Romans

Monsieur – E.L. James

Bonjour à tous, aujourd’hui je m’attaque à un article de taille, non qu’il sera très long, mais il fut compliqué à écrire. En effet j’étais tentée par la lecture du nouveau chef-d’œuvre (Hahahaaaaa) de E.L. James, mais il s’agissait essentiellement de curiosité mal placée … or ma lecture ne fut pas si terrible que ça, ce que j’ai beaucoup de mal à admettre !

Londres 2019. La vie est douce pour Maxim Trevelyan. Avec sa belle allure, ses relations aristocratiques et son aisance financière, il n’a jamais eu à travailler et dort rarement seul. Mais tout va changer lorsque la tragédie frappe et que Maxim hérite du titre de noblesse, de la fortune de sa famille, et de toutes les responsabilités qui en découlent. Un rôle auquel il n’est pas préparé et qu’il a du mal à assumer.
Son plus grand défi sera de lutter contre son désir pour une jeune femme énigmatique fraîchement arrivée en Angleterre et dont le passé trouble semble inquiétant. Réservée, belle et douée pour la musique, elle reste un mystère, et Maxim éprouve pour elle une passion qui lui est inconnue et qu’il n’ose nommer. Qui est Alessia Demachi ? Maxim peut-il la protéger de la malveillance qui la menace ? Et comment réagira-t-elle quand elle apprendra qu’il a lui aussi ses propres secrets ?

Résultat de recherche d'images pour "monsieur el james"
Entrer une légende
Autant les couvertures de 50 nuances étaient magnifiques, autant là c’est moche !

Commençons par le commencement. Le premier chapitre. Celui-ci est effréné, le personnage qui l’habite semble fuir un terrible danger et puis … plus rien, on passe totalement à autre chose dès le second chapitre. On fini par en comprendre la signification que bien après. J’ai trouvé que c’était mal construit, après tout j’étais venue pour une romance et là on me sert un truc qui est censé me faire frissonner, désolée mais il y a erreur !

Mais bon bref passons, la fameuse histoire d’amour que j’attendais fini bien par arriver. Il s’agit d’une histoire d’amour plutôt gnangnan, les personnages ne se connaissent pas encore, qu’ils s’aiment déjà. A propos des personnages principaux justement, ils sont à tendances très caricaturales (Monsieur, où quand Barbie l’immigrée-vierge-effarouchée rencontre Ken le-millionnaire-accro-au-sexe), fort heureusement ils s’améliorent au cours du récit.

Concernant les personnages secondaires, je ne retiens que celui de Caroline, qui est absolument détestable. Une saleté de petite bourge mal embouchée et pseudo tristounette (mais qui subitement change à son tour pour devenir une fille sympathique le temps d’un court moment, c’est à rien y comprendre).

Oh et puis tant que j’y suis à vous parler de Caroline, autant que je vous parle de Kit, son défunt époux, frère de Maxim. Au début du livre, ce dernier est décédé très récemment et un mystère plane sur sa mort, ce dernier ne sera jamais élucidé, ça ne valait donc pas le coup de le mentionnait à d’aussi nombreuses reprises si c’était pour le laisser choir comme une vieille crêpe au soleil !

Une grande partie du roman est construite autour du passé de Alessia, une histoire secondaire plutôt intéressante et qui apporte un peu de piquant à l’histoire, même si un fois de plus elle a tendance à tomber à plat.

Et quand l’histoire se détache de l’inquiétant passé d’Alessia, le roman fait dans l’originalité en étant rempli de scènes de … sexe ! Vous y avez cru à l’originalité hein 😉 J’ai donc trouvé qu’il y avait de trop nombreuses scènes de sexe qui s’étendent sur des pages et des pages, mais, pour info, pas de sado-masochisme à recenser cette fois (c’est déjà un bon point ^^).

Pour terminer cet article je ne peux pas m’empêcher de vous parler du voyage qu’entreprend Maxim en Albanie et de sa rencontre avec les parents de Alessia, cette scène dont je vous expliquerai pas la raison est à la limite du cocasse.

Si je devais tout de même retenir un bon point sur cette lecture, je dirai que la plume de E.L. James, qui n’était pas d’une grande qualité lors de sa première trilogie, s’est ici un peu améliorée, du moins c’est l’impression que j’ai eu (mais peut-être est-ce du à la traduction …).
Oh et puis histoire de pas être trop méchante (Torti c’est toi qui a choisi ce livre, personne ne t’y a forcé), je pourrai aussi vous dire que Maxim et Alessia forment un couple plutôt choupinet.

En somme ce nouveau titre de E.L. James n’est pas affreux, mais j’ai déjà lu des romances pimentées bien plus originales que celle-ci.

signature

Publicités
Romans

La reine des quiches – Sophie de Villenoisy

Bonjour à tous, commençons par le commencement, aujourd’hui je vous retrouve pour pousser un bon coup de gueule : J’en ai marre de ces protagonistes toutes plus godiches les unes que les autres ! Serait-il possible de trouver un roman où le personnage féminin sait être timide, maladroite mais forte et volontaire en même temps ? Moi j’y arrive bien tous les jours sans ressembler à une tarte exaspérante au possible !

