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Les montagnes hallucinées (tome 2) – Gou Tanabe

Bonjour à tous, j’espère que vous allez tous très bien et que vous n’êtes pas encore lassés de ce bel été, mais si jamais c’est le cas je vous propose aujourd’hui un article plutôt glacial histoire de vous rafraîchir un peu.

Vous êtes prêts ? Alors partez avec moi pour une expédition dont vous ne reviendrez sûrement pas indemnes dans les confins glacés et inexplorés de la planète …

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Une suite qui débute à la poursuite directe des événements tragiques survenus dans le premier tome.

Si dans le premier tome, l’auteur nous présentait l’arrivée de l’équipage de l’Université de Miskatonic dans ces confins encore peu ou inexplorés de la planète et le début de la mission. Ce second tome lui se concentre sur les découvertes qui ont été faites, et comme je vous le disais plus haut, il prend directement la suite des péripéties arrivés au feu Pr Lake et à son équipage. On est donc directement plongés au cœur de ces paysages glaciales et désertiques … pour notre plus grande frayeur ! Car oui, si jusqu’à présent on avaient juste présumé qu’un grand danger habitait ses terres désolées, là on a la confirmation !

Les dessins de ce second tome sont toujours aussi sublimes. Une fois de plus j’ai l’impression, presque désagréable, d’être écrasée sous le poids de ces montagnes noires et terrifiantes et de ses occupants non-moins terrifiants … L’auteur a choisi de mettre l’accent sur les magnifiques constructions de cet ancien peuple. La cité que découvre le Pr Dyer et Danforth alors qu’ils sont partis à la recherche de Gedney, le possible unique survivant de l’équipage du Pr Lake est absolument époustouflante ! Les dessins, qui semblent êtres une fois de plus des gravures, m’ont soufflé !

Au cours de ce tome, et alors que le Pr Dyer et Danforth explore l’antique cité, le scénario s’axe sur l’univers légendaire créer par H.P. Lovecraft, en faisant intervenir les enfants de Cthulhu et bien d’autres effroyables créatures (toutes plus repoussantes les unes que les autres !)

En somme si le premier tome de ce diptyque était plus là pour poser le décor, nous présenter les personnages, ce dernier opus nous plonge quand à lui dans le sinistre monde imaginait par l’auteur voilà bien des années et que Gou Tanabe a mit en scène de manière époustouflante au travers de ses dessins saisissants de réalismes.

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P.S. : Vous avez vu sur la couverture, il y a un poulpe, si j’étais vantarde je dirai bien que c’est moi qui en ai soufflé l’idée à Gou Tanabe, mais je crains que personne ne me crois 😉

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Le Journal de mon père – Jirô Taniguchi

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous ai préparé un article sur un manga que j’ai découvert très récemment alors qu’il a fêté ses quinze ans cette année ! C’est ce blogueur qui m’a conseillé cette lecture, et je tenais à le remercier, une fois de plus, pour son excellent conseil !

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Comme vous avez pu le découvrir dans le titre de cet article, le manga dont il est question se trouve être Le Journal de mon père de Jirô Taniguchi (que vous connaissez très certainement pour son titre Quartier lointain). Il s’agit d’un drame familial qui m’a particulièrement touché (émotivité quand tu nous tiens !) et dont voici le résumé de la quatrième de couverture :

Moi qui n’étais pas revenu dans ma ville natale depuis plus de dix ans, je découvrais peu à peu de facettes de mon père qui m’étaient inconnues.
Je prenais conscience du fossé que j’avais creusé pour échapper à tout dialogue .

Le Journal de mon père c’est avant tout une belle histoire qui met en exergue toute une palette de sentiments ressentis par le personnage principal, rendant ce récit très émouvant.

