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Les durs à cuire – Charlye Ménétrier McGrath

Bonjour à tous, ce matin j’avais envie de proposer mon avis sur le dernier né des romans de Charly Ménétrier McGrath, Les Durs à cuire disponible chez Fleuve Éditions et qui marque ma découverte de cette auteure.

Sixtine, 40 ans, mariée, deux enfants et bourgeoise par excellence, est au bord de la crise de nerfs lorsqu’elle se retrouve contrainte d’héberger ses parents. Leurs rapports se limitent au strict nécessaire depuis qu’elle est adulte et pour cause, elle est la fille de deux ex-stars du punk. Grands-parents déjantés versus fille quadra bien rangée (et même un peu coincée), la maison est à deux doigts d’exploser. Mais pour Constance et Clémence, les deux filles de Sixtine, cette cohabitation tombe du ciel…

Une première incursion dans l’univers de Charlye Ménétrier McGrath qui fut une réussite puisque j’ai beaucoup apprécié le style de cette auteure. Son style est simple, sans être simplet, classe, sans être pompeux. Très agréable en somme.

Au travers de ce troisième roman, on fait la connaissance de Sixtine, une quadra bourgeoise à souhait, mère au foyer ultra organisée et un chouïa coincée. Si ce portrait ne vous vend pas du rêve, ne fuyez pas car vous rateriez un super moment de détente plein de tendresse et d’humour.

L’histoire proposée par l’auteure n’est pas révolutionnaire, mais elle a eu le don d’instiller de la joie et de la bonne humeur dans mon quotidien souvent gris ces derniers temps. Pour ceux qui auraient sauté le résumé ci-dessus, je vous rappelle les faits dont Sixtine, Titine (ou pas) pour les intimes va faire, à son grand désarrois, les frais. Contrainte d’héberger ses parents, avec qui elle est en froid depuis de nombreuses années (suite à une enfance des plus rock’n’roll), la mère de famille si parfaite va voir sa vie si bien ordonnée se teinter d’une délicieuse couleur punk !
Cette cohabitation forcée donne lieu à des scènes parfois aussi explosives qu’affectueuses ! Un savant mélange que l’auteure nous propose durant près de 400 pages, dont quelques unes auraient pu, à mon humble avis, disparaître car j’ai trouvé que l’histoire tournée parfois un peu en rond.

Malgré ces petites longueurs, j’ai tout de même passé un bon moment en compagnie de Sixtine, dont l’organisation millimétrée me fait rêver, et de sa famille un chouïa barjot !

Romans

S’adapter – Clara Dupont-Monod

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous propose de découvrir mon avis sur S’adapter, le nouveau roman de Clara Dupont-Monod disponible depuis le 25 août et qui fut mon tout premier pas dans la bibliographie de cette auteure.

C’est l’histoire d’un enfant aux yeux noirs qui flottent, et s’échappent dans le vague, un enfant toujours allongé, aux joues douces et rebondies, aux jambes translucides et veinées de bleu, au filet de voix haut, aux pieds recourbés et au palais creux, un bébé éternel, un enfant inadapté qui trace une frontière invisible entre sa famille et les autres. C’est l’histoire de sa place dans la maison cévenole où il naît, au milieu de la nature puissante et des montagnes protectrices ; de sa place dans la fratrie et dans les enfances bouleversées. Celle de l’aîné qui fusionne avec l’enfant, qui, joue contre joue, attentionné et presque siamois, s’y attache, s’y abandonne et s’y perd. Celle de la cadette, en qui s’implante le dégoût et la colère, le rejet de l’enfant qui aspire la joie de ses parents et l’énergie de l’aîné. Celle du petit dernier qui vit dans l’ombre des fantômes familiaux tout en portant la renaissance d’un présent hors de la mémoire.Comme dans un conte, les pierres de la cour témoignent. Comme dans les contes, la force vient des enfants, de l’amour fou de l’aîné qui protège, de la cadette révoltée qui rejettera le chagrin pour sauver la famille à la dérive. Du dernier qui saura réconcilier les histoires.
La naissance d’un enfant handicapé racontée par sa fratrie.
Un livre magnifique et lumineux.