C’est le second roman de Sophie de Villenoisy que je lis (Question de standing, fut l’une de mes lectures en 2018), et vraiment, maintenant j’en suis sûre et certaine, je n’aime pas son travail. Non pas qu’il soit de mauvaise qualité, simplement il ne me correspond pas. Moi les quiches je les prépare avec amour et je les déguste tièdes, mais je refuse de les voir dans les pages de mes lectures, ça m’exaspère bien trop !

reine quiches

Bref, j’arrête de rouspéter comme une vieille grand-mère après les nouvelles générations qui ne comprennent pas à quel point tout était mieux avant et je vous parle un peu de ce roman.

À quarante et un ans, Murielle collectionne les échecs, comme si une vilaine fée prenait un malin plaisir à la persécuter. Après autant de fausses couches que de manuscrits refusés, elle s’est résignée à ne donner vie qu’à des articles sur les vermifuges dans la rubrique animalière d’un journal télé.
Jusqu’au jour où un éditeur l’appelle, son dernier roman, Ceci est mon corps, l’a fasciné, il veut absolument le publier. Murielle n’en revient pas, son roman-confession sur sa propre stérilité va lui apporter la reconnaissance dont elle a toujours rêvé! Mais ce succès littéraire pourrait aussi avoir des conséquences inattendues sur sa vie et son entourage…

Murielle, la protagoniste principale de ce récit correspond à merveille au titre de ce livre. Une vraie tarte. Pseudo-journaliste (elle même ne considère pas comme telle), elle écrit à longueur de temps des romans qui sont tous refusés par les maisons d’éditions et comme par hasard, le jour où elle est publié, cette grande timide écrit un roman à la limite de la cochonceté. Ce qui m’a particulièrement déçue, moi je m’attendais à livre témoignage fort et poignant concernant son impossibilité à devenir mère.

Quand enfin, Madame, a la chance d’être acceptée au sein d’une maison d’édition (et pas des moindres, s’il vous plait!), elle préfère rester au chaud sous sa couette à déprimer et à ressasser ! Positive ma grande, parce que là vraiment, tu m’ennuie !

Mais bon quand on voit son entourage on se dit que finalement tout coule de source. Son mari, qui semble être son plus grand soutien dans la vie, ne m’a semblé être qu’en réalité un pilier aussi solide qu’un château de cartes. S’il reste toujours aux côtés de Murielle, il n’est pas réellement présent quand cette dernière a besoin d’aide, il ne cherche pas à comprendre d’où lui vient son malheur. Au mieux il en soigne les conséquences, mais il ne creuse pas pour découvrir ce qui est pourri dans ses fondations.

Le reste de sa famille est un ramassis d’égoïstes en tout genre, entre la sœur reine-mère dans son foyer qu’elle voudrait parfait, son beau-frère qui semble être un abruti congénitale et sa mère qui n’en a que le titre, bonjour la famille ! Peut-être pas si étonnant que Murielle soit un cas désespéré …

Quant aux grands retournements de situations que nous offre l’auteure, je les ai trouvé biens plats. L’un concerne l’enfance de Murielle, et aussi dramatique soit-il je trouve qu’il n’a rien à faire dans cette histoire. Le second, qui lui vient réchauffer le cœur de notre tarte en chef, tombe encore plus à plat tant on le voit venir à des kilomètres à la ronde.

J’ai vraiment était très déçue de cette lecture, pour moi s’en ai fini des romans de cette auteure. Le seul point positif que j’ai réussi à lui trouver fut sa couverture qui m’a servi pour un bookface que vous pourrait bientôt retrouver sur Twitter !

Next !

signature

Lire en couleurs 🎨·Romans

Sous le soleil de mes cheveux blonds – Agathe Ruga

Bonjour à tous, en cette nouvelle journée de canicule, j’ai envie de partager avec vous mon ressenti face au roman Sous le soleil des mes cheveux blonds, car oui malgré les 34°C qu’il fait au rayon littérature de la médiathèque où je travaille, je me suis dis qu’ajouter un peu de soleil à vos vies serait une bonne idée !

Si vous vous souvenez bien, j’avais sélectionné ce roman dans le cadre de Lire en couleurs, il répondait à la consigne « le titre doit contenir le mot soleil ».

cover-lire-en-couleurs.png

Avant de vous en parler plus amplement, je vous laisse avec le traditionnel résumé :

https://s3.amazonaws.com/netgalley-covers/cover159955-medium.png

Le récit que nous offre ici Agathe Ruga, pour son premier roman, est un texte puissant sur l’amitié, la découverte et la connaissance de soi. Un texte sur une période charnière de notre vie, la plongée vers l’inconnu que représente la vie d’adulte.

Se rapprochant, par moment, du thème traité dans le second tome de la saga napolitaine d’Elena Ferrante, ce roman fut pour moi assez compliqué à lire tant une séparation amicale peut vous broyer, vous donner l’impression que tout votre monde s’écroule, que vous ne comptez plus pour personne …

Une écriture parfois très crue, qui peut choquer de prime abord, mais qui une fois immergée jusqu’aux yeux dans ce roman, coulera de source et vous semblera la plus adéquate pour traiter ce difficile sujet.