Dans ce manga j’ai découvert une histoire touchante qui nous raconte le retour dans son village natale d’un père de famille suite au décès de son propre père. Un père avec lequel il n’avait plus de contact et ce depuis sa tendre enfance alors que ses parents divorcent et que le jeune Yoichi considère son père comme responsable du départ de sa mère.
Lors de son retour, pendant la veillée funèbre, le héros remonte le fil de sa mémoire, revisitant ses souvenirs avec un nouvel éclairage et découvrant enfin ce qui s’est réellement passé entre ses parents et l’homme qu’était vraiment son père. J’ai trouvé que le récit était particulièrement bien mené, utilisant les retours en arrière vers l’enfance du héros à bon escient.

A lecture de ce texte, je n’ai pas réussi à déterminer s’il fallait, ou non, que j’ai pitié pour Yoichi et son père face à cette relation familiale qu’ils ont vécu. Ce récit est terriblement poignant, il montre l’importance de dire ce que l’on a sur le cœur à ses proches avant qu’il ne soit trop tard.

La lecture de ce texte permet également de découvrir certaines coutumes de la culture japonaise, comme les relations familiales, le remariage fréquent en cas de veuvage ou de divorce ou encore la notion de devoir ou la fête rendue en hommage à un défunt au moment de son décès.

Les dessins qui composent ce manga semblent anciens (le titre date des années 90), mais ceux sont des dessins simples et efficaces, les personnages semblent plus réels que dans certains mangas actuels où les expressions sont souvent exagérés.

En somme il se dégage une grande douceur, mais également une grande douleur face à la perte de cet être cher, de ce récit poignant à souhait dont je ne peux que vous recommandez la (re)lecture tant elle fut pour moi une magnifique découverte.

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L’atelier des sorciers (tome 4) – Kamome Shirahama

Bonjour à tous, on se retrouve aujourd’hui pour un article consacré au quatrième tome du manga de Kamome Shirahama, L’Atelier des sorciers. Je vais faire simple, j’ai adoré ce nouvel opus, il est rempli de nouveaux personnages, de nouveaux lieux, d’encore plus de magie et de suspense pour mon plus grand bonheur !

Agathe s’apprête à passer son deuxième examen du monde des sorciers qui lui permettra de pratiquer la magie en public. Kieffrey, Coco et les autres apprenties l’accompagnent sur place, mais la présence néfaste de la Confrérie du Capuchon va bientôt venir troubler le bon déroulement de l’épreuve…

Quel est le but de cette étrange organisation ?

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Ce nouveau tome est  l’occasion de mettre en lumière un personnage peu utilisé jusqu’à présent, Trice l’une des autres disciple de Kieffrey. On la découvre comme étant une jeune fille au lourd passé et droite dans ses bottes, à croire que c’est l’une des qualités communes à toutes les disciples de Kieffrey.

Après le premier examen qui s’est déroulé aux Monts Surréalistes, ce tome nous permet de découvrir une nouvelle épreuve dans l’apprentissage des jeunes filles au travers d’un second examen. Je trouve ça bien que le pitch se recentre un peu sur sur l’apprentissage des disciples de Kieffrey, car après tout nous sommes dans un atelier avec un maître, il est donc normal d’y acquérir de nouvelles connaissances et de les tester à l’extérieur des cours … dans un nouveau lieu, qui nous permet d’en découvrir un peu plus sur le monde lequel nous évoluons, sur son passé, ses habitants, ses dangers …

Ce second examen, que seules Agathe et Trice passent nous permet de faire connaissance avec de nouveaux personnages qui viennent étoffer le répertoire de sorciers que l’on connaissait déjà. J’ai grandement apprécié le personnage de Yinni, je trouve qu’il apporte un plus à ce tome, certes il peut paraître incapable et pleurnicheur, mais il nous permet de constater que tous les ateliers ne se ressemblent pas et que tous les maîtres ne sont pas à l’image de Kieffrey.