Comme je vous l’ai dit juste juste au dessus, il s’agit de ma première incursion dans l’univers de Clara Dupont-Monod, même si j’ai été très tenté par La Révolte au moment de sa sortie, je n’ai hélas jamais trouvé le temps de le découvrir. Cette fois-ci, je me suis motivée et je n’ai pas raté le coche. Je peux vous dire que je suis plutôt fière de moi car S’adapter fut une bonne lecture. Et ce pour deux choses. Tout d’abord, le style de l’auteure qui, s’en être trop ampoulé, est chic, clair et malgré tout facile à appréhender. Et second point, mais non des moindres, l’histoire.

Cette dernière est originale, intéressante, touchante sans tomber dans le pathos. Elle m’a conquise, même si je regrette le découpage trop linéaire qu’a choisi l’auteure.
En effet, S’adapter est construit autour d’une thématique commune au trois parties. Trois parties pour trois enfants (enfin quatre, le dernier étant l’élément central de l’histoire). Dans la première partie, nous découvrons le point de vue de l’aîné de la fratrie. Un jeune homme qui se construit autour de l’enfant handicapé et qui va évoluer avec lui.

Dans la seconde partie, nous découvrons le ressenti, parfois violent de la cadette, la seule fille de la fratrie. Cette dernière vit terriblement mal l’arrivée de cet enfant différent qui lui vole à la fois son statut de petite dernière et l’attention de sa famille.

En la cadette s’implanta la colère. L’enfant l’isolait. Il traçait une frontière invisible entre sa famille et les autres. Sans cesse, elle se heurtait à un mystère : par quel miracle un être diminué pouvait-il faire tant de dégâts ? L’enfant détruisait sans bruit.

Et enfin, contrairement à ce que je m’attendais à découvrir, la dernière partie du roman n’est pas consacrée à l’enfant différent, mais à une tierce personne.

Il se sentait maillon d’une chaîne, prenait place dans une immense farandole qui, avant lui, avait dessiné le monde. Il adorait cette idée, d’être situé entre des milliers de vies vécues et d’autres à venir. Car alors il n’était plus le dernier.

J’ai trouvé cet enchaînement linéaire un peu pénible, facile peut-être et je pense que j’aurais préféré une construction mélangeant les points de vues des différents enfants. Cela aurait sûrement été plus brouillon, mais pour moi le texte aurait gagné en vivant.

Malgré la construction du texte qui m’a un peu déçu, ce fut une bonne lecture que je vous recommande si vous chercher une belle histoire tendre, touchante et bien écrite.

Les lois élémentaires ne s’excusaient jamais. Elles agissaient comme bon leur semblait, et à la charge des autres d’accepter le saccage.

Romans

Échange Loft londonien contre cottage bucolique – Beth O’leary

Bonjour à tous, aujourd’hui je me fais violence et je tente de rattraper mon retard dans l’écriture de mes avis lecture. J’ai lu plus d’une dizaine de titres dont je ne vous ai pas parlé, j’ai l’impression que je ne m’en sortirai jamais … Alors bon je prends mon courage à deux mains et je m’attèle à la rédaction de mon avis concernant le dernier roman de Beth O’Leary que j’ai lu durant le mois d’août.

Leena Cotton est épuisée. Ce n’est pas elle qui le pense, c’est son corps qui le lui dit. Son burn-out explosif en plein milieu d’une réunion capitale parle à sa place. Pour la peine, son employeur lui impose deux mois de congés qu’elle ira passer – en traînant les pieds – dans le cottage de sa grand-mère, à la campagne. Elle aurait encore préféré mourir de surmenage que d’ennui… 
Eileen Cotton a pris une décision : puisque son époux de toute une vie l’a quittée du jour au lendemain, elle a désormais le droit de vivre pour elle-même. Et pourquoi pas même… vivre une relation charnelle passionnée, à 80 ans ? Mais dans son petit village du Yorkshire, les candidats au poste d’amant ne sont pas légion… 
Un problème ? Une solution ! La grand-mère et la petite-fille n’ont qu’à échanger leurs vies. Eileen ira habiter dans la colocation de Leena à Londres, où les beaux messieurs pullulent, tandis que Leena a pour mission de se reposer à la campagne et… de régler tous les problèmes qu’elle avait tenté jusqu’ici de mettre sous le tapis. 
Avec quelques conseils pour apprivoiser la trépidante capitale d’un côté, et un ou deux trucs pour gérer les voisins intrusifs (ou excessivement séduisants) de l’autre, les aventurières devraient s’en sortir… N’est-ce pas ?

