples de Kieffrey.

Après le premier examen qui s’est déroulé aux Monts Surréalistes, ce tome nous permet de découvrir une nouvelle épreuve dans l’apprentissage des jeunes filles au travers d’un second examen. Je trouve ça bien que le pitch se recentre un peu sur sur l’apprentissage des disciples de Kieffrey, car après tout nous sommes dans un atelier avec un maître, il est donc normal d’y acquérir de nouvelles connaissances et de les tester à l’extérieur des cours … dans un nouveau lieu, qui nous permet d’en découvrir un peu plus sur le monde lequel nous évoluons, sur son passé, ses habitants, ses dangers …

Ce second examen, que seules Agathe et Trice passent nous permet de faire connaissance avec de nouveaux personnages qui viennent étoffer le répertoire de sorciers que l’on connaissait déjà. J’ai grandement apprécié le personnage de Yinni, je trouve qu’il apporte un plus à ce tome, certes il peut paraître incapable et pleurnicheur, mais il nous permet de constater que tous les ateliers ne se ressemblent pas et que tous les maîtres ne sont pas à l’image de Kieffrey.

Ce nouveau tome, comme les précédents, ne manque pas de suspense et d’action avec l’intervention, pour le moins dramatique, de la Confrérie du Capuchon dont les membres m’effraie de plus en plus …

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Un coin de ciel bleu – Takamichi

Bonjour à tous, j’espère que tout le monde va bien. De mon côté ça va, mais aujourd’hui je dois encadrer la stagiaire que l’on a à la médiathèque, et j’avoue que cela ne m’enchante pas trop. En règle générale j’aime transmettre ma passion pour mon métier et donner la même envie que celle qui m’habite, mais là je suis confrontée à une stagiaire d’une cinquantaine d’année qui n’est ici que par obligation ce qui complique ma tâche, mais passons, vous n’êtes pas venu pour m’entendre me plaindre. J’arrête donc là mes lamentations et je passe à l’article concernant la série Un coin de ciel bleu, de Takamichi éditée chez Nobi Nobi.

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Les dessins sont terriblement mignons, au travers d’eux transparaît la fraîcheur, la spontanéité et la bonne humeur des personnages qui composent cette série. D’autant que l’intégralité des dessins sont colorisés, ce qui m’a un peu étonné, mais je n’ai pas trouvé cela désagréable, je m’y suis rapidement habituée.

Cette série complète en trois tomes, nous conte la très belle amitié qui lit nos trois personnages principaux, Haruka, Yuki et Misaki toutes trois lycéennes dans un province maritime japonaise.

Chacune sa personnalité propre, que l’on découvre au fil de leurs (més)aventures. Haruka est la farfelue du groupe, Yuki est plutôt une élève studieuse et à tendance maniaque, ce qui provoque parfois des scènes amusantes. Et pour finir Misaki, la fleur bleue du groupe, amoureuse d’un camarade, elle n’a de cesse de mettre dans des situations embarrassantes qui l’a font passer aux yeux de certains élèves pour une warrior !

Chaque tome est composé de très courts épisodes de huit pages (c’était l’une des contraintes de la mangaka, comme elle l’explique à la fin du dernier tome), qui n’ont pas forcément de rapport entre eux. J’ai trouvé cela dommage que ça ne soit pas une histoire continue, j’aurai aimé en apprendre plus sur les trois protagonistes.

A la fin de chaque tome, ce trouve des pages réservées à des informations complémentaires sur l’histoire, j’ai particulièrement apprécié le lexique imagé, il est très complet qui nous permet de découvrir des éléments essentiels de la culture nippone.

En somme ce fut une lecture divertissante, mais hélas pas mémorable, cependant si vous êtes à la recherche d’une lecture rafraîchissante et peu onéreuse pour cet été, elle me semble convenir à merveille. signature

 

 

 

Au cas où vous auriez oublié, je vous rappel que ce titre faisait parti de ma sélection pour le challenge « Lire en couleurs » du mois de juin 🍊, il répondait à la consigne « lire un livre graphique : BD, manga, etc. »

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Les Montagnes hallucinées (tome 1) – Gou Tanabe

Je poursuis ma lecture des grands classiques de la littérature adaptés en mangas, après Voyage au centre de la Terre, c’est cette fois-ci aux Montagnes Hallucinés que je m’attaque. Notez que je reste dans le thème de l’exploration scientifique.

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Une couverture magnifique, qui fait ressembler cet ouvrage à un carnet de notes scientifiques.

Depuis le temps que cette lecture me faisait envie, j’ai enfin eu l’occasion de la découvrir ! C’était la première fois de ma vie de lectrice que je lisais du Lovecraft (à 26 ans, il n’est jamais trop tard), si vous êtes dans la même situation que moi je vous propose un petit résumé pour que vous puissiez vous mettre dans le bain de cette histoire pour le moins dérangeante …

Année 1930, nous voilà propulsés aux côtés de nombreux spécialistes désireux de révolutionner le monde scientifique. L’ingénieur Padobie, le professeur Dyer, le biologiste Lake. À la conquête de l’Antarctique et de ses contrées inexplorés, ces derniers sont bien déterminés à marquer l’histoire de leurs noms. Les voilà livrés à une terre inconnue, un climat extrême.