Ce nouveau tome, comme les précédents, ne manque pas de suspense et d’action avec l’intervention, pour le moins dramatique, de la Confrérie du Capuchon dont les membres m’effraie de plus en plus …

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Un coin de ciel bleu – Takamichi

Bonjour à tous, j’espère que tout le monde va bien. De mon côté ça va, mais aujourd’hui je dois encadrer la stagiaire que l’on a à la médiathèque, et j’avoue que cela ne m’enchante pas trop. En règle générale j’aime transmettre ma passion pour mon métier et donner la même envie que celle qui m’habite, mais là je suis confrontée à une stagiaire d’une cinquantaine d’année qui n’est ici que par obligation ce qui complique ma tâche, mais passons, vous n’êtes pas venu pour m’entendre me plaindre. J’arrête donc là mes lamentations et je passe à l’article concernant la série Un coin de ciel bleu, de Takamichi éditée chez Nobi Nobi.

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Les dessins sont terriblement mignons, au travers d’eux transparaît la fraîcheur, la spontanéité et la bonne humeur des personnages qui composent cette série. D’autant que l’intégralité des dessins sont colorisés, ce qui m’a un peu étonné, mais je n’ai pas trouvé cela désagréable, je m’y suis rapidement habituée.

Cette série complète en trois tomes, nous conte la très belle amitié qui lit nos trois personnages principaux, Haruka, Yuki et Misaki toutes trois lycéennes dans un province maritime japonaise.

Chacune sa personnalité propre, que l’on découvre au fil de leurs (més)aventures. Haruka est la farfelue du groupe, Yuki est plutôt une élève studieuse et à tendance maniaque, ce qui provoque parfois des scènes amusantes. Et pour finir Misaki, la fleur bleue du groupe, amoureuse d’un camarade, elle n’a de cesse de mettre dans des situations embarrassantes qui l’a font passer aux yeux de certains élèves pour une warrior !

Chaque tome est composé de très courts épisodes de huit pages (c’était l’une des contraintes de la mangaka, comme elle l’explique à la fin du dernier tome), qui n’ont pas forcément de rapport entre eux. J’ai trouvé cela dommage que ça ne soit pas une histoire continue, j’aurai aimé en apprendre plus sur les trois protagonistes.

A la fin de chaque tome, ce trouve des pages réservées à des informations complémentaires sur l’histoire, j’ai particulièrement apprécié le lexique imagé, il est très complet qui nous permet de découvrir des éléments essentiels de la culture nippone.

En somme ce fut une lecture divertissante, mais hélas pas mémorable, cependant si vous êtes à la recherche d’une lecture rafraîchissante et peu onéreuse pour cet été, elle me semble convenir à merveille. signature

 

 

 

Au cas où vous auriez oublié, je vous rappel que ce titre faisait parti de ma sélection pour le challenge « Lire en couleurs » du mois de juin 🍊, il répondait à la consigne « lire un livre graphique : BD, manga, etc. »

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Les Montagnes hallucinées (tome 1) – Gou Tanabe

Je poursuis ma lecture des grands classiques de la littérature adaptés en mangas, après Voyage au centre de la Terre, c’est cette fois-ci aux Montagnes Hallucinés que je m’attaque. Notez que je reste dans le thème de l’exploration scientifique.

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Une couverture magnifique, qui fait ressembler cet ouvrage à un carnet de notes scientifiques.

Depuis le temps que cette lecture me faisait envie, j’ai enfin eu l’occasion de la découvrir ! C’était la première fois de ma vie de lectrice que je lisais du Lovecraft (à 26 ans, il n’est jamais trop tard), si vous êtes dans la même situation que moi je vous propose un petit résumé pour que vous puissiez vous mettre dans le bain de cette histoire pour le moins dérangeante …

Année 1930, nous voilà propulsés aux côtés de nombreux spécialistes désireux de révolutionner le monde scientifique. L’ingénieur Padobie, le professeur Dyer, le biologiste Lake. À la conquête de l’Antarctique et de ses contrées inexplorés, ces derniers sont bien déterminés à marquer l’histoire de leurs noms. Les voilà livrés à une terre inconnue, un climat extrême.

Suite à un message envoyé par l’équipe de Lake, qui annonce une découverte extraordinaire avant de sombrer dans le silence, une expédition de sauvetage est dépêchée sur place et découvre le campement en ruines du Pr Lake. Sur place, des squelettes humains dépouillés de leur chair laissent imaginer les scènes d’horreur qui ont pu se dérouler. Plus perturbantes encore : les immenses montagnes noires aux pics acérés au pied desquelles le Pr Lake et ses compagnons ont rendu l’âme… Ces terres désolées semblent cacher de terribles secrets. Gare aux imprudents qui oseraient s’y aventurer !