Second roman de l’auteure britannique que je découvre après A moi la nuit, à toi le jour, qui fut un coup de foudre, Échange loft londonien contre cottage bucolique était attendu comme le messie, hélas sa lecture fut décevante.
Je n’ai pas envie de casser du sucre sur le dos de ce livre (une bibliothécaire n’abîme pas ses livres, c’est un crime !), par conséquent je vais vous proposer un article plutôt court … Désolée.

Contrairement à ce que je m’attendais en lisant le résumé, et ce que j’ai eu le bonheur de découvrir dans A moi lnuit, à toi le jour, ici point de grande et belle histoire d’amour dans les pages de ce roman. Si l’amour est tout de même présent, il n’a rien de palpitant. Et même si j’ai trouvé les passages avec Eileen très divertissants, je n’ai pas vraiment adhéré à son histoire. Il en va de même pour Leena, qui elle ne vit même pas réellement une histoire d’amour, si ce n’est dans les toutes dernières pages.

Je suis tout de même contente d’avoir pu retrouver le style frais et pétillant de Beth O’Leary et son humour ravageur dans ce nouveau roman disponible depuis ce printemps chez Hugo Roman, même si je garderai un souvenir bien meilleur de son précédent titre.

Romans

Pour que s’envolent les hiboux – Eléanore Ly

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous propose de découvrir mon avis suite à la lecture du titre Pour que s’envolent les hiboux proposé en auto-édition par une auteure de chez moi, Eléanore Ly.
J’ai terminé cette lecture depuis un petit moment, mais entre le boulot où je nage dans la semoule et l’embrouillamini que cette lecture a mis dans ma tête, j’ai eu un peu de mal à écrire mon avis.

Couverture de Pour que s'envolent les hiboux par Eléanore Ly

Flore est aux anges : son frère Thomas rentre à Paris, après un séjour d’un an à New York. Mais elle déchante rapidement, car Thomas a changé. Distant, le regard impénétrable, il s’est marié à une fille pour le moins étrange. Alors très vite, les questions se bousculent : qui est-elle ? que veut-elle ?
Surtout, que s’est-il passé à New York, et en quoi ce séjour a-t-il transformé définitivement le jeune homme ?

Pour que s’envolent les hiboux est le second titre que je découvre d’Eléanore Ly, qui souvenez-vous en est également l’auteure de Ce n’est qu’un visage, un roman que j’ai lu l’été dernier et qui m’avait quelque peu chamboulé. S’il vous intéresse, mon avis de lecture est toujours disponible et vous pouvez le retrouver juste ici.
Si dans son premier titre Eléanore Ly avait fait le choix de mettre en scène un groupe d’adolescents, ici elle a choisi de mettre en lumière une jeune trentenaire, détective privée de formation et surtout une grande sœur aimante et très attachée à son petit frère Thomas. Ce dernier va vite s’imposer comme étant le second personnage principal de cette histoire, puisque tout le mystère réside dans son changement de vie.

Pour moi l’auteure a un talent indéniable, une plume enchanteresse qui m’entraîne là où je n’ai pas réellement envie d’aller ! Car oui, si le résumé est alléchant, il y a un je-ne-sais-quoi dans son histoire qui ne m’a pas intéressé et pourtant j’ai dévoré ce nouveau livre avec une envie féroce de découvrir le pourquoi du comment.
Mais laissons mes sentiments perturbés de côté pour un moment et revenons-en au cœur même de l’histoire. Eléanore Ly mériterait, à mon sens, d’être bien connu qu’elle ne l’est actuellement, car les histoires qu’elle invente sont à chaque fois terriblement réfléchis, avec une construction pointue où rien ne semble être laissé au hasard. Dans le cas de Pour que s’envolent les hiboux, l’histoire se déroule sur deux temporalités qui nous apportent des réponses au compte goutte, de quoi attiser ma curiosité naturelle. Je préfère ne pas trop vous en dévoiler sur le contenu du roman, mais sachez tout de même que l’auteure a su mêler avec brio une histoire de vengeance, d’amour familiale infini à l’existence d’une cellule de héros du quotidien méconnus, surentraînés et parfois prêts à tout pour réussir les missions qui leur ont été confié …

Le roman, qui s’il est plutôt court, ne manque pas de suspense. Chaque page tournée est l’occasion de faire face à une révélation supplémentaire, une vérité qu’on préférerait ne pas toujours connaître et pourtant l’auteure ne nous épargne rien, sans toutefois jamais trop en faire. Quand je vous dis qu’elle a du talent, ce n’est pas pour rien !

