Romans

S’adapter – Clara Dupont-Monod

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous propose de découvrir mon avis sur S’adapter, le nouveau roman de Clara Dupont-Monod disponible depuis le 25 août et qui fut mon tout premier pas dans la bibliographie de cette auteure.

C’est l’histoire d’un enfant aux yeux noirs qui flottent, et s’échappent dans le vague, un enfant toujours allongé, aux joues douces et rebondies, aux jambes translucides et veinées de bleu, au filet de voix haut, aux pieds recourbés et au palais creux, un bébé éternel, un enfant inadapté qui trace une frontière invisible entre sa famille et les autres. C’est l’histoire de sa place dans la maison cévenole où il naît, au milieu de la nature puissante et des montagnes protectrices ; de sa place dans la fratrie et dans les enfances bouleversées. Celle de l’aîné qui fusionne avec l’enfant, qui, joue contre joue, attentionné et presque siamois, s’y attache, s’y abandonne et s’y perd. Celle de la cadette, en qui s’implante le dégoût et la colère, le rejet de l’enfant qui aspire la joie de ses parents et l’énergie de l’aîné. Celle du petit dernier qui vit dans l’ombre des fantômes familiaux tout en portant la renaissance d’un présent hors de la mémoire.Comme dans un conte, les pierres de la cour témoignent. Comme dans les contes, la force vient des enfants, de l’amour fou de l’aîné qui protège, de la cadette révoltée qui rejettera le chagrin pour sauver la famille à la dérive. Du dernier qui saura réconcilier les histoires.
La naissance d’un enfant handicapé racontée par sa fratrie.
Un livre magnifique et lumineux.

Comme je vous l’ai dit juste juste au dessus, il s’agit de ma première incursion dans l’univers de Clara Dupont-Monod, même si j’ai été très tenté par La Révolte au moment de sa sortie, je n’ai hélas jamais trouvé le temps de le découvrir. Cette fois-ci, je me suis motivée et je n’ai pas raté le coche. Je peux vous dire que je suis plutôt fière de moi car S’adapter fut une bonne lecture. Et ce pour deux choses. Tout d’abord, le style de l’auteure qui, s’en être trop ampoulé, est chic, clair et malgré tout facile à appréhender. Et second point, mais non des moindres, l’histoire.

Cette dernière est originale, intéressante, touchante sans tomber dans le pathos. Elle m’a conquise, même si je regrette le découpage trop linéaire qu’a choisi l’auteure.
En effet, S’adapter est construit autour d’une thématique commune au trois parties. Trois parties pour trois enfants (enfin quatre, le dernier étant l’élément central de l’histoire). Dans la première partie, nous découvrons le point de vue de l’aîné de la fratrie. Un jeune homme qui se construit autour de l’enfant handicapé et qui va évoluer avec lui.

Dans la seconde partie, nous découvrons le ressenti, parfois violent de la cadette, la seule fille de la fratrie. Cette dernière vit terriblement mal l’arrivée de cet enfant différent qui lui vole à la fois son statut de petite dernière et l’attention de sa famille.

En la cadette s’implanta la colère. L’enfant l’isolait. Il traçait une frontière invisible entre sa famille et les autres. Sans cesse, elle se heurtait à un mystère : par quel miracle un être diminué pouvait-il faire tant de dégâts ? L’enfant détruisait sans bruit.

Et enfin, contrairement à ce que je m’attendais à découvrir, la dernière partie du roman n’est pas consacrée à l’enfant différent, mais à une tierce personne.

Il se sentait maillon d’une chaîne, prenait place dans une immense farandole qui, avant lui, avait dessiné le monde. Il adorait cette idée, d’être situé entre des milliers de vies vécues et d’autres à venir. Car alors il n’était plus le dernier.

J’ai trouvé cet enchaînement linéaire un peu pénible, facile peut-être et je pense que j’aurais préféré une construction mélangeant les points de vues des différents enfants. Cela aurait sûrement été plus brouillon, mais pour moi le texte aurait gagné en vivant.

Malgré la construction du texte qui m’a un peu déçu, ce fut une bonne lecture que je vous recommande si vous chercher une belle histoire tendre, touchante et bien écrite.

Les lois élémentaires ne s’excusaient jamais. Elles agissaient comme bon leur semblait, et à la charge des autres d’accepter le saccage.