Ce premier tome ce consacre essentiellement aux débuts de l’expédition dans l’Antarctique, avant même que le Professeur Lake ne décide de partir à la découverte de terres encore plus éloignées, se séparant ainsi du reste du groupe de scientifiques. Près de hautes montagnes noires il fait alors une découverte pour le moins époustouflante au fond d’une grotte : des organismes vivants semblant datés de la préhistoire et présentant une forte ressemblance avec des dieux mythiques. Êtres mystérieux qui semblent prendre vie grâce aux dessins, à la limite de la gravure, que nous offre Gou Tanabe, et qui apportent une dimension encore plus grave à l’histoire qui se déroule sous nos yeux.

Ce coup de crayon rend les personnages facilement identifiables (même si à la fin, ce n’est plus grave si on ne les reconnaît pas étant donné qu’ils finissent en charpie). A chaque page j’ai eu l’impression de ressentir les mêmes sensations que les protagonistes, d’être à mon tour écrasée par ces déserts de glace.

Même si ce premier tome ne semble être qu’une mise en situation, l’histoire qui nous y est contée est intéressante. L’horreur des situations vécues par les différents protagonistes est essentiellement suggérée, nous laissant tout le loisir d’imaginer l’effroi que les personnages ont pu vivre. Et que l’on imagine sans peine grâce aux dessins époustouflants du mangaka et du grand format réservé à cette magnifique édition.

J’ai littéralement dévoré cette lecture tant l’univers qui se déroulait sous mes yeux était fascinant, j’étais subjuguée.

Du suspense, de la tension, un travail stylistique d’une grande qualité en somme j’ai une envie folle de découvrir la suite !

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Le bonheur c’est simple comme un bento de Yuzu – Aoi Umetarô

Bonjour à tous, aujourd’hui on se retrouve pour parler d’une série mignonnette qui m’a fait saliver à plus d’une reprise ! Moi qui ne supporte pas de lire des extraits qui parle de nourriture (sous peine qu’on entende mon estomac grogner à des kilomètres), je me suis lancée dans cette série … Je dois être folle !

Tome 1

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Mugi est une petite ville verdoyante, calme et paisible, bordée par une mer tranquille. Dans cette petite ville, vit une petite fille, qui a ouvert un petit magasin de bento. Elle s’appelle Yuzu, elle a de l’énergie à revendre et surtout, elle sait toujours trouver comment remonter le moral de ses clients. Quelques ingrédients et beaucoup d’amour… c’est prêt ! Bon appétit !

Ce premier tome est l’occasion pour nous de faire connaissance avec Yuzu, j’ai adoré ce personnage, c’est un amour cette gamine, et de Cookie son fidèle compagnon à quatre pattes.

L’histoire qui nous est contée ici est mignonnette, mais je ne la trouve pas assez approfondie. Je regrette surtout que les chapitres s’enchaînent sans qu’il y ai le moindre lien entre eux. On dirait un épisode d’une série du début des années 2000 où chaque épisode était indépendant avec un nouveau méchant à chaque fois et où l’intrigue était toujours composée selon le même ordre chronologique.

En effet, Yuzu use tout au long de ce tome de la même technique, presque magique, pour satisfaire ses clients. La petite fille s’approche et … bam, met un coup de tête à la personne qu’elle cherche à aider ! Cette technique pour le moins intrigante l’aide à trouver la bonne idée, et suivant toujours le même schéma, une fois que Yuzu a préparé le bento, la personne à qui il était destiné se revoit dans son passé face à un événement heureux qui lui redonne immédiatement le sourire.

En somme j’ai passé un moment rafraîchissant et sympathique, mais je suis un peu déçue de la lecture de ce premier tome, ce qui ne m’a pas empêché de lire le second dont je vous parle de suite !