Vous l’aurez certainement compris, si je n’ai pas adoré cette lecture, le travail d’Eléanore Ly m’a une fois de plus chamboulé l’esprit et j’ai hâte de découvrir son prochain titre … une véritable romance paraît-il ! De quoi attiser une fois de plus, comme si c’était bien nécessaire, ma curiosité !

Romans

La passeuse de mots (tome 1) – Alric & Jennifer Twice

Bonne pluie à tous !
D’habitude, je vous souhaite un bon jour, mais comme il semblerait que cela ne nous attire que des averses, j’essaye autre chose !

La passeuse de mots, tome 1 par Twice

Avant toute chose, je me dois de remercier les éditions Hachette ainsi que Babelio, grâce à qui j’ai pu découvrir cette petite (gros) pépite (pavé).

Dans le royaume de Hélios, les mots ont un pouvoir. Celui de créer, d’équilibrer, puis de détruire le monde. Lorsqu’on les prononce, aucun retour en arrière n’est possible.
Arya, une jeune fille de la capitale, est passionnée de livres. Elle en dévore chaque mot. Mais elle est loin de se douter qu’elle est la clé pour sauver son royaume, le seul qui ait restreint l’utilisation de la magie grâce à un traité. Un traité qui ne plaît pas aux rebelles, prêts à tout pour l’éradiquer.
À l’aube des changements qui s’annoncent, les Mots se réveillent pour établir l’ordre dans le chaos, la vérité dans l’illusion.
Ils attendent leur Appel. Celui de la Passeuse de Mots.

J’ai adoré ce roman et j’attends la suite avec impatience.
Voilà, c’est tout pour moi.
Hum, Torti, tu ne crois pas que ce coup de cœur en puissance mérite mieux ?

Tout a commencé par une couverture attrayante à souhait et un mail de Babelio, qui me proposait de découvrir ce premier tome, le tout associé à un résumé fort intriguant. Il ne m’en fallait pas plus pour accepter cette proposition et surveiller chaque jour le contenu (désespérément vide) de ma boîte aux lettres. J’ai même veillé à ce que cette dernière ne s’envole pas (ce qui lui arrive régulièrement), c’est vous dire à quel point j’attendais mon colis.

L’histoire de La Passeuse de mots débute doucement, tendrement même, puisque les premières pages nous présentent Arya, notre future héroïne, et sa famille. Le tout dans le cadre enchanté d’Hélios à la veille d’une fête nationale vouée à célébrer un accord liant pacifiquement les mages et les non-mages. Un décor aussi sucré que les pâtisseries préparées par Arya.
Mais comme dans tout bon roman d’aventures, il fallait bien jeter un froid sur ce décor idyllique et qui de mieux placé pour cela que les Soldats de Verre (nom badass s’il en est !) ?! Ces derniers venant tout bouleverser, le livre opère un virage à 360° et l’n plonge avec bonheur (dans mon cas, la présence de Kilian Nightbringer n’y est pas pour rien …) dans la véritable histoire de La Passeuse de mots.

Sans trop vouloir vous en dévoiler, ce serait du gâchis, Arya, qui a toujours eu une passion pour la littérature, se découvre une destinée à la fois fantastique, mystérieuse et bien dangereuse ! Fort heureusement, elle ne sera pas seule pour avancer sur ce périlleux chemin. Et pour l’accompagner, les auteurs ont mis la barre très haute en matière de compagnons de voyage. Toujours dans un souci de ne rien vous dévoiler d’important, sachez simplement que l’un d’entre eux se nomme Killian Nightbringer, voleur et râleur de son état, et que nous nous marions cet été dans un coin de verdure ensoleillé.

Bref, j’arrête de digresser sinon moi aussi je vais partir dans un roman de 700 pages ! Je vais seulement ajouter, que si ni la couverture, ni le résumé ne vous ont encore convaincu de vous procurer ce roman, faites-le tout de même car vous serez forcément séduits par les personnages (aussi adorables qu’hauts en couleurs), par l’univers (à la fois magique et pourtant tellement réaliste) ainsi que par la plume des auteurs (bien trop addictive).

En conclusion de cet article, je remercie les auteurs pour cette excellente lecture … un peu moins pour leurs 736 pages et la tendinite aux poignets qui va avec! Je vous dis néanmoins à cet automne pour la suite des aventures d’Arya, en espérant qu’entre temps elle ait réalisé que la salé est bien meilleur que le sucré !