Romans

Échange Loft londonien contre cottage bucolique – Beth O’leary

Bonjour à tous, aujourd’hui je me fais violence et je tente de rattraper mon retard dans l’écriture de mes avis lecture. J’ai lu plus d’une dizaine de titres dont je ne vous ai pas parlé, j’ai l’impression que je ne m’en sortirai jamais … Alors bon je prends mon courage à deux mains et je m’attèle à la rédaction de mon avis concernant le dernier roman de Beth O’Leary que j’ai lu durant le mois d’août.

Leena Cotton est épuisée. Ce n’est pas elle qui le pense, c’est son corps qui le lui dit. Son burn-out explosif en plein milieu d’une réunion capitale parle à sa place. Pour la peine, son employeur lui impose deux mois de congés qu’elle ira passer – en traînant les pieds – dans le cottage de sa grand-mère, à la campagne. Elle aurait encore préféré mourir de surmenage que d’ennui… 
Eileen Cotton a pris une décision : puisque son époux de toute une vie l’a quittée du jour au lendemain, elle a désormais le droit de vivre pour elle-même. Et pourquoi pas même… vivre une relation charnelle passionnée, à 80 ans ? Mais dans son petit village du Yorkshire, les candidats au poste d’amant ne sont pas légion… 
Un problème ? Une solution ! La grand-mère et la petite-fille n’ont qu’à échanger leurs vies. Eileen ira habiter dans la colocation de Leena à Londres, où les beaux messieurs pullulent, tandis que Leena a pour mission de se reposer à la campagne et… de régler tous les problèmes qu’elle avait tenté jusqu’ici de mettre sous le tapis. 
Avec quelques conseils pour apprivoiser la trépidante capitale d’un côté, et un ou deux trucs pour gérer les voisins intrusifs (ou excessivement séduisants) de l’autre, les aventurières devraient s’en sortir… N’est-ce pas ?

Second roman de l’auteure britannique que je découvre après A moi la nuit, à toi le jour, qui fut un coup de foudre, Échange loft londonien contre cottage bucolique était attendu comme le messie, hélas sa lecture fut décevante.
Je n’ai pas envie de casser du sucre sur le dos de ce livre (une bibliothécaire n’abîme pas ses livres, c’est un crime !), par conséquent je vais vous proposer un article plutôt court … Désolée.

Contrairement à ce que je m’attendais en lisant le résumé, et ce que j’ai eu le bonheur de découvrir dans A moi lnuit, à toi le jour, ici point de grande et belle histoire d’amour dans les pages de ce roman. Si l’amour est tout de même présent, il n’a rien de palpitant. Et même si j’ai trouvé les passages avec Eileen très divertissants, je n’ai pas vraiment adhéré à son histoire. Il en va de même pour Leena, qui elle ne vit même pas réellement une histoire d’amour, si ce n’est dans les toutes dernières pages.

Je suis tout de même contente d’avoir pu retrouver le style frais et pétillant de Beth O’Leary et son humour ravageur dans ce nouveau roman disponible depuis ce printemps chez Hugo Roman, même si je garderai un souvenir bien meilleur de son précédent titre.

Romans

Le cycle du corbeau, tome 1 : La Prophétie de Glendower – Maggie Stiefvater

Bonjour, bonjour !
Cet après-midi, je voulais prendre quelques minutes pour vous parler de l’une de mes dernières lectures fantastiques, La Prophétie de Glendower.

Chaque année, Blue Sargent accompagne sa mère clairvoyante observer les esprits des futurs morts. Des esprits que Blue ne peut voir… Du moins, elle ne le pouvait pas, jusqu’à ce qu’un jeune homme lui apparaisse et s’adresse directement à elle.
Il s’appelle Gansey et Blue découvre vite qu’il est étudiant à Aglionby, l’école privée locale. Or, elle a pour principe de ne pas s’approcher des jeunes hommes de l’académie ; plus connus sous le nom de « Corbeaux », ils ne causent que des ennuis.
Pourtant, Blue est irrésistiblement attirée par Gansey, sans qu’elle puisse s’expliquer pourquoi.
Il a tout pour lui : une fortune familiale, un visage d’ange, des amis dévoués… Mais il est à la recherche de quelque chose d’autre. Il s’est voué à une quête, secondé par trois autres Corbeaux : Adam, un élève boursier à la rancune tenace envers tous les fils de riches qui l’entourent ; Ronan, une âme féroce qui passe de la colère au désespoir en un tour de main ; et Noah, l’observateur taciturne du groupe, qui remarque beaucoup de choses mais n’en dit que bien peu.
Du plus loin que remontent ses souvenirs, Blue a toujours su qu’elle causerait la mort de l’amour de sa vie. Elle n’avait pourtant jamais cru que ce serait un problème. Maintenant que sa vie se retrouve intrinsèquement liée au monde sinistre des Corbeaux, elle n’en est plus aussi certaine.

