Romans

Soeurs – Bernard Minier

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous propose une chronique du livre Soeurs de Bernard Minier. Ce fut ma première incursion dans le monde de l’auteur, mais certainement pas la dernière.

Soeurs_Bernard_Minier_couverture

Ce roman, dont vous pourrez retrouver le résumé ci-dessous, se déroule sur vingt-cinq ans. Oui ça peut paraître long, mais une élipse temporelle nous fait passer de 1993 à 2018 en tournant seulement une page. Et oui la littérature c’est parfois magique !

Mai 1993. Deux sœurs sont retrouvées mortes en bordure de Garonne, vêtues de robes de communiantes, elles se font face.
Le jeune Martin Servaz, qui vient d’intégrer la PJ de Toulouse, participe à sa première enquête. Très vite, il s’intéresse à Erik Lang, célèbre auteur de romans policiers à l’œuvre aussi cruelle que dérangeante.
Les deux sœurs n’étaient-elles pas ses fans ? L’un de ses plus grands succès ne s’appelle t-il pas La communiante ? L’affaire connaît un dénouement inattendu et violent, laissant Servaz rongé par le doute : dans cette enquête, estime t-il, une pièce manque, une pièce essentielle.
Février 2018. Par une nuit glaciale, l’écrivain Erik Lang découvre sa femme assassinée… elle aussi vêtue en communiante. Vingt-cinq ans après le double crime, Martin Servaz est rattrapé par l’affaire. Le choc réveille ses premières craintes. Jusqu’à l’obsession.
Une épouse, deux sœurs, trois communiantes… et si l’enquête de 1993 s’était trompée de coupable ?
Pour Servaz, le passé, en ressurgissant, va se transformer en cauchemar. Un cauchemar écrit à l’encre noire.

Le personnage principal de ce roman, le Capitaine Martin Servaz, qui se trouve être un personnage récurent des romans de Minier, m’a semblé être un homme sympathique, pas bougon, droit dans ses bottes et ne faisant pas cavalier seul (enfin …). Ce dernier couplet à une enquête tordue à souhait, au moins autant que les protagonistes qui la composent (non je vous dirais pas de qui je veux parler, mais sachez qu’ils sont pas net dans ce bouquin !) m’a permis de passer un très bon moment de lecture.

Un livre où le glauque, les images cruelles n’ont pas leur place (idéal si on aime pas le trop sordide).

Du suspense et un retournement de situation dans les dernières pages que j’ai grandement apprécié !

Il vous faut tout de même savoir que ce roman fait intervenir de nombreux éléments des titres précédents de l’auteur, un point qui ne m’a cependant pas du dérangée, car l’auteur trouve le moyen de ne pas perdre son lecteur. Deux très bons points pour lui, car en plus de ne pas avoir été perdu, j’ai maintenant envie de découvrir ses précédents romans.

Si au départ j’avais sélectionné ce titre pour la simple et bonne raison que j’avais une nouveauté de trop par rapport à la place dont je disposais sur mon étagère de nouveautés « lecture confort » (mais si vous savez, ces livres écrits en gros caractères pour les lecteurs ayant des difficultés à voir les petites lettres !), je n’ai pas étais déçue de mon choix, ce fut vraiment une bonne lecture !

signature

 

Publicités
Romans

Ragdoll – Daniel Cole

Bonjour à tous, aujourd’hui on se retrouve pour une chronique sur un roman policier que j’ai tout simplement dévoré ! A l’époque de sa sortie je ne me rappelle pas avoir entendu parler de ce titre, mais croyez moi je ne vais pas rater la sortie du troisième opus de la série cette automne, il est d’ailleurs déjà dans mon panier Electre !

Ragdoll
ALERTE COUP DE COEUR !

Un « cadavre » recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées par des points de suture a été découvert par la police. La presse l’a aussitôt baptisé « Ragdoll », la poupée de chiffon. Tout juste réintégré à la Metropolitan Police de Londres, l’inspecteur « Wolf » Fawkes dirige l’enquête sur cette effroyable affaire, assisté par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter. Chaque minute compte, d’autant que le tueur s’amuse à narguer les forces de l’ordre : il a diffusé une liste de six personnes, assortie des dates auxquelles il a prévu de les assassiner. Le dernier nom est celui de Wolf.

Je vais faire simple. J’ai tout aimé. Tout. 