La relation qui est décrite semble parfois malsaine, tant Brune, le personnage principal, ne semble vivre que pour le regard et l’appréciation de Brigitte, son ex-meilleure amie.

Fort heureusement, au milieu de texte dur et parfois difficile à lire, l’auteure distille par petites piques discrètes un humour sous-jacent que j’adore, voyez par vous-même : 

Pour être le moins malade possible, toutes les trente minutes j’avale une cracotte et un cornichon puis je râpe quelques lichettes de gingembre cru, le tout arrosé de coca light extra frais. Cependant la caféine empêche l’absorption du fer, et de fer mon bébé en a énormément besoin. Bien sûr, si je vomis, le fer n’est pas absorbé non plus. Mon premier trimestre est rempli de dilemmes de ce genre qui n’intéressent que moi ou les forums de femmes enceintes. J’achète alors du coca light décaféiné, c’est-à-dire l’équivalent d’une tisane froide et pétillante au caramel. Avec son application, l’Homme de ma vie scanne la bouteille et scande : « Médiocre ! Des rats meurent lorsqu’ils sont au contact d’édulcorants, tu sais aussi que tu peux déboucher tes W-C avec le coca tellement c’est corrosif ? » Je soupire et reprend sans envie un énième cornichon.

Autre particularité de ce texte, on y trouve que très peu de dialogue, et encore ils sont souvent racontés, les descriptions sont par contre légions, et pourtant je ne me suis pas ennuyée. Le rythme est soutenu, alternant entre les souvenirs de Brune aux côtés de Brigitte et sa vie actuelle de future maman et de femme épanouie.

Afin de clôturer cet article, qui mieux que l’auteure elle-même pour vous parler de son œuvre, retrouvez en suivant le lien l’article qu’elle avait écrit au moment de la publication de son roman, car oui Agathe Ruga avant d’être une auteure publiée, fut une blogueuse de talent que j’apprécie de suivre.

signature

 

Lire en couleurs 🎨·Romans

En quête d’Elena – Lise Pradère

Autant être honnête avec vous directement, je n’ai pas aimé cette lecture, mais je tenais tout de même à remercier Netgalley et les éditions du Flamant Noir pour m’avoir permis de la découvrir. Comme d’habitude, je vous laisse avec un résumé de ce roman afin que vous puissiez vous faire votre propre idée sur cette histoire dont j’attendais bien plus !

PUTEAUX, région parisienne.

Elena Vassiliev, jeune et brillante géologue, est retrouvée morte dans son appartement, le visage couvert d’ecchymoses, la tête dans une flaque de sang.

Le commandant Gignac du SRPJ, policier solitaire et bourru, arrive sur place. Aucune trace d’effraction n’est relevée, mais une fouille rapide lui permet de trouver un carnet contenant des photos et des pages manuscrites, certaines écrites en langue étrangère, mélangées à des croquis et autres éléments ; un objet suspect qu’il va devoir décrypter.

Des bureaux feutrés de la Défense, aux vallées oubliées de l’Isère, en passant par une plateforme pétrolière norvégienne, le commandant Gignac tentera d’en savoir davantage sur la victime et ses relations. Mais l’histoire de cette femme, qui fait écho à sa vie personnelle, risque de troubler sa vigilance.

Un visage peut en cacher un autre… 

https://s3.amazonaws.com/netgalley-covers/cover162737-medium.png

Je ne compte pas m’étendre en long, en large et en travers sur cette lecture. Je ne m’attendais pas du tout à ce que cette enquête prenne ce chemin, un chemin que je n’ai pas réussi à apprécier.

J’ai trouvé qu’il y avait des facilités scénaristiques qui m’ont fait lever les yeux au ciel à de nombreuses reprises (financement de la police quasi illimité : des voyages aux quatre coins de l’Europe, un flic qui se planque sans en référer à sa hiérarchie, la DGSI qui recrute à tout va …)

L’auteure évoque de nombreux éléments liés au enquêtes policière, mais sans jamais rentrer dans les détails (autorisations du juge, prélèvement ADN…). Alors pour moi qui suis une habituée de Maxime Chattam et son penchant pour les explications judiciaires à rallonge, ce fut bien maigre comme repas !

Je n’ai pas réussi à m’attacher au personnage principal, il semble pourtant être un homme intègre, quoique j’ai été déçue du traitement qu’il réserve au personnage de Virginie, même si cette dernière n’était pas toute rose. Il est fort possible qu’il s’agisse simplement d’une erreur d’interprétation, mais voyez avec quelle délicatesse il met un terme à leur relation naissante, j’ai eu l’impression qu’il la quitté parce qu’elle était laide une fois son maquillage défait :

Virginie tremblait de tout son corps. Ses larmes ravageaient son maquillage qui coulait en traînées noires. Soudain, il la trouva laide …
il récupéra toutes ses affaires et lui tourna le dos.
– Adieu, Virginie !
La porte se claqua derrière lui.
Submergée de sanglots, elle ne chercha pas à le retenir.