De Maggie Stiefvater, j’ai lu, il y a quelques années la série Frissons et en voyant son nom apparaître dans les publications à venir, j’ai directement replongé en adolescence pour le meilleur … et pour le pire !

Attirée, mais sans plus, par le résumé de ce premier tome, je me suis tout de même laissée prendre au jeu et j’ai débuté la lecture de ce petit pavé (près de 600 pages tout de même !) où l’on me promettait de la magie, de la romance et une bien vilaine malédiction. Et si j’ai bien retrouvé tout cela au cours de ma lecture, j’ai aussi rencontré, fort malheureusement, beaucoup de temps morts et de longueurs bien inutiles !

Pourtant ce premier tome avait du potentiel, son histoire est plutôt intéressante et les personnages qui la composent ne sont pas désagréables. Notamment Blue, l’héroïne, qui a un caractère fort agréable, ni trop nunuche, ni trop badass. Le combo idéal en somme. Quant aux garçons qui l’accompagnent, ils ont tous leur intérêt dans l’histoire et une personnalité qui leur est propre, ce qui ne gâche rien.

Malheureusement, j’ai beau prendre en compte ces deux points positifs, une histoire attrayante et des personnages bien construits, savoir qu’il me reste quatre tomes avant de découvrir le fin mot de cette histoire me désespère d’avance tant je crains de nouvelles longueurs !

Romans

Tu n’auras pas le dernier mot ! – Aëla Liper

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous propose de découvrir mon avis qui te à la lecture de Tu n’auras pas le dernier mot de Aëla Liper.

Premier article du mois que je vous propose à distance, je m’excuse d’avance si je ne réponds pas aux commentaires de suite car je ne peux savoir à l’avance ce que donnera la connexion sur mon lieu de vacances.

Qui a dit qu’on ne pouvait pas trouver l’amour à la bibliothèque ?

En ce moment, la vie de Loeiza est aussi palpitante qu’un fondant au chocolat sans chocolat. Son projet le plus excitant cette semaine ? Commencer le tome 2 de sa saga préférée, qu’elle a enfin pu emprunter à la médiathèque, et retrouver l’héroïne badass qui (elle au moins !) ne vit pas son existence par procuration. Mais, entre les pages du livre, elle découvre un petit mot à son attention signé de la main d’un inconnu. Le mystérieux correspondant a trouvé sa liste des « choses à faire avant 35 ans », qu’elle avait oubliée dans le tome 1 (voilà où elle l’avait mise !), et semble vouloir l’aider à les réaliser. L’occasion rêvée pour Loeiza de pimenter un peu son quotidien, avec un tout nouvel objectif en tête : découvrir l’identité de cet homme mystère…

Attirée non par la couverture Debré roman, que je trouve affreuse, mais plutôt par son résumé fort choupinou et du tout par cette petite phrase d’accroche qui a su faire mouche  »qui a dit qu’on ne pouvait pas trouver l’amour à la bibliothèque? » (Rassurez-moi, personne n’a jamais osez dire ça ?!). C’est donc le coeur en joie que je me suis lancée dans cette lecture, pour le meilleur et pour le rire.

L’histoire proposée par Aëla Liper ne casse pas trois pattes à un canard, mais elle a eu le mérite de me faire rire encore et toujours plus à chaque page. Cette bonne humeur est portée comme un étendard par la soeur de Loëzia et sa meilleure amie, qui toutes deux cherchent à lui redonner le moral. Loëzia faisant une malheureuse fixette sur une grossesse qui ne vient pas. Cette bonne humeur, souvent contagieuse, m’a fait du bien. Au moins autant que le style léger (et garanti 100% pur beurre salé de Bretagne) de l’auteure. Cette dernière n’hésite d’ailleurs pas à insérer dans son texte de nombreuses expressions typiquement bretonnes qui m’ont fait voyager au pays des lichouseries (sucreries, gourmandises).

Mais au delà de cet aspect léger, Tu n’auras pas le dernier mot, est aussi un roman qui nous offre des moments intenses avec des sujets plus sérieux.