Sur ce, ciao à demain ! signature

 

 

 

Quoi, vous voulez en savoir sur ce roman ? Bon d’accord ^^

Tout d’abord sachez que si vous ouvrez ce roman vous serez confrontés à la noirceur de l’âme humaine. Dès le début, l’auteur nous met dans l’ambiance avec une scène de jugement dans un tribunal où l’un de nos futur protagoniste principal ne brille pas par sa délicatesse (il tente tout de même de fracasser la gueule d’un prévenu qui vient d’être innocenté devant tout un tribunal), suivie de la découverte d’un corps reconstitué à partir de six victimes démembrées … qui a envie de se faire un petit puzzle ?

Dans ce roman où le tueur est particulièrement imprévisible et insaisissable, j’ai adoré chacun des personnages que j’ai pu rencontrer et dont je vous ai fais une petite liste ci-dessous : 

  • Wolf, un enquêteur comme je les aime. Droit dans ses bottes, faisant parfois cavalier seul, mais rarement au détriment de la sécurité de ses camarades.
  • Baxter, une femme forte, un peu dans la lignée de Ludivine Vanker de Maxime Chattam.
  • Edmund, le stagiaire qui gère la fougère et sans qui les policiers du MET galèreraient encore.
  • Finley, Simmons, des personnages à la limite du secondaire et qui pourtant sont très présents tout au long de cette enquête.
  • Andrea, l’ex-femme de Wolf, l’un des rare personnage qui m’a agacé, elle a une tendance trop girouette à constamment hésité entre le bien de son ex-compagnon et son métier de journaliste.

Mais reparlons de Wolf (déjà j’adore son surnom, Wolf pour William Oliver Layton Fawkes), c’est un anti-héros dont je suis folle. En général j’adore les enquêteurs anglais, ils ont un flegme et un mauvais caractère dont je raffole, et si Cormoran Strike le protagoniste principal de L’Appel du coucou de Robert Galbraith avait déjà toute ma sympathie, Wolf de Ragdoll a quant à lui tout mon amour. Presque aussi marqué que son compatriote par la vie, il n’a pas sa propension à consommer de l’alcool ce qui lui permet très aisément de monter sur la plus haute marche du podium.

Dans ce roman, écrit d’une main de maître, l’enquête semble tout d’abord piétiner, s’enliser et presque chaque semaine fait les frais de la cruauté d’un tueur implacable qui tue encore et encore sous les yeux de policiers incapables de l’arrêter. Ce schéma se répète de manière toujours plus cruelle jusqu’à un retournement de situation pour lequel je tire mon chapeau à l’auteur, alors là je ne l’avais pas vu venir celui-ci !

En somme, je vais me répéter, j‘ai tout aimé. Tout. Et je n’ai qu’un seul conseil à vous donner, lisez-le ! 

signature

 

Romans

E-Challengers – Stephane Soutoul

Vous ne le savez peut-être pas, mais les jeux vidéos et moi ça fait quinze (sortie des Sims 2, je suis perdue !) Et là du coup vous vous dites « mais pourquoi elle a lu ce livre ?! », et vous avez bien raison. Pourquoi ? Tout simplement parce que j’étais curieuse de découvrir un monde qui m’est totalement étranger et dont voici un apperçu :

Unis dans le plus fantastique tournoi de jeux vidéo virtuels. An 2027. Moi c’est Jessalyne, « Lyne » pour les intimes. Dans les tournois de jeux vidéo, ma niaque et mon sens aigu de la stratégie me propulsent en bonne place des classements. Quand je lâche ma manette, je redeviens une nana ordinaire de dix-sept ans qui gagne sa vie comme hôtesse de caisse. Mon existence prend un tournant démentiel le jour où un mécène me propose d’intégrer sa cyber-écurie. Son objectif est de remporter la prestigieuse compétition virtuelle « Terre de défis » qui réunit les plus grands champions d’e-sport. Réticente, j’accepte malgré tout son offre pour arracher mon petit frère des griffes d’une organisation tentaculaire. Le sort en est jeté. Grâce à une fabuleuse technologie, je vais découvrir l’amitié et le frisson du danger aux côtés de mes coéquipiers… Mais puis-je réellement accorder ma confiance à Andreï, un garçon aussi mystérieux qu’attirant ?

Tout d’abord je voulais débuter cet article par un grand merci à Netgalley pour cette belle découverte sur laquelle je ne me serai sûrement pas arrêtée dans le commerce, ce qui aurait été un tort !

e-challengers

Un début un peu longuet, mais nécessaire, le temps pour l’auteur de mettre son récit en marche. Une fois cela fait, attendez-vous à vivre une expérience menée tambour battant, l’auteur ne nous laisse que très peu de répit dans cette folle compétition qu’il a imaginé.