Certains passages étaient intéressants, notamment la vie de Yann, l’un des personnage du roman, sur une exploitation pétrolière perdue en plein océan et la vie particulièrement compliquée que cela implique, mais l’auteure ne fait que les effleurer, ce que je trouve vraiment dommage.

En somme, ce fut une lecture rapide, mais sans aucune saveur et que j’aurai vite fait d’oublier.

Cette lecture, même si elle ne m’a pas plu, m’a tout de même permis de valider l’une des consignes du Lire en couleurs (Le titre devait être écrit en orange).

cover-lire-en-couleurs.png

 

signature

 

Romans

Ce qu’il n’est pas (tome 1) – Bingo Morihashi

Bonjour à tous, aujourd’hui on se retrouve pour un nouvel article consacré à un light nouvel édité par Akata. Au moment où Akata m’a proposé de découvrir ce titre j’avoue que je n’étais pas trop tentée, il est sorti en même temps que le second tome de Mawaru-Penguindrum que j’attendais avec impatience et je m’attendais à lire une énième histoire de boys love bourrée de clichés … j’ai donc repoussé au maximum cette lecture et puis un beau jour, j’ai franchi le pas et … je ne l’ai absolument pas regretté ! Toutes mes craintes concernant ce titre se sont envolées pour ne laisser place qu’au bonheur d’une magnifique lecture dont voici un petit résumé :

Shirô, fatigué de vivre entouré de ses sœurs et de sa mère, a décidé de finir ses études en internat, loin de Tokyo ! C’est donc très enthousiaste qu’il part à Hiroshima, pour vivre ses années lycée dans l’indépendance et l’insouciance. Pourtant, ce nouveau quotidien lui réserve une surprise de taille : Mirai, son colocataire, se révèle être un homme transgenre. Mis dans la confidence, Shirô devra l’aider à protéger son secret, tout en menant de front révisions, vie amoureuse et petit boulot…

Ce_qu_il_n_est_pas_Tome_1
ALERTE COUP DE CŒUR !

D’où vient l’amour ?
Cette question me frappe à l’improviste.
Aime-t-on quelqu’un pour son âme ?
Ou pour son physique ?
Est-ce une affaire de cœur ?
Ou une affaire de corps ?

 

Si ce light novel débute sur un moment de la vie familiale plus que chaotique de Shirô, où je me suis presque prise de pitié pour lui alors que l’on fait connaissance de ses trois effroyables grandes sœurs, sa vie à l’internat débute quasiment dès le début du récit. C’est alors qu’il rencontre son futur colocataire et qu’il prend connaissance de sa particularité.

On est plongé instantanément au sein de la vie à l’internat, où l’histoire se met en place tout en douceur. Les personnages sont crédibles et terriblement attachants. Si Mirai est plutôt du genre dragueur et à l’aise en société, c’est tout l’inverse concernant Shirô qui a tout du gentil benêt exaspérant, mais que l’on apprécie quand même sans trop savoir pourquoi. Je dois tout de même reconnaître que son incapacité à prendre des décisions (et surtout de s’y tenir) m’a un peu agacé.
Si on apprend à bien connaître Shirô, qui est notre narrateur, la personnalité de Mirai reste, quant à elle, pour l’instant plus mystérieuse, j’espère pouvoir en découvrir plus sur lui dans les tomes à venir.
Vous l’avez sûrement remarqué, mais j’ai choisi de parler de Mirai comme d’un garçon, car même s’il a le corps d’une jeune fille, il désire être reconnu comme un homme et je lui fait donc ce plaisir dans cet article.

J’ai littéralement fondue de bonheur face à certaines situations que vivent Shirô et Mirai, notamment l’hilarante scène où les deux colocataires regardent ensemble une vieille publicité ventant les mérites d’un gâteau nommé kawadoori mochi. Sous la plume de Bingo Morihashi, j’ai trouvé que ces scènes d’amitié sincère étaient sublimées, c’est comme si j’étais transportée avec eux dans cette chambre d’internat et que moi aussi je participais à ces moments de bonheur simple.

— Heureusement pour toi que je me mêle de tout. T’es bien incapable de te moucher tout seul, alors trouver l’amour…
Légèrement vexé d’être traité comme un gamin, je profite de l’instant où il porte son verre à sa bouche pour lancer :
— Kawadoori mochi.
Aussitôt, Mirai recrache le contenu de sa boisson, exactement comme je l’espérais. S’étouffant sur son café avalé de travers, il tente maintenant de nettoyer les éclaboussures sur la table à l’aide d’une serviette en papier, me maudissant du regard. Le simple nom de kawadoori mochi est désormais suffisamment
évocateur pour agir sur nous comme une formule magique.

Si comme moi vous craignez un peu d’être confronté à un boy’s love, à des passages trash concernant la personnalité ou le physique de Mirai, n’ayez crainte, rien de tout ceci ne se trouve présent entre les pages de ce tome qui est, pour moi, essentiellement une magnifique histoire d’amitié.