Les seuls bémols qui je retiendrais sont les libertés que l’auteure s’est permise de prendre avec la réalité : non on ne fait pas de tests ADN en claquant des doigts et non, les bibliothécaires ne fournissent pas d’informations personnelles sur leurs lecteurs, comme beaucoup de professionnels nous sommes soumis à la RGPD.

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Toucher le noir

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous parle de Toucher le noir. Second volet dans cette collection que je découvre, mais troisième disponible en librairie.

Toucher le noir est donc le nouveau fait d’arme du blogueur Yvan Fauth, publié en juin de cette année.

Onze grands noms du thriller français nous font toucher le noir, jusqu’au creux de l’âme…

Solène Bakowski, Éric Cherrière, Ghislain Gilberti, Maud Mayeras, Mickaël Mention, Valentin Musso, Benoît Philippon, Jacques Saussey, Laurent Scalèse, Danielle Thiéry, Franck Thilliez.

Ces onze auteurs prestigieux, maîtres incontestés du frisson, nous entraînent dans une exploration sensorielle inédite autour du toucher. Avec eux, vous plongerez dans les plus sombres abysses, effleurerez la grâce et l’enfer d’un même geste, tutoierez l’horreur du bout des doigts…

Dix nouvelles inédites pour autant d’expériences tactiles, éclectiques, terrifiantes et toujours surprenantes.

Oserez-vous frôler le noir d’aussi près ?

Ce nouveau tome reprend le même principe que les précédents : un sens poussé dans ses plus vils retranchements par de grands noms de la littérature policière (français ou non).

J’ai découvert le précédent opus l’été dernier et sa lecture m’avait retourné le cerveau (et parfois un peu aussi l’estomac !). C’est donc déjà conquise que je me suis lancée à la découverte de ces nouvelles créations noires. Le tout pour mon plus grand bonheur, même si j’ai trouvé les histoires légèrement en dessous des précédentes.

Je reviendrai très probablement vers vous pour des avis détaillés de chaque nouvelle, mais dans l’immédiat, je n’ai pas le temps de les écrire.

Sur ce, je vous dis à demain pour j’ nouveau Throwback Thursday Livresque !

Romans

Never Leave Me Again (tome 2) – Estelle C. Miccoli

Bonjour à tous !
Aujourd’hui, je vous ai préparé un article plutôt court et pour cause, je n’ai pas aimé ma lecture du titre dont je vous propose le retour ce matin.

Son amour pour lui n’a jamais été si fort… et si dangereux.

Depuis le retour de Matthias dans sa vie, Alice n’est plus la même. Pour protéger celui qu’elle aime des criminels qui le menacent, elle est prête à tout. Quitter sa vie et le pays dans lequel elle a grandi, même mentir à ses plus proches amis. Pourtant, un doute subsiste… Et s’il ne lui avait pas tout dit concernant la raison de leur fuite ? S’ils étaient encore en danger ? Alice le sait : tant qu’elle ne connaîtra pas toute la vérité sur le passé de Matthias, elle ne pourra pas lui faire totalement confiance. Or, s’ils veulent donner une nouvelle chance à leur histoire, elle a besoin de savoir qu’elle peut compter sur lui. Pour le meilleur… et pour le pire.

Souvenez-vous, au moment de ma découverte du premier tome de cette histoire, j’avais été très déçue ; notamment par le caractère détestable de l’héroïne. Mais poussée par ma curiosité, j’ai tout de même pris la peine de découvrir la suite de l’histoire d’amour entre Alice et Matthias.
Grand mal m’en a pris.
J’ai perdu de précieuses minutes de lecture pendant lesquelles j’aurai pu découvrir un très bon titre !

L’histoire de ce second tome débute directement à la suite des péripéties vécues par le couple dans le premier opus, on les retrouve donc dans l’avion qui les emmènent loin des dangers de Marseille vers leur nouvelle vie à Los Angeles. Mais une fois arrivés sur place, ils vont être confrontés (pauvres bichons !) à un autre problème : Maxime, le grand frère de Matthias, celui par qui le grand chambardement est initialement arrivé. Devenu camé jusqu’à l’os, ce dernier est une véritable loque doublé d’un être méchant à souhait, un vrai bonheur.
Mais fuyant ce colocataire fort désagréable, le couple s’offre à de maintes reprises des virées fort sympathique : plage, Walk of Fame, Las Vegas … jusqu’à ce que l’auteure décide que la belle vie a ses limites et les replonge dans les affres marseillaises (ils ont un de ces bilan carbone ces deux là, je vous en parle même pas !).