En effet, dans ce roman nous évoluons dans un monde futuriste où la réalité virtuelle est devenue monnaie courante (à croire que je fais exprès de choisir des histoires dans cette veine là avec Cogito, Black Mirror …) et où cette dernière a franchi un nouveau pas … des plus cruel. En effet, dans un monde où Les Guides de demain ont la main mise sur presque tout, réalité virtuelle signifie que l’on peut être réellement blessé lors d’un combat par avatars interposés !

Je vous l’ai dis plus haut, les jeux vidéo et moi ça fait quinze, pourtant j’ai adoré les passages mettant en scène nos protagonistes en plein combat … cela est sûrement du au fait que ces derniers avaient lieu de manière réelle et non plus seulement sur console.

« Combattre ». Ce verbe me flanquait la nausée. Ainsi, quand nous évoquerions l’e-sport à l’avenir, nous parlerions en termes de pertes humaines, de souffrance bien réelle et non plus de plaisir et de jeu. Une évolution qui me chagrinait autant qu’elle m’angoissait.

Au travers de cette lecture, qui m’a charmé, on découvre un groupe de personnages attachants et sympathiques, que l’on apprend à connaître petit à petit au travers de la belle plume de Stephane Soutoul. La narration se concentre sur le personnage de Jessalyne, Lyne comme elle se fait plus couramment appeler. Même si quelques passages sont entièrement consacré à la méchante de l’histoire, Mme Emilia Reycliff, le guide suprême à la tête des Guides de demain, parfaitement sadique et à l’esprit aussi inspirant qu’intransigeant et cruel ! Son personnage est particulièrement intéressant, elle n’est ni trop cinglée (ce qui aurait gâché sa personnalité), ni trop intelligente (ce qui aurait contrasté avec les autres personnages), en somme elle incarne à la perfection son rôle de méchante.

Je ne tiens pas à trop vous en dévoiler sur son roman, mais sachez qu’il ne vous laissera que peu de répit entre chacune de ses pages et qu’il se conclu avec une belle fin, légèrement ouverte, qui pourrait laisser présager une suite dans laquelle on retrouverait les personnages de ce tome.

En somme un récit original, mené tambour battant par des personnages attachants qui nous guident dans un monde où la réalité virtuelle cache bien des dangers …

signature

Romans

Studio 6 – Liza Marklund

Bonjour à tous, on se retrouve pour le second article de la journée, oui je suis au taquet ^^ Après différentes citations de ma semaine à 1000 pages, retrouvez mon avis concernant le titre Studio 6, de Liza Marklund, que j’ai récemment découvert grâce à Netgalley.

Studio 6

Annika Bengtzon est chargée de répondre aux appels de la Hot Line de La Presse du soir, quotidien suédois à sensation où elle est stagiaire. Un jour, un anonyme lui livre un scoop : le corps nu d’une jeune fille a été découvert dans un cimetière de Stockholm. Elle a visiblement été étranglée. C’est le meurtre de l’été ! Le rédacteur en chef met Annika sur le coup. La victime s’appelait Josefin, elle n’avait que dix-neuf ans et travaillait au Studio Sex, une boîte de nuit porno. Contre toute attente, son enquête la conduit à un ministre.
Comment s’est-il retrouvé impliqué dans cette affaire sulfureuse ? Quels secrets cache-t-il ? Pour devenir journaliste, Annika va devoir le découvrir. Mais à quel prix ?

Je vais être honnête avec dès le départ, je n’ai pas aimé cette lecture donc je vais faire plutôt court pour cette chronique.

L’histoire dans laquelle nous immerge Liza Marklund est tout d’abord très longue à démarrer, d’autant qu’il n’y a pas ou peu de suspense tout au long de son roman qui est émaillé de-ci de-là de journalistes corrompus, de politiciens véreux, de chantage, de désinformation …

Une histoire qui tourne et tourne sans que l’on sache où elle va nous conduire, je me suis donc ennuyée pendant les trois-quart de ma lecture, malgré la présence d’une héroïne plus ou moins sympathique (à la fois droite dans ses bottes et pourtant terriblement stupide quand elle agit sans réfléchir) , mais à laquelle je ne me suis pas du tout attachée.

Une fin qui à mon sens n’en ai pas vraiment une, puisque l’auteure a choisi d’utiliser des extrait de journaux pour nous expliquer ce qui suit, c’est une bonne technique mais j’ai trouvé que c’était un peu bâcler le travail.

Il s’agissait du premier tome d’une série, mais soyons honnête je ne pense pas découvrir la suite.

signature

 

 

Lire en couleurs 🎨·Romans

Cogito – Victor Dixen

Bonjour à tous, vous allez bien ? De mon côté, le mot du moment c’est stresse.
Stresse.
Stresse.
Stresse.
Stresseeeeeee !!
Et vous savez pourquoi ? Parce que demain je passe un nouvel entretien d’embauche, qui pourrait cette fois débouché sur un CDI en médiathèque !!

