Mangas

Asadora ! (tomes 1 et 2) – Naoki Urasawa

Bonjour à tous, aujourd’hui j’ai eu envie de partager avec vous mon ressenti face à l’une de mes dernière lecture manga, en ce moment je vous parle presque exclusivement de romans alors je me suis dis que ça allait changer un peu.

Asadora ! T02 Abonnez-vous pour 6 tomes !

Que les choses soient bien claires, oui j’ai conscience d’arriver deux siècles après la bataille, mais je m’en moque. Comme tous les monde, j’ai découvert ce titre l’année dernière, et je l’ai acheté pour les lecteurs de la bibliothèque où je travaille à la rentrée de septembre 2020 et depuis lors je n’avais pas encore eu l’occasion de le découvrir personnellement.
C’est désormais chose faite et j’en suis ravie.

Je pense que tout le monde connaît, de près ou de loin, Naoki Urasawa, le mangaka a qui l’on doit ce dernier titre. En effet il est également l’auteur des mythiques séries Monster, Pluto ou encore 20th Century Boys. Pour ma part, je n’avais lu jusqu’à présent aucun de ces titres ! Une erreur que j’ai pu réparer grâce, notamment, à l’aide de l’Apprenti Otaku, blogueur qui fait des blagues aussi pourries que ces articles sont bons, ce dernier ayant à de nombreuses reprises mis en avant le talent de l’auteur, j’ai fini par m’y intéresser. C’est avec Mijirushi, le signe des rêves que la rencontre s’est faite et je suis ressortie de ma lecture charmée par le talent de l’auteur. J’ai aimé tant son coup de crayon, même si on peut dire que ces personnages ont parfois un sourire un peu inquiétant, que par le scénario, plutôt bien étayé de ce titre.

Mais revenons à Asadora !, le titre est disponible, pour l’instant jusqu’au tome 4, aux éditions Kana. Le tome 5 étant prévu pour la rentrée de septembre. Je n’ai pour ma part pu découvrir que les deux premiers tomes, mais j’ai d’ores et déjà mis une réservation sur les tomes trois et quatre de cette série que j’ai tout simplement adoré.
L’histoire, de prime abord, semble simple. On y suit, pour l’instant, les aventures d’une jeune japonaise, qui a la suite d’un terrible typhon a perdu une partie de sa famille et a été recueilli par la tenancière d’un restaurant et un ancien pilote d’avion. Dit comme ça, je suis en train d’imaginer une tragédie, or ce n’est pas du tout le cas ! Asadora ! est au contraire un titre plein de vie, d’entrain ! C’est un vrai bonheur de découvrir chacune de ses pages, d’autant que le mangaka a décidé d’intégrer à son histoire la présence, fort mystérieuse pour l’instant, d’une créature gigantesque dont on ignore encore presque tout. Qui est-elle ? Que fait-elle là ? Est-elle responsable de la disparition des parents d’Asa ? Tant de questions qui me pousse à vouloir découvrir la suite de cet excellent titre le plus raidement possible !

Asadora! Vol.2 Chapter 10: Encounter - Mangakakalots.com

Mais la part de mystère n’est pas la seule chose qui me plaît dans ce titre, une fois encore j’ai adoré les dessins, qui s’ils ne fonr rêver, apportent une touche de réalisme bienvenue. Les personnages dessinés par Urasawa sont plein de vie, d’entrain. Asa ou Kinuyo et leur caractère bien trempé, Monsieur Kasuga le taciturne ex-pilote d’avion sont des personnes que j’aimerais pouvoir réellement côtoyer.

Images de Asadora

Mangas

Un pont entre les étoiles – Kyukkyupon

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous propose de découvrir mon avis sur série de manga plutôt courte, puisqu’elle est composée de seulement de quatre tomes, il s’agit comme vous l’aurez compris avec le titre de cet article d’Un pont entre les étoiles disponible chez Akata.

Mais dans un premier temps, avant de vous faire part de mon ressenti, qui sera très positif, je vous propose de découvrir de quoi il retourne dans ce très beau titre.

1936, Shanghai. Pour suivre son père, Haru, jeune Japonaise, est contrainte de déménager en Chine, loin de son Nagasaki natal. D’abord effrayée à l’idée de vivre dans un pays étranger, où les Asiatiques ne ressemblent en rien aux Japonais, la petite fille va faire la rencontre d’un jeune Chinois. Au contact de ce dernier, elle va connaître l’excitation de découvrir l’inconnu et de s’ouvrir, avec son regard d’enfant, à une autre culture. Mais quand le racisme et nationalisme s’en mêlent … Leur amitié pourra-t-elle survivre à la tempête qui se prépare ?