Mais rassurez-vous, l’histoire se finit bien … ô joie !
Hélas elle aurait aussi bien pu se terminer par une catastrophe planétaire que ça m’aurait fait le même effet tant je me suis désintéressée des personnages de ce second tome.

Sur ce, je respire un bon coup et je retourne découvrir Atchoum ! du grand Naoki Urasawa.

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Pour que s’envolent les hiboux – Eléanore Ly

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous propose de découvrir mon avis suite à la lecture du titre Pour que s’envolent les hiboux proposé en auto-édition par une auteure de chez moi, Eléanore Ly.
J’ai terminé cette lecture depuis un petit moment, mais entre le boulot où je nage dans la semoule et l’embrouillamini que cette lecture a mis dans ma tête, j’ai eu un peu de mal à écrire mon avis.

Couverture de Pour que s'envolent les hiboux par Eléanore Ly

Flore est aux anges : son frère Thomas rentre à Paris, après un séjour d’un an à New York. Mais elle déchante rapidement, car Thomas a changé. Distant, le regard impénétrable, il s’est marié à une fille pour le moins étrange. Alors très vite, les questions se bousculent : qui est-elle ? que veut-elle ?
Surtout, que s’est-il passé à New York, et en quoi ce séjour a-t-il transformé définitivement le jeune homme ?

Pour que s’envolent les hiboux est le second titre que je découvre d’Eléanore Ly, qui souvenez-vous en est également l’auteure de Ce n’est qu’un visage, un roman que j’ai lu l’été dernier et qui m’avait quelque peu chamboulé. S’il vous intéresse, mon avis de lecture est toujours disponible et vous pouvez le retrouver juste ici.
Si dans son premier titre Eléanore Ly avait fait le choix de mettre en scène un groupe d’adolescents, ici elle a choisi de mettre en lumière une jeune trentenaire, détective privée de formation et surtout une grande sœur aimante et très attachée à son petit frère Thomas. Ce dernier va vite s’imposer comme étant le second personnage principal de cette histoire, puisque tout le mystère réside dans son changement de vie.

Pour moi l’auteure a un talent indéniable, une plume enchanteresse qui m’entraîne là où je n’ai pas réellement envie d’aller ! Car oui, si le résumé est alléchant, il y a un je-ne-sais-quoi dans son histoire qui ne m’a pas intéressé et pourtant j’ai dévoré ce nouveau livre avec une envie féroce de découvrir le pourquoi du comment.
Mais laissons mes sentiments perturbés de côté pour un moment et revenons-en au cœur même de l’histoire. Eléanore Ly mériterait, à mon sens, d’être bien connu qu’elle ne l’est actuellement, car les histoires qu’elle invente sont à chaque fois terriblement réfléchis, avec une construction pointue où rien ne semble être laissé au hasard. Dans le cas de Pour que s’envolent les hiboux, l’histoire se déroule sur deux temporalités qui nous apportent des réponses au compte goutte, de quoi attiser ma curiosité naturelle. Je préfère ne pas trop vous en dévoiler sur le contenu du roman, mais sachez tout de même que l’auteure a su mêler avec brio une histoire de vengeance, d’amour familiale infini à l’existence d’une cellule de héros du quotidien méconnus, surentraînés et parfois prêts à tout pour réussir les missions qui leur ont été confié …

Le roman, qui s’il est plutôt court, ne manque pas de suspense. Chaque page tournée est l’occasion de faire face à une révélation supplémentaire, une vérité qu’on préférerait ne pas toujours connaître et pourtant l’auteure ne nous épargne rien, sans toutefois jamais trop en faire. Quand je vous dis qu’elle a du talent, ce n’est pas pour rien !

Vous l’aurez certainement compris, si je n’ai pas adoré cette lecture, le travail d’Eléanore Ly m’a une fois de plus chamboulé l’esprit et j’ai hâte de découvrir son prochain titre … une véritable romance paraît-il ! De quoi attiser une fois de plus, comme si c’était bien nécessaire, ma curiosité !

Romans

La fureur des mal-aimés – Elsa Roch

Bonjour, bonjour, demain je compte vous proposer un nouvel article sur mes coups de cœurs mensuel, or il se trouve que je ne vous ai même pas parlé d’un des deux livres qui m’ont fait chaviré mon p’tit cœur de lectrice … oups !