Tome 2

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Il arrive qu’on oublie les choses importantes de la vie… Dans ces cas-là, on peut compter sur la pétillante Yuzu pour nous rafraîchir la mémoire. Elle est toujours là pour nous préparer de bons petits bento qui nous régalent et nous font oublier tous nos soucis. Vous n’avez pas encore le vôtre ? Vite, allez visiter sa boutique !

Ce dernier tome est l’occasion de retrouvé Yuzu et son fidèle Cookie, mais également de faire la connaissance d’Anzu, sa cousine qu’elle accueille pour six mois car la mère de cette dernière doit s’absenter. Si la petite fille a l’habitude d’être brinquebalée de foyers en foyers, elle ne semble pas, de prime abord, enchantée de se trouver là, mais vous vous en doutez la joie et la bonne humeur de Yuzu auront raison de la soupe à la grimace que lui sert Anzu !

Cette fois-ci les chapitres s’enchaînent sur une histoire suivie, on retrouve donc les mêmes protagonistes tout au long de ce second tome. Je l’ai trouvé plus agréable, plus fourni aussi, avec une histoire un peu plus poussée.

On découvre l’histoire de Yuzu et on comprend enfin d’où lui vient se rêve pour le moins étrange pour une petite fille de son âge.

Une fois de plus, on retrouve des recettes à la fin du tome, ces dernières ont encore failli me faire relever au beau milieu de la nuit pour aller chercher à manger ! Ma gourmandise aura raison de moi !

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Isabella Bird (tomes 4 et 5) – Taiga Sassa

Bonjour à tous, j’espère que vous allez bien et que vous profitez de ce beau soleil, pour ma part, pas de chance, je travaille jusqu’à 18h et donc je le verrai seulement à travers les fenêtres de la médiathèque. Si comme moi, vous êtes coincés au bureau, je vous propose aujourd’hui un article qui vous fera voyager sans décoller de votre chaise. Faites vos bagages et partez avec moi à la rencontre d’Isabella Bird et d’Ito, son fidèle guide, à l’occasion des tomes quatre et cinq de cette sublime saga qui nous réserve une fois de plus des dessins toujours aussi beaux, des personnages profonds et de belles découvertes. En somme, ce manga poursuit son cheminement avec un travail d’une grande qualité.

Tome 4

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Le quatrième tome de cette sublime saga débute avec un flash-back concernant la rencontre entre Ito et le botaniste anglais, Charles Maries. Si le jeune homme avait déjà des notions d’anglais apprises aux contact des soldats, c’est Maries qui lui a enseigné l’anglais impeccable qu’il parle désormais auprès d’Isabella. Mais les deux personnalités de ses employeurs ne peuvent êtres plus différentes, en effet Maries est un homme violent qui n’a aucun respect pour les cultures qu’il découvre lors de son périple.

Ce tome est également l’occasion de faire de nouvelles rencontres, notamment avec Oyu, une bokka (porteuse de marchandise), ces femmes étaient capables de porter des charges plus lourdes que mon poids actuel, je suis donc époustouflée par leur force et leur courage ! Mais les bokkas ne sont pas les seules femmes courageuses que l’on croise dans ce tome, Isabella fait une fois de plus preuve d’une force extraordinaire face à ses problèmes de santé, on découvre à l’occasion de ce tome, qu’elle a subi des opérations chirurgicales, mais que celles-ci n’ont eu aucun effet sur ses souffrances.

Comme dans les tomes précédents, on se retrouve une fois de plus confrontés à la question très intéressante de la conservation des traditions dans une société en plein développement. Les opinions de deux protagonistes principaux s’opposent à ce sujet. Si Ito est fière de l’occidentalisation de son pays, Isabella, elle, s’émouvoi face à la culture japonaise et aux traditions de chacun des peuples qu’elle rencontre au cours de son périple.