Bref, je n’ai pas écrit cet article pour m’épancher sur mes problèmes personnels, mais bien pour vous parler d’une de mes dernière lecture qui m’a enthousiasmé et dont vous avez pu découvrir l’identité dans le titre de cet article.
Oui aujourd’hui je vous parle de Cogito, le dernier roman de Victor Dixen paru récemment dans la Collection R.

Il s’agit du premier livre de Victor Dixen que j’ouvre, oui je n’ai jamais lu sa première série Phobos (et vu les critiques très mitigées que j’en ai lu, je doute de m’y mettre un jour …). Pour ceux qui ne connaissent pas le pitch de Cogito voici son résumé :

Un don du ciel… Roxane, dix-huit ans, a plongé dans la délinquance quand ses parents ont perdu leur emploi, remplacés par des robots. Sa dernière chance de décrocher le Brevet d’Accès aux Corporations : un stage de programmation neuronale, une nouvelle technologie promettant de transformer n’importe qui en génie….ou un pacte avec le diable ? Pour les vacances de printemps, Roxane s’envole pour les îles Fortunées, un archipel tropical futuriste entièrement dédié au cyber-bachotage. Mais cette méthode expérimentale qui utilise l’intelligence artificielle pour « améliorer » la substance même de l’esprit humain est-elle vraiment sûre ? En offrant son cerveau à la science, Roxane a-t-elle vendu son âme au diable ? Demain, l’intelligence artificielle envahira toutes les strates de la société. L’ultime frontière sera notre cerveau.

Pour ma part, j’ai essentiellement été attirée par sa magnifique couverture et ce bien avant de découvrir l’histoire qu’elle renfermait.

Résultat de recherche d'images pour "cogito couverture"

J’ai aimé le monde qu’a créé Victor Dixen.
Un monde futuriste, mais pas trop, ça pourrait être dans notre présent d’ici une dizaine d’années. Un monde régit par les robots et les IA. Un monde où l’être humain n’est plus qu’un pantin dépendant de toute la technologie qui l’entoure … du moins c’est le cas pour certains. Car la France que nous décrit Victor Dixen est séparée en deux zones, que certains nomment la Zone serve et la Zone franche. Cette dernière se trouve dans l’ex-Lozère, où certains humains ont fait le choix de fuir toute technologie et de vivre selon la loi des Patriarches qui interdisent toute machine et prônent le retour à la terre.

Comme l’a dit Jean-Paul Sartre, un philosophe du siècle passé […],  » l’homme est condamné à être libre » précisément parce qu’il pense et qu’il doit choisir consciemment chacune de ses actions.

Une histoire prenante, j’ai dévoré plus de trois cent pages en tout juste quatre heures, tant j’ai été happé par la folle aventure que vit Roxane sur les Îles Fortunées. L’écriture de Victor Dixen est palpitante, et elle m’a d’autant plus parlé que je suis actuellement en train de découvrir la série Black Mirror, où la technologie a supplanté les êtres humains pour le meilleur et surtout pour le pire …

Concernant les personnages je suis un peu plus mitigée, le personnage de Roxane m’ayant parfois un peu agacée, elle est trop souvent à fleur de peau et s’énerve pour un rien. Elle ferait mieux de réfléchir avant d’ouvrir sa bouche.

C’est comme si j’étais face à une autre personne, qui me fixe avec une froide détermination. Non pas celle qui a a passé ces dernières années à se saborder systématiquement, mais celle qui est prête à se battre pour survivre.

Fort heureusement son comportement est compensé par la présence d’autres protagonistes bien moins sanguins et plus attachants, notamment le beau Simbad, dont rien que le prénom fait rêver, lui et son caractère de cochon qui va se révéler indispensable dans le courant de l’histoire. Faune et son histoire m’ont également touché bien plus que je n’aurai pu l’imaginer.