Découvert un peu par hasard sur Netgalley, je me suis intéressé à ce roman parce que je trouvais sa couverture attrayante. Or dès les premières lignes du résumé j’ai senti venir le coup de foudre, ce qui n’a pas raté !
Je vous laisse découvrir à votre tour le résumé du troisième roman de l’auteure française Elsa Roch. Une auteure que je suivrai à l’avenir !

Veille de Noël, de nos jours. Tous les soirs ou presque, le commissaire Amaury Marsac va s’asseoir sur un banc dans le square du Vert-Galant, c’est sa soupape, sa respiration pour chasser les angoisses et les horreurs du métier avant de rentrer chez lui. Cette nuit-là, il échange quelques mots avec un sans-abri qui le touche, avant de se rendre compte que le jeune homme, sous son bonnet bleu, regarde obstinément une poubelle, dans un coin du jardin public. Une poubelle qui n’est pas là d’ordinaire, et Marsac se lève pour l’examiner. Dedans, gît un cadavre, un homme au crâne fracassé et au ventre ouvert, rempli de mort aux rats.
    Mars 1995. Alex a 15 ans, il vient de fuir l’appartement familial et ses cauchemars, il est à la rue et doit se cacher quelques jours au cas où son ancienne vie cherche à le rattraper. C’est plus que difficile, la rue à quinze ans, mais Alex résiste au désespoir, car dès que possible il va partir, il va la retrouver, il n’y a qu’Elle qui compte désormais dans sa vie.

     Dans ce polar à l’atmosphère remarquable et au rythme très tendu, on suit alternativement l’enquête de Marsac sur l’homme au bonnet bleu, et la fugue d’Alex vingt ans auparavant. Une bouleversante variation sur les enfances brisées, les secrets de famille, et la beauté cruelle de la vengeance.

La fureur des mal-aimés, c’est un roman plutôt court, moins de 300 pages, mais dont l’action concentrée nous offre de très bons moments de suspense et d’adrénaline.

Dans l’histoire que nous conte ici Elsa Roch, on suit en parallèle deux temporalités, l’une en 1995 et la seconde en période de Noël dans les années 2000, l’auteure ayant fait le choix de ne pas nous donner d’indication temporelle plus précise.
C’est un point que j’ai apprécié, car il nous permet d’appréhender tranquillement le passé de l’un de ses personnage et ainsi de mieux comprendre ce qui se passe dans le « présent ».

Les personnages imaginés par Elsa Roch son agréables à suivre. On trouve, par exemple, Alex un SDF impliqué bien malgré lui dans l’enquête qui se déroule sous nos yeux. C’est un personnage qui renferme de très lourds secrets. Des secrets si noirs qu’ils vont bouleverser le commissaire Marsac, ici en charge d’une enquête particulièrement glauque, où se mêle avec brio des sujets fort dérangeants tels que la pédophilie, la vengeance ou la délation, le tout nous offrant un excellent roman !

En me renseignant un peu sur le travail de l’auteure, j’ai découvert qu’elle était également psychologue spécialisée dans les troubles autistiques, l’adolescence et les addictions et qu’elle avait déjà publié deux autres romans mettant en scène le commissaire Amaury Marsac … livres que j’ai d’ores et déjà commandé !

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Meurtres en Gévaudan – Florence Metge

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous propose de retrouver mon avis sur Meurtres en Gévaudan, un roman que j’ai découvert sur le site Simplement Pro. Ça faisait un moment que je n’avais pas lu d’auto-édité et je me suis dis que je pouvais bien y retourner pêcher quelques bonnes lectures …
Je remercie donc le site et surtout l’auteure, Florence Metge, pour ce moment dans les pas d’une légende médiévale aussi glaçante qu’intrigante !

Meurtres en Gévaudan par Metge

250 ans après, et si la bête du Gévaudan était de retour ?

Juin 2017, Saint-Chély-d’Apcher, Lozère. Le corps d’une lycéenne est retrouvé en partie dévoré au pied de la statue de la bête du Gévaudan. Ce crime ne tarde pas à évoquer ceux commis dans la région par la mystérieuse créature, 250 ans auparavant.
Avril 2018. Faustine Dalle quitte la région parisienne pour s’installer dans l’ancienne maison de famille en Lozère. Elle pensait réaliser son rêve : commencer l’écriture d’un roman et ouvrir des chambres d’hôtes. Pourtant, les cartons à peine défaits, une sinistre découverte brise son élan : le cadavre d’une jeune femme est déterré dans son jardin.