— Pour être franc, j’ai horreur de ça, devoir porter un maillot de bain de fille. Mais j’aime vraiment trop nager. Ça va paraître un peu cliché ce que je vais dire, mais j’ai vraiment la sensation de me trouver à nouveau dans le ventre de ma mère. Au moment d’émerger de l’eau, j’espère toujours avoir la surprise de renaître avec le corps d’un garçon. Je sais bien que cela n’arrivera jamais, mais ce petit espoir suffit à lui seul à m’apaiser. Évidemment, après je suis forcément déçu, mais au moins, quand je nage, je me sens bien.

L’évocation de sa transidentité est faite par petite touches légères, si Mirai l’évoque à de rares moments c’est uniquement pour répondre aux questions silencieuses que se pose, très souvent, Shirô. Tous deux semblent déjà êtres liés par quelques chose de fort.
Au delà de l’amitié ?

J’aimerais que tu restes pour toujours mon ami.
Comme frappé d’horreur par ce que je viens d’entendre, mon corps se met à trembler.

signature

 

 

 

 

Pour l’instant je n’ai pas lu Celle que je suis, dont Bingo Morihashi est également le scénariste, mais après la lecture du premier tome de Ce qu’il n’est pas, j’ai décidé de me lancer et de le réserver à la médiathèque, je ne manquerai pas de vous donner un avis le concernant dès que j’aurai lu les deux tomes qui composent cette courte série, qui pour rappel est également éditée chez Akata.

Romans

Izzy + Tristan – Shannon Dunlap

Bonjour à tous, on se retrouve aujourd’hui pour parler de l’une des mes dernières lectures numériques, Izzy + Tristan de Shannon Dunlap que j’ai obtenu via le plateforme Netgalley (au passage je remercie les éditions Rageot pour leur validation).

izzy-tristan
J’adore la couverture, et vous ?

Cette histoire est vieille comme le monde. Elle parle d’amour.

Izzy a toujours voulu suivre des études de médecine‚ mais son emménagement à Brooklyn est venu perturber ses plans‚ d’autant plus qu’elle a l’impression de s’éloigner de sa famille et surtout de son frère jumeau‚ qu’elle comprend de moins en moins.
Tristan lui‚ est un jeune prodige des échecs qui vit chez sa tante sous la protection de Marcus‚ son cousin délinquant. Il rêve de devenir Grand Maître‚ mais ce n’est pas facile d’échapper à sa condition dans ce quartier pauvre de Brooklyn…

La nuit fatidique où Izzy et Tristan vont se rencontrer les fera basculer dans une histoire aussi ancienne et irrésistible que l’amour lui-même.
Mais la vie est souvent cruelle avec ceux qui s’aiment.

Une réécriture moderne, se déroulant, comme vous avez pu le découvrir dans le résumé à Brooklyn, et où Tristan n’est plus un chevalier breton, mais un jeune lycéen noir.

J’ai trouvé que les différents personnages étaient attachants, chacun ayant des failles qu’il cherche à masquer, à combler. Étonnamment ce n’est pas à Tristan ou à Izzy que je me suis le plus identifiée, mais à Briana. Cette dernière cherche par tous les moyens, qu’ils soient bons au mauvais, à aider son entourage tout en essayant d’être heureuse à son tour. Une volonté de faire plaisir à tout le monde qui peut parfois conduire à des situations plus que compliquées … Elle est notamment complice de nos deux protagonistes principaux, et va porter avec eux le poids d’un mensonge terrible qui grandit en eux jusqu’à les faire imploser.

Si Izzy + Tristan est une histoire d’amour terriblement compliquée, c’est aussi une belle histoire qui mêle importance de la famille et de l’amitié, des points qui me sont cher au quotidien, c’est peut-être pour cela que contrairement à de nombreux lecteurs j’ai apprécié ce titre. 

De manière moins importante, j’ai également apprécié les « titres » (si on peut appeler ça comme ça ?) qui sont donnés aux chapitres : la dame, la tour et le roi. Chaque chapitre est écrit à la première personne, en fonction du protagoniste choisi, ce qui permet de découvrir le ressenti de plusieurs personnages et ainsi de découvrir différents points de vues d’un même événement. J’ai trouvé ce point intéressant dans la construction de l’histoire.

Cependant plus cette histoire avançait et plus j’appréhendais la fin. Comme il s’agit d’une réécriture du mythe de Tristan et Iseult, je savais que ça allait très probablement mal finir, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un terrible pincement au cœur quand la fin est arrivée.

En somme j’ai trouvé ce roman plus profond qu’il pourrait y paraître, profitant d’une réécriture d’un mythe ultra connu, il nous donne l’occasion de réfléchir à des questions d’actualité comme le racisme ou le regard qu’autrui peut nous porter.

signature

 

 

 

 

C’est la deuxième fois que je lis un récit traitant des échecs, moi qui n’y connais rien ça me pousse de plus en plus à découvrir cet univers !

 

 

Lire en couleurs 🎨·Romans

L’arrache-Mots – Judith Bouilloc

Bonjour à tous, aujourd’hui on se retrouve pour parler de l’un de mes derniers coups de coeur, le magnifique roman de Judith Bouilloc L’arrache-Mots.

arrache mots
Cette couverture est juste sublime !