En somme, j’ai adoré cette histoire, que j’ai trouvé prenante.
Malheureusement la toute fin m’a laissé dans une humeur fâcheuse, je l’ai trouvé nulle, bien trop nian nian par rapport à toute l’histoire qui avait précédé. Je suis particulièrement déçue de constater le retournement de veste de nombreux personnages. Dans la vraie vie, quand on est méchant on le reste ou du moins on en conserve toujours des traces.

signature

Romans

Nos plus belles étincelles – Jamie McGuire

Bonjour tout le monde, aujourd’hui je ne comptais pas vous proposer de jeudi sur son 31, puisque je suis plongée dans un manga (L’Île errante de Kenji Tsuruta) et que c’est quasiment impossible de faire coïncider bonne citation et page 31 mais je l’ai quand même fait en vous proposant une citation extraite d’une autre de mes lecture actuelle (Sœurs de Bernard Minier).
Bref, j’arrête de bavasser pour rien dire car comme vous avez pu le voir dans le titre de l’article vous allez retrouver juste après mon blabla mon avis sur un roman que j’ai adoré, Nos plus belles étincelles de Jamie McGuire.

P_20190815_151916_1.jpg
Je suis à un chouïa de déclencher l’alerte coup de cœur !

On n’oublie jamais son premier amour…
Depuis qu’il a croisé son sourire mélancolique derrière l’objectif de son appareil photo deux ans plus tôt, Elliott n’a jamais cessé d’aimer Catherine. Pourtant, la même année, il a été obligé de quitter la ville, la laissant seule au moment où elle avait le plus besoin de lui…
Aujourd’hui, Elliott rentre enfin et il est bien décidé à reprendre le fil de cette histoire d’amour qu’il n’a jamais oubliée. Mais Catherine ne lui a pas pardonné son départ, et le secret qui pèse sur elle pourrait étouffer à tout jamais l’étincelle de leur amour.

Bien avant de découvrir ce résumé, j’avais déjà prévenu ma collègue qui gère le fonds adolescent, je voulais ce roman, et pour cause j’adore le travail de son auteure, que j’ai découverte avec son titre Beautiful Disaster, une histoire bien plus osée que celle que j’ai découverte entre les pages de Nos plus belles étincelles. J’ai donc dans un premier temps était un peu surprise en découvrant que ce nouveau titre mettait en scène deux adolescents tout juste majeurs. Mais qu’importe, j’ai très rapidement fait fit de ce détail pour me plonger dans cette magnifique histoire d’amour.

Dans ce roman, qui débute suite à une bien vilaine trahison de la part d’Eliott (quoique purement involontaire) et que Catherine a du mal à pardonner, nous avons une alternance des points de vue entre les deux protagonistes principaux, ce qui permet de rendre la lecture plus vivante, moins monotone. D’autant que le livre mêle savamment romance, vie quotidienne des protagonistes au lycée, à la maison, le tout s’en nous ennuyer. D’autant que l’auteure profite de l’origine ethnique d’Eliott, qui est cherokee, pour aborder de manière parfois peu délicate le racisme stupide et injustifié que peuvent se faire subir entre eux les étudiants. 

Mais au delà de cette belle histoire d’amour, qui fait les frais de nombreux heurts, l’auteure a su insuffler à son histoire une bonne dose de mystère et de suspense au travers d’un lourd secret que cache Catherine, et qui fait planer une ombre noire au dessus de sa tête. Sans vous expliquez de quoi il retourne, laissez moi vous dire que la révélation finale concernant ce secret m’a soufflé. Je ne m’y attendais pas du tout, du tout.

En somme ce roman, à la douce couverture, renferme une belle histoire d’amour vécue par des personnages que l’on voudrait connaître, saupoudré d’une bonne dose de mystère, le tout m’ayant déclenché un quasi coup de cœur.

signature

 

 

Lire en couleurs 🎨·Romans

La carte des jours, Miss Peregrine et les enfants particuliers tome 4 – Ransom Riggs

Bonjour à tous,alors que le mois d’août défile à vitesse grand V, il est temps que je vous présente le premier article de Lire en couleurs qui, comme vous l’avez découvert dans le titre, est consacré au quatrième tome des aventures mouvementés de Jacob Portman, héro créé par Ransom Riggs.

p_20190809_232635.jpg

Afin de vous rafraîchir la mémoire, je vous propose un résumé des trois premier tomes, suivi du résumé concernant le dernier tome actuellement paru.