Dans un premier temps, le dessin a un trait qui peut sembler ancien, mais qui colle à la perfection avec l’époque décrite. De plus j’apprécie particulièrement les décors et différentes mises en scènes que nous offre la mangaka.

Au delà du dessin, j’apprécie également l’histoire. Elle est particulièrement belle, bien qu’elle ait des accents aussi poétiques que durs, les personnages sont tous plus attachants les uns que les autres, que ce soit les protagonistes principaux, Haru et Xing ou leurs parents et tuteurs respectifs, chacun dégage de la force et de l’amour et apportent à l’histoire une dimension essentielle.

Concernant l’histoire qui se déroule dans Un Pont entre les étoiles, que vous dire d’elle si ce n’est qu’elle est passionnante et traite d’un pan de l’histoire dont j’ignorais tout, bien que j’ai fais une faculté d’histoire (le continent asiatique n’était hélas pas au programme).

Comme je vous le disais, il s’agit d’un petite série terminée en seulement quatre tomes, c’est donc idéal pour les petits portefeuilles, mais cela ne gâche en rien la qualité de l’histoire qui suit un bon rythme dans l’avancée du scénario. Pour ma part, je n’ai pas relevé de longueurs ou de temps mort ce qui est un point plus que positif.

En somme, Un Pont entre les étoiles est l’une des pépites issues du catalogue d’Akata que je vous conseille très fortement de découvrir !

Romans

I love you so mochi – Sarah Kuhn

Bonjour à tous, pour le second article du jour, je vous propose de découvrir mon avis sur l’adorable roman de Sarah Kuhn, I love you so mochi. J’ai déjà évoqué avec vous ce titre, à l’occasion d’un Throwback Thursday Livresque consacré à une belle couverture aux couleurs printanières.

i love so mochi - couverture

Kimiko, une jeune Californienne d’origine japonaise, prépare son admission professionnelle dans une université d’arts réputée pour son talent. Seulement, voilà : depuis plusieurs mois, elle est incapable de dessiner quoi que ce soit de pertinents. Alors, quand ses grands-parents restés au Japon l’invite à leur rendre visite, elle saute sur l’occasion pour se libérer de l’atmosphère étouffante qui a envahi leur maison. Arrivée sur place, elle a tôt fait de se perdre dans le dédale des majestueuses rues de Kyoto. Et c’est au détour d’une boutique de mochis, cette délicieuse pâtisserie aux couleurs du printemps, que Kimi fait la rencontre d’un jeune étudiant pas comme les autres, Akira, qui va se donner pour mission de l’aider à trouver sa voie d’entrée… Une ville haute en couleurs, des mochis, des cerisiers en fleur, quelques havres de méditation… et si c’était tout simplement ça, la recette du bonheur ?

Au delà de sa délicate et délicieuse couverture, ce roman nous donne l’occasion de découvrir une très belle histoire. Tant d’un point de vue amical, familiale, que romantique.

Au travers de ce roman, qui fut un coup de cœur, j’ai pu partir à la découverte de sublimes coins de Kyoto et entrapercevoir une partie de la magnifique et intrigante culture japonaise.

Cette découverte ce fait tout en douceur, aux côtés de personnages tous plus adorables et attachants les uns que les autres. Des protagonistes que j’ai pris plaisir à rencontrer et à suivre dans leurs aventures à la fois gourmandes et amusantes, mais teintées de sérieux puisque Kimi profite de ce sublime voyage pour faire une introspection grandement nécessaire avant de choisir la voie qu’elle désire suivre. Une voie qui l’a conduit à découvrir des choses inattendues sur sa propre famille …

Et même si l’humour est au rendez-vous à chaque coin de page, l’auteure n’oublie pas d’insuffler la juste dose de douceur qui pousse son roman vers le coin des lectures qui ont su faire vibrer mon petit cœur de lectrice trop sentimentale. D’autant que Sarah Kuhn glisse une morale, tout juste dissimulée, sur l’importance de trouver sa voix et d’assumer ses choix.

En somme, I love you so mochi, est un roman à la fois bouleversant et attendrissant, où la famille et l’amitié tiennent une place primordiale. Un roman qui m’a déclenché un coup de cœur et que je vous recommande bien volontiers !

P.S. : Gourmands s’abstenir, au risque de dévorer cet excellent roman !