Tome 5

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Ce nouveau tome est l’occasion de faire plus ample connaissance avec la jeune aventurière. En effet, deux chapitres sont réservés à un retour en arrière dans les souvenirs d’Isabella, ce qui permet de comprendre comment elle en est arrivée là. Au travers de ces deux chapitres on la découvre jeune fille, vivant avec sa sœur et atteinte d’un mal qui semble incurable. Ses douleurs au dos ne sont pas les seules à lui gâcher la vie, et Isabella souffre d’une dépression chronique due à son manque de vie sociale. Elle fait alors connaissance d’un nouveau médecin, pour le moins particulier, qui lui conseille de se séparer de son corset et de partir en voyage histoire de se changer les idées ! Un traitement innovant qui laisse Isabella et sa sœur sans voix. Pourtant la jeune femme se laisse tenter et c’est ainsi qu’au cours d’un séjour à l’étranger, où elle effectuait une cure thermale (particulièrement inefficace), qu’Isabella fait la connaissance d’une aventurière américaine qui deviendra son mentor. J’ai tout particulièrement apprécié ces deux chapitres, car ils nous permettent d’entrapercevoir la personnalité d’Isabella, jeune fille de bonne famille anglaise avant qu’elle ne devienne Isabella Bird, aventurière et intrépide.

La fin de ce tome fait directement suite aux événements survenus dans le quatrième tome, où le botaniste Charles Maries s’est rappelé à nos (mauvais) souvenirs, ce qui a eu le don de me … laisser sur ma faim ! J’ai terriblement hâte d’avoir la suite, malheureusement ça ne sera pas pour tout de suite, puisque la parution française a rattrapé la parution japonaise, l’attente sera donc longue avant que nous ayons des nouvelle d’Isabella et d’Ito, son fidèle guide.

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Darwin’s game (tome 15) – Flipflops

J’ai débuté cette série il y a tout juste six mois et depuis je suis totalement addict ! A chaque fois que la bibliothèque achète un nouveau tome, je saute littéralement dessus !

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Une fois de plus, je n’ai pas été déçue à lecture de ce nouveau tome, les auteurs parviennent à conserver le suspense et punch qui font la signature de ce manga, et ce depuis quinze tomes.

Depuis que le clan des Boss de l’évolution pratique l’élevage de joueurs, les choses ont bien changé dans le lycée de Kaname. Accompagné de Shuka, il décide alors d’intervenir et découvre qu’un certain M. Ieiri serait à l’origine de ces manigances… Mais dans quel but ?

Pendant ce temps, dans le village blanc, Ryuji se fait attaquer par un mystérieux individu arborant le blason des Eighth. Bien déterminés à en découdre avec cet insaisissable ennemi, les Sunset Ravens se mobilisent pour mener l’enquête… Tandis que chacun devient suspect, la paisible retraite prend des allures de huis clos mortel !

Dans mon précédent article je vous parlais d’un village coupé de toute technologie afin d’être protégé du DG, c’est au cœur de cet endroit pour le moins étrange que l’action va essentiellement se dérouler. Et contrairement à ce que pensaient les personnages, ils sont loin d’êtres en sécurité dans ces terres reculées … pour ma part j’ai apprécié l’épisode qui s’y déroule, mais j’aurai aimé qu’il soit plus long, je trouve que la solution au problème arrive très vite. Même si j’ai apprécié qu’il soit l’occasion de mettre en lumière Sui (et Sota, par la même occasion), qui est d’habitude un personnage très discret.

Ce tome, qui est une poursuite directe du précédent, ne nous renvoi pourtant pas au lycée de Kaname, cet épisode est totalement passé à la trappe, et il est réglé via un coup de téléphone. Ça me déçoit, comme je vous le disais la dernière fois, je trouvais que ce passage permettait de ré-ancrer le récit dans un court réel, or les auteurs ont choisi de ne pas s’y attarder, je trouve ça dommage.

Malgré cela, j’ai vraiment apprécié ma lecture et il me tarde de mettre la main sur le tome 16 qui sort début juin.

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Souvenirs d’Emanon – Shinji Kajio & Kenji Tsuruta

Dans un premier temps, merci à l’un des vendeur de la librairie Le Renard doré, pour m’avoir conseillé ce titre, je l’ai dévoré !