Tome 1 : Jacob Portman, 16 ans, écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand-père. Un soir, Jacob trouve son grand-père mortellement blessé par une créature qui s’enfuit sous ses yeux. Bouleversé, Jacob part en quête de vérité sur l’île si chère à son grand-père, où ses parents l’avaient envoyé pour le protéger de la menace nazie. Le jeune Abe Portman y a été recueilli par Miss Peregrine Faucon, la directrice d’un orphelinat pour enfants « particuliers ». Selon ses dires, Abe y côtoyait une ribambelle d’enfants doués de capacités surnaturelles, censées les protéger des « Monstres ». En découvrant le pensionnat en ruines, il n’a plus aucun doute : les enfants particuliers ont réellement existé. Mais étaient-ils dangereux ? Pourquoi vivaient-ils ainsi reclus, cachés de tous ? Et s’ils étaient toujours en vie, aussi étrange que cela paraisse…

Tome 2 : Alors que les enfants particuliers sont pourchassés par une armée de monstres, Miss Peregrine, leur ombrune, changée en oiseau, est prisonnière de son état, suite à l’attaque des Estres, des âmes damnées. Ils n’ont plus qu’un espoir : trouver une Ombrune susceptible de redonner à la directrice de l’orphelinat sa forme humaine. Se réfugiant in extremis dans une boucle temporelle où vit une curieuse ménagerie d’animaux singuliers. Parmi eux, Addison, un chien parlant, leur apprend que Miss Wren, la dernière Ombrune en liberté, est partie libérer ses sœurs à Londres. Il devient urgent pour les enfants particuliers de rejoindre la capitale…

Tome 3 : Dans le Londres d’aujourd’hui, Jacob Portman et Emma Bloom se lancent à la recherche de leurs amis enlevés par les Estres. Ils retrouvent leur trace grâce au flair aiguisé d’Addison. Bientôt, au bord de la Tamise, ils font la connaissance de Sharon, un géant bourru qui, moyennant une pièce d’or, propose de leur faire traverser le fleuve. Ils rejoignent ainsi l’Arpent du Diable, une boucle temporelle à la réputation effroyable où séjournent les particuliers les moins recommandables, où pirates et malfaiteurs commettent leurs forfaits en toute impunité. Jacob et Emma ne se sont pas trompés : l’ennemi a bien établi son QG dans l’Arpent, derrière les murs d’une forteresse imprenable…

Tome 4 : Jacob Portman est de retour chez lui, en Floride, là où tout a commencé. Et cette fois, son rêve est devenu réalité : Miss Peregrine et les enfants particuliers sont à ses côtés. Ces derniers découvrent, fascinés, le monde moderne. Afin de faciliter leur intégration, Jacob est chargé de leur donner des cours de normalité. Au programme : plage, baignade, et leçons particulières…
Mais la découverte d’un mystérieux bunker dans la maison de son grand-père va tout changer.
Persuadé qu’Abe lui a laissé des indices pour sauver des enfants particuliers isolés, Jacob entraîne ses amis sur les routes. C’est le début d’un jeu de piste dangereux, à travers un long périple dans l’Amérique d’aujourd’hui, territoire étrange, aux espaces parallèles peuplés de créatures d’un autre temps.

Après leur combat épique face aux Estres dans le troisième tome de la saga, je ne pensais pas retrouver un jour Jacob et ses amis si particuliers, mais c’était sans compter sur l’imagination débordante de Ransom Riggs.
Ce nouveau tome, épais comme une brique, nous réserve une fois de plus de belles surprises et ce fut pour moi un bonheur de retrouver les personnages et d’en rencontrer de nouveaux. Même si je dois bien reconnaître que certains personnages m’ont un peu agacée, notamment Emma et son comportement de girouette sentimentale.

Dans ce nouveau tome l’histoire m’a semblé moins magique, plus terre à terre, que ce dont je me souvenais de la première trilogie, d’autant que les photos qui émaillent ce quatrième opus sont moins « particulières » que dans les tomes précédents.

Si j’ai apprécié que l’auteur mette en place un nouveau monde régit par de nouvelles règles, je suis consciente d’avoir oublié certains points de l’histoire précédente comme la disparition de Fiona. Mais, comme je vous le disais à l’instant, l’auteur profite de ce nouveau tome pour remettre les choses à plat et débuter sur de nouvelles bases, ici on est aux États-Unis et les ombrunes n’existent plus, remplacées par des gardiens de boucles incapables de la moindre magie … un monde désolant bien loin du rêve américain.

Ce nouveau tome, qui est bien sans vraiment l’être, sert de tremplin à la future trilogie que compte écrire Ransom Riggs, l’action y est essentiellement concentrée dans les derniers chapitres, un point que je regrette un peu au vu de son épaisseur, mais qu’importe ce fut tout de même un réel plaisir de me replonger dans une boucle temporelle et de passer quelques heures en compagnie d’amis particuliers.

signature

 

Romans

Mon ex se marie (et je suis invitée) – Olivia Billington

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous parle d’une lecture que j’ai découverte le mois dernier, Mon ex se marie (et je suis invitée), un roman feel-ggod d’Olivia Billigton, dont vous pouvez retrouver le traditionnel résumé ci-après :