Tout d’abord je tenais à remercier Netgalley et Hachette pour m’avoir permis de découvrir ce titre, qui comme vous l’avez déjà compris, m’a littéralement conquise ! A l’époque où je l’ai sélectionné sur Netgalley, je ne me rappelle plus ce qui m’a le plus charmé, sa couverture ou son résumé, mais quand j’ai reçu l’accord pour sa lecture j’étais enchantée ! Avant de vous en parler plus en détails, je vous laisse avec le résumé :

La jeune Iliade a un don merveilleux : le pouvoir de donner vie aux mots et aux histoires. Ce don fait d’elle la bibliothécaire la plus célèbre de tout le royaume d’Esmérie.
Le matin où elle reçoit une demande en mariage presque anonyme, elle n’est sûre que d’une chose : son prétendant est un membre de la famille royale !
Bien décidée à comprendre qui s’intéresse à elle et surtout, pourquoi cette personne lui propose un contrat de mariage si avantageux, Iliade se rend dans la capitale. Là-bas, elle découvre les fastes de la cour… et la froideur de son fiancé. Pourtant, elle finit par s’attacher et à lui et se retrouve, bien malgré elle, propulsée au cœur d’intrigues et de complots auxquels rien ne la préparait.

Dès le début de ma lecture, l’auteure a réussi à me plonger dans l’univers magique qu’elle décrit. Si un jour j’en ai trop marre de la France, pas la peine de me chercher bien loin, j’irai poser mes valises à Esmera !

Mais outre l’univers magique décrit dans ce roman, j’ai tout de suite accroché au personnage d’Iliade (dont j’adore le prénom), cette dernière exerce l’un des plus beaux métiers du monde (amis bibliothécaires ceci est un hommage à notre profession!). Mais comme être bibliothécaire serait bien trop classique dans un roman de fantasy, Iliade le fait avec une classe un cran en plus grâce à son pouvoir d’arrache-mots qui lui permet de donner vie aux mots et aux histoires, ce que vous avez pu découvrir dans le résumé.

L’histoire d’une bibliothécaire qui possède des pouvoirs magiques époustouflants, où comment m’attirer instantanément ?

Et quoi de mieux pour réussir un bon roman qu’une panoplie de personnages tous plus réussis les uns que autres? Au fil des pages on fait la connaissance du futur mari d’Iliade, un anti-héro par excellence, que l’on prend plaisir à découvrir, notamment dans sa fonction de juge. Eh oui, il est de sang royal, mais ce n’est pas un petit prince oisif et profiteur ! Il est aussi grognon que classe, je l’adore !

Les personnages secondaires sont tout autant attachants : Mamie Cassandra, tout feu tout flamme, le Roi Balthazar, un homme d’une grande sagesse, les sœurs Livrani, des jeunes filles bien dans leurs baskets …

Au delà de ses facettes de roman d’amour, de fantasy, ce roman regorge aussi d’action, les amateurs de bagarres en tout genre seront ici bien servis !

La seule micro riquiqui petite chose que j’ai regretté au moment de ma lecture, c’est la formation du couple de héros. Je trouve qu’ils se mettent ensemble un peu rapidement si on peut dire (ça arrive tard dans le roman, mais un fois que c’est parti entre eux, on les arrêtent plus), ils passent de la haine à l’amour en un clin d’œil ! (C’est pas un spoil vu que c’est écrit dans le résumé, hein ?!)

En somme je ne sais pas si c’est vraiment nécessaire que je vous le redise, mais ce roman est un véritable coup de cœur, dont je vous recommande très chaudement la lecture !

 

signature

 

 

 

 

P.S. : Je ne sais pas si vous vous en souvenez (personnelement j’avais oublié tant j’étais plongée dans ma lecture), mais j’avais sélectionné ce roman pour le challenge « Lire en couleurs », il répond à la consigne « Un livre dont la couverture est majoritairement orange ». 

cover-lire-en-couleurs.png

Romans

Quand l’amour s’en mail – Tamara Balliana

Bonjour à tous, j’espère que vous allez bien et que vous avez eu une bonne semaine ! On se retrouve aujourd’hui pour que je vous parle d’une lecture récente que j’ai obtenu via la plateforme Netgalley.

quand l'amour s'en mail

Dans un premier temps j’ai été attiré par la couverture de ce succulent roman, les couleurs sont fraîches et attrayantes, par la suite j’ai été séduite par le résumé … et pour terminer j’ai été conquise par ma lecture. Retour sur l’un de mes coups de cœur de ce printemps !

Quand sa meilleure amie lui demande d’être son témoin de mariage, Solène est aux anges et décide de lui organiser un enterrement de vie de jeune fille dont elle se souviendra ! Pour cela, elle écrit à Léonie, surnommée « Léo », la sœur de la future mariée… Mais à cause d’une erreur de destinataire, c’est Léo, architecte parisien et homonyme de Léonie, qui lui répond ! Débute alors une correspondance qui devient de plus en plus personnelle à mesure que les jeunes gens se découvrent l’un l’autre. Mais quand Léo propose à Solène de se rencontrer enfin, elle refuse catégoriquement. Bien décidé à connaître le visage de sa mystérieuse amie virtuelle, Léo s’obstine… Solène lui cacherait-elle quelque chose ? La complicité qu’ils ont développée derrière leurs écrans résistera-t-elle à l’épreuve du réel ?