Suite à un message envoyé par l’équipe de Lake, qui annonce une découverte extraordinaire avant de sombrer dans le silence, une expédition de sauvetage est dépêchée sur place et découvre le campement en ruines du Pr Lake. Sur place, des squelettes humains dépouillés de leur chair laissent imaginer les scènes d’horreur qui ont pu se dérouler. Plus perturbantes encore : les immenses montagnes noires aux pics acérés au pied desquelles le Pr Lake et ses compagnons ont rendu l’âme… Ces terres désolées semblent cacher de terribles secrets. Gare aux imprudents qui oseraient s’y aventurer !

Ce premier tome ce consacre essentiellement aux débuts de l’expédition dans l’Antarctique, avant même que le Professeur Lake ne décide de partir à la découverte de terres encore plus éloignées, se séparant ainsi du reste du groupe de scientifiques. Près de hautes montagnes noires il fait alors une découverte pour le moins époustouflante au fond d’une grotte : des organismes vivants semblant datés de la préhistoire et présentant une forte ressemblance avec des dieux mythiques. Êtres mystérieux qui semblent prendre vie grâce aux dessins, à la limite de la gravure, que nous offre Gou Tanabe, et qui apportent une dimension encore plus grave à l’histoire qui se déroule sous nos yeux.

Ce coup de crayon rend les personnages facilement identifiables (même si à la fin, ce n’est plus grave si on ne les reconnaît pas étant donné qu’ils finissent en charpie). A chaque page j’ai eu l’impression de ressentir les mêmes sensations que les protagonistes, d’être à mon tour écrasée par ces déserts de glace.

Même si ce premier tome ne semble être qu’une mise en situation, l’histoire qui nous y est contée est intéressante. L’horreur des situations vécues par les différents protagonistes est essentiellement suggérée, nous laissant tout le loisir d’imaginer l’effroi que les personnages ont pu vivre. Et que l’on imagine sans peine grâce aux dessins époustouflants du mangaka et du grand format réservé à cette magnifique édition.

J’ai littéralement dévoré cette lecture tant l’univers qui se déroulait sous mes yeux était fascinant, j’étais subjuguée.

Du suspense, de la tension, un travail stylistique d’une grande qualité en somme j’ai une envie folle de découvrir la suite !

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Le bonheur c’est simple comme un bento de Yuzu – Aoi Umetarô

Bonjour à tous, aujourd’hui on se retrouve pour parler d’une série mignonnette qui m’a fait saliver à plus d’une reprise ! Moi qui ne supporte pas de lire des extraits qui parle de nourriture (sous peine qu’on entende mon estomac grogner à des kilomètres), je me suis lancée dans cette série … Je dois être folle !

Tome 1

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Mugi est une petite ville verdoyante, calme et paisible, bordée par une mer tranquille. Dans cette petite ville, vit une petite fille, qui a ouvert un petit magasin de bento. Elle s’appelle Yuzu, elle a de l’énergie à revendre et surtout, elle sait toujours trouver comment remonter le moral de ses clients. Quelques ingrédients et beaucoup d’amour… c’est prêt ! Bon appétit !

Ce premier tome est l’occasion pour nous de faire connaissance avec Yuzu, j’ai adoré ce personnage, c’est un amour cette gamine, et de Cookie son fidèle compagnon à quatre pattes.

L’histoire qui nous est contée ici est mignonnette, mais je ne la trouve pas assez approfondie. Je regrette surtout que les chapitres s’enchaînent sans qu’il y ai le moindre lien entre eux. On dirait un épisode d’une série du début des années 2000 où chaque épisode était indépendant avec un nouveau méchant à chaque fois et où l’intrigue était toujours composée selon le même ordre chronologique.

En effet, Yuzu use tout au long de ce tome de la même technique, presque magique, pour satisfaire ses clients. La petite fille s’approche et … bam, met un coup de tête à la personne qu’elle cherche à aider ! Cette technique pour le moins intrigante l’aide à trouver la bonne idée, et suivant toujours le même schéma, une fois que Yuzu a préparé le bento, la personne à qui il était destiné se revoit dans son passé face à un événement heureux qui lui redonne immédiatement le sourire.

En somme j’ai passé un moment rafraîchissant et sympathique, mais je suis un peu déçue de la lecture de ce premier tome, ce qui ne m’a pas empêché de lire le second dont je vous parle de suite !

Tome 2

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Il arrive qu’on oublie les choses importantes de la vie… Dans ces cas-là, on peut compter sur la pétillante Yuzu pour nous rafraîchir la mémoire. Elle est toujours là pour nous préparer de bons petits bento qui nous régalent et nous font oublier tous nos soucis. Vous n’avez pas encore le vôtre ? Vite, allez visiter sa boutique !

Ce dernier tome est l’occasion de retrouvé Yuzu et son fidèle Cookie, mais également de faire la connaissance d’Anzu, sa cousine qu’elle accueille pour six mois car la mère de cette dernière doit s’absenter. Si la petite fille a l’habitude d’être brinquebalée de foyers en foyers, elle ne semble pas, de prime abord, enchantée de se trouver là, mais vous vous en doutez la joie et la bonne humeur de Yuzu auront raison de la soupe à la grimace que lui sert Anzu !

Cette fois-ci les chapitres s’enchaînent sur une histoire suivie, on retrouve donc les mêmes protagonistes tout au long de ce second tome. Je l’ai trouvé plus agréable, plus fourni aussi, avec une histoire un peu plus poussée.

On découvre l’histoire de Yuzu et on comprend enfin d’où lui vient se rêve pour le moins étrange pour une petite fille de son âge.

Une fois de plus, on retrouve des recettes à la fin du tome, ces dernières ont encore failli me faire relever au beau milieu de la nuit pour aller chercher à manger ! Ma gourmandise aura raison de moi !

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