Alexia n’a plus de temps à perdre ! Il lui reste quatre mois. Quatre mois pour trouver celui qui l’accompagnera au mariage de sa cousine et de… son ex. Va-t-elle s’y rendre avec Lyxnex qu’elle a trouvé sur un site de rencontre ? Encore faudrait-il qu’il arrête de jouer les abonnés absents… À moins qu’elle n’y aille avec Eduardo, l’inconnu qu’elle a croisé dans un bar ? Mais est-il vraiment un inconnu ? Une chose est sûre, Alexia est loin de se douter que son choix aura des conséquences inattendues le jour de la cérémonie…

Résultat de recherche d'images pour "mon ex se mari et je suis invitée livre"

Comme vous pouvez vous en douter, ce roman est une pure romance, un feel-good qui s’assume et pour moi ce fut une lecture 100% bonheur. Explications :

Dans ce délicieux roman que j’ai découvert grâce à Netgalley, notre histoire débute avec Alexia recevant une invitation pour la mariage de sa cousine et de son ex, qu’elle a elle même eu la malchance de présenter l’un à l’autre quelques années auparavant suite à quoi monsieur a fait un troc de cousine (le goujat !). Ne pouvant se résoudre à aller au-dit mariage seule et esseulée, Alexia se met en tête de trouver le compagnon idéal pour ce grand moment. Cependant elle se refuse à y aller en compagnie d’un gigolo payé pour l’occasion, non quitte à chercher un homme, Alexia veut trouver le bon et c’est ainsi que l’on va rencontrer une ribambelle de pseudos-hommes-parfaits dégotés suite à son inscription sur un site de rencontre en ligne.

Bon vous vous en doutez, dans ce livre ancré dans le XXIe siècle, Alexia va subir de très nombreuses déconvenues sentimentales, mais c’est aussi l’occasion pour nous lecteur de faire connaissance avec de multiples personnages, parfois attachants, parfois tête à claque (Eduardo si tu te sens concerné, c’est normal), le tout ponctué de l’écriture très agréable d’Olivia Billington qui sème par-ci par-là des petites perles humoristiques à tomber.

Je ne vais pas m’étendre plus sur l’écriture de l’auteure qui est agréable, fluide et sans chichi, idéale pour nous accompagner aux côtés d’Alexia dans sa recherche du Prince Charmant et qui au fur et à mesure de la lecture nous dévoile une histoire bien plus travaillée que ce que les premières pages laissées à penser …

En somme un livre dont le pitch de base est irrésistible, une comédie idéale pour l’été mais qui va au delà de ce à quoi je m’attendais en abordant l’importance du regard des autres, l’épineuse question du quand dira-t-on ? et sur l’acceptation de soi … un livre qui aborde donc des thèmes plus sérieux que ne le laissait à imaginer le résumé, en somme une très bonne surprise que je vous recommande volontiers.

signature

Romans

Le manuscrit inachevé – Franck Thillez

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous retrouve pour partager avec vous sur ma précédente lecture audio, le livre de Franck Thillez Le Manuscrit inachevé, dont vous pouvez découvrir le résumé juste en dessous :

Aux alentours de Grenoble, une voiture finit sa trajectoire dans un ravin après une course-poursuite avec la douane. Dans le coffre, le corps d’une femme. A la station-service où a été vu le conducteur pour la dernière fois, la vidéosurveillance est claire : l’homme n’est pas le propriétaire du véhicule.
Léane Morgan et Enaël Miraure sont une seule et même personne. L’institutrice reconvertie en reine du thriller a toujours tenu sa vie privée secrète. Sa vie ? Un mariage dont il ne reste rien sauf un lieu, L’Inspirante, villa posée au bord des dunes de la Côte d’Opale, et le traumatisme de l’enlèvement de sa fille Sarah. L’agression soudaine de son mari va faire resurgir le pire des quatre années écoulées.
Dans le vent, le sable et le brouillard, une question parmi d’autres se pose : vers qui, vers quoi se tourner, quand l’unique vérité est que tout vous devient étranger ?

C’est la toute première fois que j’ouvrais un livre de cet auteur, laissez-moi vous dire que ça ne sera pas la dernière !

Le manuscrit inachevé Thiliez Lizzie

Dans ce roman, qui débute d’une manière très, très bizarre, j’ai tout d’abord étais plutôt perplexe face à ce que j’entendais, mais j’ai rapidement fais abstraction de ce début pour le moins étonnant et j’ai été happé par l’histoire folle que nous conte Franck Thillez.

Au cours des pages qui semblent défiler à une vitesse folle, deux enquêtes bien distinctes s’offrent à nous … du moins au début car elles finissent par se rejoindre pour notre plus grand plaisir tant l’auteur maîtrise l’art du suspense et de la révélation qui fait grincer les dents.