Romans

Les enfants sont rois – Delphine de Vigan

Bonjour à tous, en ce premier jour du week-end (heureux ceux qui peuvent profiter du soleil, moi je travail), j’ai eu envie de vous parler de ma dernière lecture en date, Les Enfants sont rois de Delphine de Vigan, disponible depuis ce printemps dans la collection Blanche de Gallimard.

Le roman m’a été conseillé et prêté par une collègue du Centre Culturel où je travail et je l’en remercie car ce fut vraiment une très bonne lecture.

Les enfants sont rois par Vigan

Mélanie, qui a grandi dans le culte de Loana de Loft Story, n’a qu’une idée en tête : devenir célèbre. Mais son unique apparition dans une émission de téléréalité est un fiasco. Quelques années plus tard, mariée et mère de famille, elle crée sur YouTube la chaîne Happy Récré, mettant en scène Sammy et Kimmy, ses deux enfants, au quotidien. Bientôt, la voilà suivie par des millions d’abonnés, qui likent et commentent toute sa vie.
Pendant ce temps, une jeune femme, Clara, entre dans la police. Leurs chemins se croisent à la suite de la disparition de Kimmy, âgée de sept ans, lors d’une partie de cache-cache en bas de chez elle. Mauvaise rencontre ? Fugue ? Enlèvement ? Tandis que l’enquête progresse et qu’elle découvre l’univers des influenceurs, Clara mesure la violence que constitue Happy Récré pour les deux enfants qui en sont les rois… et les victimes.

Avec ce roman qui s’ouvre sur les années Loft et s’achève en 2031, Delphine de Vigan s’empare d’un sujet vertigineux : les réseaux sociaux et leurs dérives. Et explore avec maestria une société basculant dans le culte de l’ego, où tout est mis en scène et se vend, jusqu’au bonheur familial.

Delphine de Vigan est une auteure dont j’ai beaucoup entendu parlé, vous aussi j’imagine, mais jusqu’au début de cette semaine, je n’avais jamais lu aucun de ses titres.

Dans Les enfants sont rois, le pitch est simple et pourtant l’auteure parvient à nous faire réfléchir sur un sujet d’actualité qui nous touche tous plus ou moins de près : les enfants stars sur les réseaux sociaux et autre plateforme de vidéo en ligne.

Dès les premières pages, j’ai été happé par la vie, pourtant loin d’être joyeuse de Mélanie Claux, l’une des personnages principale. Cette dernière n’a qu’un rêve, hélas similaire à beaucoup de personnes dans le monde actuel : percer et devenir une star de la téléréalité.
J’aime la manière dont l’auteure nous parle d’elle, sans jamais réellement la juger. Ni elle, ni ses actes, qui vont pourtant conduire à l’enlèvement de sa petite fille de six ans, Kimmy.

C’est justement cet enlèvement qui va être au contre de la première partie du roman, et avec lui l’enquête menée par le second personnage principal, la procédurière Clara Roussel, membre de la police judiciaire. Une fois de plus, delphine de Vigan a créé un personnage imparfait et pourtant terriblement vivant. Ça a été un plaisir de faire leur rencontre.

Dans la seconde partie du roman (non matérialisée, si ce n’est par un changement de date, nous sommes ici en 2031), on retrouve les personnages quelques années après le terrible événement que fut l’enlèvement de la petite Kimmy Diore. Leurs vies ont évolué, pour le meilleur et surtout pour le pire !

Au travers de cette lecture, terriblement addictive, j’ai eu l’impression que Delphine de Vigan nous met en garde contre les dérives d’un système bien trop dangereux s’il est utilisé sans barrières ni contrôle.

Je garderai un très bon souvenir de ce roman et je vous conseille fortement de le découvrir à votre tours !

Romans

Les dossiers du Voile – Adrien Tomas

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous propose de découvrir mon avis sur l’une de mes récente lectures, celle des Dossiers du Voile d’Adrien Tomas, auteur a qui l’ont doit également Engrenages et Sortilèges ou encore Dragons et mécanismes.