1967, dans le sud du Japon. Loin des événements qui agitent le monde, un étudiant prend le chemin du retour après un voyage d’errance. Une longue nuit en ferry s’annonce. Alors qu’il cherche à oublier une énième déception amoureuse en se plongeant dans ses romans de SF, une intrigante jeune femme s’installe à ses côtés.

Fumant cigarette sur cigarette, elle a pour unique bagage un sac à dos marqué des initiales « E. N.’ Son nom ? Emanon, ou « no name’ lu à l’envers… Elle aussi voyage seule et sans but apparent. D’abord peu bavarde, les yeux dans le vague, elle se rapproche du jeune homme, car il lui rappelle un ancien amour… datant de plusieurs siècles !

Au fil de la conversation, elle lui dévoile son secret : sous ses airs d’étudiante, elle cache une âme vieille de trois milliards d’années ! Ses souvenirs remontent au plus profond des âges, avant même l’apparition de l’humanité. Son récit dépasse toutes les histoires de SF. Cette nuit en compagnie d’Emanon va bouleverser à jamais la vision du monde du jeune voyageur…

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Ne vous fiez pas à son grand format, qui pourrait vous induire sur la fausse piste d’une lecture longue, ici la lecture est rapide. Très rapide même tant je me suis vite prise au jeu de l’histoire que nous conte avec brio Shinji Kajio & Kenji Tsuruta.

Au vu du résumé, l’histoire peut vous semblez tordue et croyez-moi … elle l’est !
Une fille qui aurait des souvenirs vieux de plusieurs siècles, remontant jusqu’à la création de l’Univers, ça pourrait passer si on étaient dans un univers fantastique, magique ou que sais-je encore, or on est ici dans un univers tout ce qu’il y a de plus classique, de plus terre à terre. Et là vous pourriez-vous dire que ça va coincer … eh bien non, et en ça l’auteur réussi un tour de force. Je ne vous expliquerai pas comment, au risque de vous gâcher votre future lecture, car oui vous devez le lire, sachez juste qu’il réussi à faire accepter cette situation d’une manière douce et délicate.

L’acceptation de cette situation, pour le moins étonnante, est sûrement accentuée par les dessins tous plus magnifiques les uns que les autres de Kenji Tsuruta, le tout étant sublimé par ce grand format que nous a réservé les éditions Ki-oon.

En somme, vous l’aurez compris au travers de ces quelques lignes, Les souvenirs d’Emanon sont pour moi le début d’un coup de cœur et j’ai hâte de pouvoir lire les deux autres tomes (indépendants) qui compose ce triptyque, Errances d’Emanon et Mirages d’Emanon.

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Beyond the clouds (tome 2) – Nicke

On poursuit notre découverte du monde extraordinaire de Beyond the clouds qui est toujours aussi fabuleux, enchanteresque ! Un tome sur la même longueur d’ondes que le précédent : un pur bonheur !

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Mais ce tome, même s’il reste dans la même veine que le précédent est pour nous l’occasion de partir en voyage à la découverte de nouveaux personnages, de nouveaux lieux également, toujours aussi magiques, que l’on découvre avec bonheur au travers des dessins toujours aussi soignés et magnifiques de Nicke.

L’histoire évolue tranquillement, tout en douceur, ce qui nous permet de nous familiariser encore plus avec cet univers fantastique et les personnages, tous plus adorables les uns que les autres, qui le peuple. La relation entre Mia et Théo pourrait être le synonyme de l’innocence.

De nouveaux mystères qui pointent le bout de leur nez à la toute fin du tome ont également réussi à attiser encore plus (si c’est possible ^^) mon envie de découvrir la suite de cette série.

Je peux difficilement vous en dire plus sans vous racontez toute l’histoire, ce que je ne veux pas faire, mais sachez tout simplement que j’ai eu des étoiles plein les yeux durant toute ma lecture !

Je suis toujours autant sous le charme de cette délicieuse histoire et j’ai hâte d’être au mois de juillet pour découvrir la suite du périple de Théo et Mia dans la cité du commerce !

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