Le thème principal de ce roman tourne autour du mariage, en effet comme vous avez pu le lire dans le résumé, Solène a la lourde tâche d’organiser l’enterrement de vie de jeune fille de sa meilleure amie. Mission qui va la conduire à échanger par mail avec un parfait inconnu, homonyme de la sœur de la future mariée. Moi qui adore créer de belles choses avec mes doigts de fée, je me verrai bien wedding planeuse si je devais opérer une reconversion professionnelle, mais je m’égare là !

Si tout débute par un message d’erreur, une relation va ensuite naître, avec beaucoup de naturel, entre Solène et Léo, tous deux s’échangeant dans un premier temps des mails très réguliers, puis des textos, avant de franchir le premier pas de la rencontre … téléphonique, eh oui car Solène ne désire pas aller plus loin, volonté que l’on comprend aisément au fur et à mesure de notre lecture.

Les personnages qui composent ce récit sont terriblement attachants, à de multiples reprises j’ai eu envie d’aller moi aussi prendre un verre au Café de la Place pour discuter avec eux. On les découvre chacun dans leur vie respective à l’autre bout de la France dans des chapitres au point de vue alterné. J’ai trouvé ça très agréable car cela permet des les découvrir un peu plus intimement dans leur vie de tous les jours et cela apporte une petite dose de suspense car on a pas toujours la suite d’un événement important, il faut parfois attendre de revenir à l’autre protagoniste.

Ce roman aborde des thèmes délicats, comme les rencontres virtuelles et la peur de décevoir qui peut en découler, l’amitié, la famille et d’autres thèmes que je souhaite garder secrets afin de ne pas dévoiler le mystère de l’histoire. Malgré tout je tiens à vous dire que j’ai senti venir le secret que cachait Solène vers le milieu du roman, mais l’auteure se débrouille d’une main de maître pour nous cacher la solution jusqu’à ce qu’elle ait décidé de nous livrer la vérité. J’ai apprécié le moment où l’on découvre le secret de Solène, le passage décrit avec le point de vue de Léo est tout particulièrement bien écrit.

Quand l’amour s’en mail est un roman qui, pour votre plus grand plaisir, vous fera embarquer dans un ascenseur émotionnel.
Si vous êtes à la recherche d’un roman plein de douceur avec un fond sérieux je vous le recommande bien volontiers !

signature

 

 

Lire en couleurs 🎨·Romans

Le coma des mortels – Maxime Chattam

Nouvel article dans le cadre de Lire en couleurs, cette fois-ci le titre de Maxime Chattam répond à la consigne  » Un livre d’un auteur dont vous avez déjà lu au moins deux livres « .

P_20190515_205254_1.jpg
Le rapport entre Totoro et Chattam ? Je suis folle des deux 😉

 

Je vais être honnête avec vous dès le départ, je n’ai pas accroché à cette lecture, pourtant le résumé me semblait prometteur et puis, c’est du Chattam alors je pensais ne pas être déçue, pourtant ce fut (légèrement) le cas. Je vous explique pourquoi juste après le résumé de ce roman.

Qui est Pierre ? Et d’ailleurs, se nomme-t-il vraiment Pierre ?
Un rêveur ? Un affabulateur ? Un assassin ?
Une chose est certaine, on meurt beaucoup autour de lui.
Et rarement de mort naturelle.

Rebondissements incessants, métamorphoses, humour grinçant… un livre aussi fascinant que dérangeant, en quête d’une vérité des personnages qui se dérobe sans cesse.
Un roman noir virtuose dont l’univers singulier n’est pas sans évoquer celui d’un cinéma où David Lynch filmerait Amélie Poulain.

Dès que j’ai ouvert ce livre, je me suis dis que j’allais me régaler, en effet l’auteur nous surprend dès les premières lignes de ce roman qui débute par … sa fin ! Le livre est en effet construit bizarrement. Enfin je devrai peut-être dire qu’il est déconstruit justement.

Le narrateur n’est autre que le personnage principal qui nous conte sa vie, afin de nous expliquer comment il en est arrivé là où on le rencontre au début du roman (où à la fin, si vous suivez bien). Et autant vous accrochez car Pierre, notre protagoniste principal, a une vie aussi décousue que le livre.

Ça m’embête, mais je dois vous avouer que j’ai eu du mal à le lire, je l’ai d’ailleurs mis en pause pendant presque tout le mois de mai avant de le terminer il y a deux jours sur un coup de tête. J’ai eu beaucoup de mal à accrocher à l’histoire pour le moins farfelue de cet homme cynique et désabusé par la vie. D’autant que le style est très différent de ce à quoi je suis habituée dans les livres de Maxime Chattam. Soyons honnête, on m’aurait mit le livre entre les mains en me cachant l’auteur, je n’aurai jamais trouvé la bonne réponse !

En me forçant à le rouvrir pour valider cette consigne du challenge, j’ai fini par me prendre au jeu de la malédiction qui semble peser sur Pierre, je voulais découvrir si réelle malédiction il y avait où si le personnage était simplement schizophrène et qu’il était responsable de toutes les morts mystérieuses ayant lieues dans son entourage.
J’ai fini par avoir ma réponse, mais je suis déçue de ce que j’ai lu.
J’aurai aimé plus de noirceur, que le mystère soit plus difficile à démêler.