Lieutenant de police au sein de la Brigade de régulation des espèces méta-humaines de Paris, Tia Morcese a beaucoup de mal à faire respecter l’ordre et la sécurité… et surtout à éviter que druides, nécromanciens, loups-garous et autres espèces méta-humaines révèlent leur existence au reste du monde. À côté de son impressionnante grande sœur, Mona pourrait presque passer pour une ado normale. Pourtant, l’apprentie sorcière est loin d’avoir les yeux dans sa poche ! Et quand elle tombe sur des informations-clés qui pourraient faire avancer les affaires en cours de Tia, elle n’hésite pas une seconde à suivre ses propres pistes. Mais le monde du Voile n’est pas sans danger…
Un Paris rempli de créatures fantastiques dans une ambiance polar relevée à la sauce piments… un régal d’humour, d’irrévérence et de suspens !

Je me suis lancée dans cette lecture attirée non seulement par le résumé, mais aussi et surtout par cette belle couverture bleue.

J’ai été immergée dès les premières pages.

Moi qui raffole des romans se déroulant à l’époque victorienne, qui aller savoir pourquoi se prête terriblement bien aux histoires de vampires et autres loups-garous, j’ai été séduite par ce roman contemporain mettant, essentiellement, en scène deux membres du clan Morcese. Tia et Mona, toutes deux filles de la Grande Enchanteresse de Paris.

Les Dossiers du Voile, c’est un roman  où l’auteur laisse une part belle à toutes les espèces fantastiques connues et imaginables. On retrouve ici tantôt des sorciers, des trolls ou encore des loups-garous qui côtoient, avec plus ou moins d’amabilité, des vampires ou des djinns.

Mais Les Dossiers du voile, c’est aussi un roman policier, où l’on suit une enquête et où l’auteur glisse de-ci, de-là des instants de suspense qui apporte un peu plus de profondeur à son histoire. Et quand ce n’est pas du suspense, l’auteur d’une arme pour laquelle je lui ai trouvé une grande dextérité, j’ai nommé l’humour ! De tournures de phrases savamment agencées en jeux de mots hilarants, j’ai vraiment passé un bon moment en compagnie des personnages créé par Adrien Tomas.

Romans

Ça n’arrivera pas – Nicolas Beuglet

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous propose de découvrir mon ressenti face à une publication peu commune. Ça n’arrivera pas, une nouvelle de Nicolas Beuglet qui est disponible depuis cet hiver et qui propose de réfléchir à ce que pourrait être notre vie future si la crise covid devait (finir) de s’aggraver …

Avant d’attaquer à proprement parler cet avis de lecture, je tenais à remercier Netgalley et les éditions XO pour m’avoir permis de découvrir ce nouveau travail d’un auteur que j’apprécie et dont je compte prochainement découvrir la dernière production, Le Dernier message paru en septembre de l’année dernière.

Comme je vous le disais en préambule de cet article, Ça n’arrivera pas est une nouvelle de 26 pages, elle se lit donc d’une traite, d’un seul souffle … du moins si on est encore capable de respirer ! Vous pensez que j’exagère, que je fais dans le grandiloquent ? Hélas non. Cette nouvelle se déroule dans une période post crise sanitaire actuelle et nous propose un récit d’anticipation, bien écrit, où l’on découvre un monde proche de celui de 1984 (ou de la Chine actuelle …) où le personnage principal, Jean un père de famille anti-vaccin doit se battre chaque jour pour continuer à vivre librement dans une société qui cherche à contrôler du début jusqu’à la fin de la vie de ses citoyens.

Dans cette nouvelle, Nicolas Beuglet nous propose un récit ciselant, qui tranche dans le vif. que l’on soit pour ou contre le vaccin, cette histoire est poignante, révoltante de part l’injustice qu’elle décrit.

Je pourrais vous en dire plus, mais ça m’embêterait de vous proposer un avis plus long que le texte auquel il se rapporte 😉

P.S. : Contrairement à beaucoup de choses qui circulent sur internet, Nicolas Beuglet nous propose ses sources à la fin de son texte, un point que j’ai particulièrement apprécié.
Sur ce, je vous dis à demain pour un nouveau rendez-vous sobrement (ou pas) intitulé La Pause pop-corn.

Romans

L’Accro du shopping fête Noël – Sophie Kinsella

Bonjour à tous, j’espère que vous allez bien et vos préparatifs pour les fêtes se déroulent sans accro … contrairement à ceux de Becky dont je vais vous parler ci-dessous !