Existe-t-il un lien entre ces événements ? Qui sème de nouveau la terreur dans l’ancienne province du Gévaudan ? Et si la bête revenait hanter la région ?

Meurtres en Gévaudan est un roman plutôt court, on est au alentours de 300 pages, dans lequel on suit Faustine Dalle, une jeune femme de 25 ans, qui jusqu’à lors vivait à Paris. Muée par une envie de changement, elle plaque tout : travail, appartement et même son crush du moment pour partir, loin de ses repères, s’installer dans la maison familiale, déserte depuis le décès de ses parents, dans le pittoresque village de sainte-Lucie au cœur de l’ex province du Gévaudan.

L’auteure, profitant de la curiosité de son héroïne pour le mythe de la bête, nous offre (en général à chaque inter-chapitre) un retour historique sur les faits qui se sont déroulés au XVIIIe siècle. Adorant cette légende, j’ai trouvé cette idée fort sympathique.

Cela n’a pourtant pas suffit à me faire apprécier pleinement ma lecture. En effet si l’histoire partait plutôt bien, je n’ai hélas pas réussi à entrer dans sa dimension polar, puisque à aucun moment je me suis retrouvée confronter à l’enquête à proprement parler. Les éléments qui auraient pu être intéressants nous étant donné, déjà mâché (par la bête ?), à la fin du roman.
J’ai n’ai également pas apprécié la plume de l’auteure. A de trop nombreuses reprises, j’ai eu l’impression d’être confrontée à ses notes d’écriture, comme si elle n’avait pas su romancer son histoire … mais en me penchant sur d’autres avis de lecture, je n’ai pas retrouver ce point. Cette impression est donc potentiellement le fait d’un manque de concentration de ma part au moment de la lecture.
Autre fait, anecdotique cette fois-ci, qui m’a dérangé dans me lecture : les hommes de cette région sont-ils tous des chauds lapins ?!

Malgré ces quelques points négatifs, j’ai été très heureuse de pouvoir me replonger dans cette belle et cruelle légende, d’autant que l’auteure nous offre sur un plateau d’argent son amour pour les sublimes paysages de la Lozère, ce qui m’a donné envie d’y retourner promener mes chaussures de randonné !

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Le Chameau de la bibliothèque – Karine Guiton

Bonjour à tous, alors que je rêve d’une glace bien rafraichissante, histoire d’oublier cinq minutes les 30°C dans le bâtiment où je travail, je vous propose de découvrir ce que j’ai pensé du livre jeunesse Le Chameau de la bibliothèque de Karine Guiton, qui sera disponible le 7 juillet chez Didier Jeunesse.

Monsieur Mache n’est pas un chameau comme les autres. Grand amateur de littérature, il passe son temps à emprunter des livres à la bibliothèque.
Oui, mais voilà, il ne rend jamais les ouvrages empruntés !

L’auteure, Karine Guiton est également bibliothécaire depuis plus de vingt ans, on lui doit également le roman jeunesse La Sorcière du marais, paru en mai de cette année. Dans son second roman, point de magie, celui-ci met en scène des animaux anthropomorphisés dans un village où la bibliothèque semble avoir une place prédominante.

J’ai beaucoup aimé cette histoire, et promis ce n’est pas seulement du à mon métier commun à celui de Mme Floris, la bibliothécaire.

Les personnages sont simples, avec un caractère bien défini et donc facilement identifiables par les enfants. Un bon point pour l’auteure, d’autant que celle-ci a décidé de mettre en avant l’un des pire cauchemar des bibliothécaires : les lecteurs adorables, grands lecteurs mais qui ne rendent pas leurs livres ! Ici, la bête noire se nomme Monsieur Mâche, un chameau qui cache un secret bien croustillant, qui saura éveiller la curiosité et l’intérêt des enfants.

Outre les personnages, j’ai apprécié la leçon de moral insérée par Karine Guiton. Comme quoi, toutes les bibliothécaires ne sont pas des vieilles à chats complètement obtuses !

Je regrette simplement le peu d’illustrations de Laure du Fäy, elles sont sympathiques et quelques unes en plus n’auraient pas gâché, à mon sens, cette histoire.