 

cover-lire-en-couleurs.png

 

Je ne le déconseille pas, car c’est un titre original qui a au moins le mérite de sortir des sentiers battus, mais je suis sûre de ne jamais le relire.

signature

 

 

Romans

Mawaru Penguin-drum (tome 2) – Kunihiko Ikuhara & Kei Takahashi

Bonjour à tous, j’espère que vous allez bien et que vous profitez de ce dernier jour férié de mai pour lire tranquillement au soleil (non, croyez-moi, vous n’avez rien de mieux à faire !). Aujourd’hui on se retrouve pour un nouvel article consacré à l’un des titres phare d’Akata, maison d’édition locale que j’adore (oui je suis chauvine, et alors ?!), il s’agit du second tome de leur light novel Mawaru Penguindrum.

Résultat de recherche d'images pour "Mawaru Penguindrum 2 couverture light novel"

Ce second tome fait directement suite au premier, il m’a fallu quelques pages pour me remettre dans le bain, du coup j’aurai apprécié un petit récapitulatif au début du tome, dont voici un résumé :

Shôma et Kanba ne sont pas au bout de leurs peines : alors qu’ils semblent avoir enfin trouvé le penguin-drum, voilà qu’une mystérieuse personne s’en empare, le divisant en deux ! Et pour déchiffrer le secret de cet artefact, encore faut-il pouvoir réunir les deux parties… Hélas, certains semblent bien décidés à les en empêcher. La course acharnée pour tenter de changer le sombre destin qui plane sur leur sœur continue, et les deux frères n’ont pas d’autre choix que de compter sur de nouveaux alliés. Mais à qui peuvent-ils vraiment se fier ? Les sentiments humains sont complexes et il se pourrait bien que l’heure soit aux révélations…

Ce second tome est à la croisée de deux mondes.
On y met à la fois un pied dans le réel … L’autre étant toujours en train d’errer dans un monde loufoque où des manchots peuvent faire du tricot !

A la suite des événements du premier tome, Kamba et Shôma sont toujours à la recherche du penguin-drum pour sauver Himari, leur petite sœur gravement malade, tentant tant bien que mal de se débattre face à des ennemis particulièrement agressifs qui n’hésite pas à enlever Shôma et à le torturer, car comme nous l’avons découvert, les deux frères ne sont pas les seuls à êtres à la recherche de cet artefact.
Or le temps qui leur était imparti se termine de manière tragique puisque n’ayant pas retrouvé les deux moitiés du journal magique, Himari décède une nouvelle fois et ne doit son salut qu’à l’apparition presque divine d’un médecin pour le moins intrigant qui propose à Kamba de sauver cette dernière en lui injectant un sérum très douteux … mais efficace !

Dans ce tome on fait la connaissance de nouveaux personnages, comme le médecin dont je vous parlais à l’instant, qui est toujours accompagné par deux jeunes assistants, au moins aussi bizarres que lui. On découvre également l’identité de la personne qui en avait après Kamba et le penguin-drum … sans vous dévoiler son nom, sachez simplement qu’elle fait plutôt peur et qu’elle est très déterminée dans la mission qu’elle s’est fixée, car elle veut tout comme les deux frères sauver une personne qui lui est chère, son petit frère Mario.

A l’occasion de ce tome on en apprend beaucoup sur la vie passée des différents personnages, ce qui permet de faire énormément avancer l’histoire. On comprend enfin comment les protagonistes qui composent ce récit sont liés entre eux, et pourquoi ils courent tous après le fameux journal de Ringo, que cette dernière a hérité de sa défunte sœur, Momoka.

J’ai trouvé les différents passages qui se déroulent dans le passé très intéressants, ils nous permettent de comprendre les motivations de chacun, et ainsi de prendre partie pour l’une ou l’autre des différentes équipes en compétition dans cette course effrénée.

J’ai été étonné de découvrir que Yuri, l’actrice et femme de Tabuki, le jeune homme dont Ringo est persuadée qu’il est son âme sœur, était elle aussi liée à tout cet embrouillamini et qu’elle cherchait à récupérer le penguin-drum pour des raisons qui lui sont propres.

Même si j’ai eu un peu de mal à raccrocher les wagons, j’ai trouvé ce tome plus entraînant que le premier. L’histoire fait un bon en avant, on découvre des éléments clés de la vie des personnages ainsi que de nouveaux protagonistes, ce qui rend ce tome bien plus complet et plus additif. Vous vous en doutez, mais une fois de plus j’ai hâte de découvrir la suite de cette délirante quête, qui si tout va bien sera dans toutes les bonnes librairies au mois de juillet 2019.

signature

 

 

 

 

P.S. : Au cas où vous l’auriez oublié, je vous rappelle que ce titre faisait partie de ma PAL pour Lire en couleurs, c’est le second titre que j’avais choisi de lire pour la consigne « Un livre dont la couverture est majoritairement violette ».

cover-lire-en-couleurs.png