Sans vouloir trop vous en dire sur ce roman, de peur de vous dévoiler des moments clés de l’histoire sachez simplement que si vous plongez dans ce manuscrit vous serez confrontés à des disparitions, des cadavres, des pervers plus glaçants les uns que les autres. Pour ma part, j’ai préféré les passages mettant en scène V & V, les deux enquêteurs plutôt que ceux avec Léane et son mari, Julian. Je reprocherai à Léane de trop souvent faire cavalier seule, un point qui m’a terriblement agacée au cours de mon écoute.

Après avoir terminé ce roman, outre le sentiment d’avoir été bluffée par un grand maître tout au long de mon écoute, j’ai eu comme l’impression d’avoir toujours connu les personnages qui le peuple, alors qu’il s’agissait de ma première lecture d’un roman de Franck Thillez comme je vous le disais plus haut et que, d’après ce que j’ai pu voir, ce ne sont pas des personnages récurrents de ses histoires.

Pour terminer cet article, je pourrais vous parler de la fin de ce roman, mais si je faisais ça je serai obligée de pousser un coup de gueule, et je n’ai pas du tout envie de le faire. Mais vous l’aurez tout de même compris, cette fin qui ne m’a pas apporté les réponses que j’attendais, ce qui m’a terriblement déçue, je pense qu’elle n’est pas du adaptée au format livre audio.

Sur ce je vous laisse en vous conseillant, si ce n’est pas déjà fait, de vous procurez cet excellent titre !

signature

Romans

Les mémoires d’un chat – Hiro Arikawa

Bonjour à tous, à l’occasion de la journée internationale du chat j’avais envie de partager avec vous mon avis concernant une lecture que j’ai découverte l’été dernier et qui m’avait particulièrement charmée …

Résultat de recherche d'images pour "les mémoires d'un chat"

J’ai découvert cet excellent roman un jour où je faisait des recherches sur un autre des titres d’Hiro Arikawa, le light novel à l’origine du manga Library Wars, que j’adore !

Histoire que vous puissiez découvrir plus amplement cette délicate histoire féline, voici son résumé :

Un changement dans la vie de Satoru fait qu’il doit se séparer de Nana, son chat adoré. Débute alors une série de voyages chez des amis d’enfance, aux quatre coins du Japon, pour lui trouver un nouveau foyer. Mais le rusé matou, narrateur de ce savoureux roman, ne l’entend pas de cette oreille : il fera tout pour rester avec Satoru et prolonger l’aventure.

Dans cette histoire pleine d’émotions, le chat est notre narrateur, pour notre plus grand plaisir. Ce dernier prénommé, Nana est un chat de gouttière un vrai, un dur. Pour lui, pas question d’avoir un maître, même s’il a élu domicile sur le capot d’un monospace. Un jour, suite à un accident avec une voiture, Nana (qui ne porte pas encore ce prénom) est recueilli par Satoru, le propriétaire du monospace. Après une visite chez le vétérinaire, le jeune homme décide de garder le chat chez lui le temps de sa convalescence et c’est ainsi qu’un lien indéfectible né entre les deux protagonistes principaux du roman.

C’est d’ailleurs Satoru qui lui donnera le prénom de Nana, ce dernier peu en adéquation avec le sexe du chat lui ai attribué parce que sa queue levée ressemble à un 7, et « nana » signifie 7 en japonais.

Ce roman plein d’humour, de bons sentiments est une hymne à l’amitié. Il est séparée en plusieurs parties. En effet, pour des raisons qu’il cache à tous, Satoru décide de faire le tour du Japon à la rencontre de vieux amis à qui il pourrait confier Nana. Et c’est ainsi que cette belle petite famille entame un road movie plutôt épique au travers duquel Nana nous régale d’anecdotes toujours plus croustillantes, comme sa découverte de la mer. Un voyage poétique dans lequel on se laisse emporter avec plaisir.

Chaque partie est consacrée à un ami que Satoru a décidé de voir pour faire adopter son précieux compagnon. J’ai été tellement emballée par ma lecture que je n’ai pas vu les pages défiler, j’avais tant envie de savoir pourquoi Satoru ne pouvait plus garder Nana … J’ai senti venir la fin, mais je ne voulais pas y croire tant ça me rendait triste. Soyons honnête, je pense que j’ai failli pleurer à de très nombreuses reprises !

En somme ce titre est un petit bijou, un vrai coup de cœur ! Un hymne à l’amitié, tant féline qu’humaine.

signature