L'accro du shopping fête Noël par Kinsella

Vous le savez, Becky aime le shopping, elle l’adore même ! Elle sait aussi apprécier un Noël scintillant et traditionnel, un Noël où elle se laisse porter par sa frénésie d’achat et où elle n’a rien à organiser de sérieux, alors imaginez la cataclysme quand ce Noël si parfait tombe à l’eau et qu’elle décide, prenant le renne par les cornes, d’organiser Noël chez elle. Mais attention pas n’importe quel Noël, un Noël parfait en tout point, un Noël pour le meilleur et pour le rire !

À Londres, de nos jours.
Becky Bloomwood l’a décidé : cette année, Noël se fera chez elle !

Une nouvelle qui, curieusement, soulève un certain scepticisme au sein de la famille. Ses parents rechignent à l’idée de passer les fêtes à la campagne, eux qui vivent depuis quelques temps une vie de hipsters dans le quartier branché de Shoreditch ; sa demi-sœur Jess ne voit aucun intérêt à ces fêtes capitalistes et consuméristes et l’avertit déjà que le menu devra être végan ; même Luke a l’air plus préoccupé par les demandes très pressantes d’une certaine Nadine pour de mystérieuses affaires financières que par la course aux cadeaux.
La tâche s’annonce donc rude, mais impossible n’est pas Becky. Bien décidée à recréer la magie de Noël, Becky va faire de cette fête un événement inoubliable. Pour le pire et surtout pour le meilleur…

Avant de débuter cet article à proprement parler, je vais être honnête avec vous : je ne suis pas une accro du shopping (j’ai plus tendance à faire des cracks boursier suivis d’une longue période de disette) et je n’avais encore jamais lu de roman mettant en scène Becky Brandon (née Bloomwood comme elle aime à le préciser), je la connait seulement au travers de la pétillante interprétation qu’en a proposé Amy Adams, interprétation qui m’a joyeusement poussé à demander le service presse de cette comédie de fin d’année aux Éditions Belfond qui ont eu la gentillesse d’accepter ma demande.

J’ai dévoré ce roman en à peine quelques heures, poussée par la bonne humeur et l’humour de Becky que l’on ressent à chaque page, un vrai petit bonheur recouvert de papier cadeau scintillant (enfin non parce que c’est pas écologique !)

Vous le savez certainement si vous êtes accro aux livres de Sophie Kinsella, cette auteure a une plume dansante, énergique à l’image de son héroïne. Pour moi qui ne suis pas une habituée de l’auteure ce fut un bon moment de lecture, bien meilleur qu’avait pu être le précédent roman de Sophie Kinsella, A charge de revanche, à la lecture duquel je m’étais un peu ennuyée.
Outre la plume de l’auteure, j’ai apprécié son scénario qui est à la fois léger et terriblement riche. En effet en moins de 500 pages, Becky arrive à gérer sa vie de famille, à revoir son ex plus rockeur que jamais, à s’inscrire à un club de nonagénaires tout en préparant un Noël du tonnerre !

Si vous êtes à la recherche de l’ultime cadeau à glisser sous le sapin, pourquoi ne pas tenter l’aventure aux côtés de la seule et unique accro du shopping ?

Romans

Romances sous la neige – Sarah Morgan

Bonjour à tous, on se retrouve cet après-midi, alors que je viens de prendre une année de plus, pour parler (vite fait) de l’une de mes dernières lectures romance, que je dois à Harlequin. En réalité il s’agit plutôt de deux romances puisque Romances sous la neige contient deux histoires écrites par Sarah Morgan, une auteure dont je connaissais jusqu’à lors seulement le nom.

Un Noël dans ses bras, le premier titre dans ce petit recueil est, disons le un peu durement, tout juste passable. J’ai eu du mal tant avec le scénario qui est plutôt maigre qu’avec les personnages, Rio Zacarelli l’italo richou est très irritant dans sa manière d’être et quant à Evie, elle est un chouïa trop stupide pour me distraire. D’autant que j’ai senti venir le grand mystère qui entoure la vie de Rio dès le début.

La seconde histoire, Un enfant pour Noël est quant à elle bien mieux construite que sa consœur, quoique sûrement tout aussi irréaliste mais qu’importe c’est noël et je veux bien être indulgente. Les personnages sont attachants, un point essentiel selon moi dans une romance. Notamment Patrick, obstétricien de renom et père de famille aussi aimant que dévoué. J’ai également apprécié l’humour présent entre ces pages ou les moments qui se déroulent à la maternité.

En somme, la première histoire de ce recueil était tout juste distrayante et j’ai de loin préféré la seconde !