 

Mangas

Les mystères de Taisho – Kei Toume

Bien le bonjour à tous, aujourd’hui je vous propose de découvrir mon avis sur un manga assez ancien (ça se voit à leur couverture ^^), édité à l’époque par Akata-Delcourt.

Allez c’est partie pour une petite chronique back in time !

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A l’époque de sa publication, en 2006 (j’avais 14 ans ^^) ce titre m’avait totalement échappé et je suis donc contente d’avoir farfouillé dans la catalogue de ma bibliothèque pour y découvrir cette pépite !

Mais avant de vous parler en détails de ce titre, je vous laisse avec la traditionnel résumé, un résumé qui m’a donné le courage de braver le dragon qui se trouvait au bureau d’accueil de la médiathèque (vous voyez la caricature de la bibliothécaire dans les films qui dit « chuuut » ? Bah c’était sa jumelle !). Mais bref.

Dans les années 1920, Matsunomiya, détective privé, engage une jeune assistante, Maya, d’une intelligence étonnante pour son âge et fort mystérieuse. Elle se révèle très utile dans les nombreuses enquêtes qu’il doit résoudre.

J’ai beaucoup aimé ce titre, tant de part son histoire, qui rappelle un peu celle des Sherlock Holmes. Que pour son dessin, qui même s’il fait un peu vieillot est charmant, il permet de se glisser avec délicatesse dans l’époque où se déroule le manga.

Les personnages, peu nombreux, sont tous plus sympathiques les uns que les autres. Matsunomiya est un fils de bonne famille qui a préféré la carrière de détective privé à celle d’hériter (si si c’est un métier ^^).
Il est accompagné dans ses enquêtes par la jeune Maya, une adolescente recommandée par l’un de ses ancien professeur, du moins c’est ce que le détective pense, jusqu’à ce qu’il se rende compte que la vérité est tout autre …
Mais au delà de ces deux personnages principaux, d’autres protagonistes gravitent auteur d’eux, notamment des amis de Matsunomiya et un policier un peu boulet mais très amusant de part son flegme presque british, qui rappelle l’inspecteur Lestrade dans les aventures de Sherlock Holmes.

Tous ces personnages se retrouvent dans quatre tomes, publiés durant près de sept ans, oui c’est (très) lent comme rythme de parution et je suis donc bien contente d’avoir tous pu les lire à la suite sans devoir attendre ! Sinon je pense que j’aurai été perdue dans l’histoire et les enquêtes qui sont parfois liées les unes aux autres. Notamment au travers de l’histoire personnelle de Maya, qui a une place centrale dans le déroulé de ce manga. Ce point m’a permis de vraiment accrocher à l’histoire, en effet et vous le savez, je n’aime pas les mangas dont les chapitres ne sont qu’une suite d’épisodes sans lien les uns aux autres (comme dans Shirley récemment).

Je pourrais maintenant vous parler des enquêtes menées par cet étrange duo, vous dire qu’ils partent à la recherche d’œuvres d’art, à la recherche d’un ami disparu dans un village prétendument peuplé de samouraïs disgraciés ou qu’ils croisent un beau fantôme sorti d’une peinture … Mais je n’en ferai rien et je me contenterai de vous dire de lire par vous même ce très bon titre qui vous fera découvrir un manga se déroulant à une période charnière de l’histoire japonaise, entre tradition et modernité.

Mangas

My home hero (tomes 4 à 6) – Naoki Yamakawa & Masashi Asaki

Bonjour à tous, en cet après-midi gris, froid, moche et tellement venteux que les moustaches de Calamy-Cat se frisent, je tenais à vous proposer un petit récapitulatif sur les trois derniers tomes que j’ai lu de la série My Home Hero.

Tome 4

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Un tome haletant dans lequel Tetsuo est dans la me*** ! En effet il se retrouve aux prises avec Kyoichi, un yakuza persuadé qu’il a tué Nobuto et qui est prêt à tout pour le prouver !

J’aime beaucoup l’idée que Tetsuo doive payer pour les actions qu’il a commise, parce qu’après tout il a certes défendu sa fille, mais il a tout de même tué un homme. Découpé cet homme. Fait fondre cet homme. Et pour finir il l’a utilisé comme engrais dans un pot de fleur. Ouais il est quand même tordu le papouné.

Tome 5

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Après les événements survenus dans le tome 4, ce nouveau tome est encore plus centré sur Tetsuo et Kyoichi. Ce dernier cherche à coincer le père de famille et il est sur le point d’y arriver … mais c’était sans compter sur le cerveau tordu de Tetsuo qui imagine une fois de plus un plan machiavélique pour se sortir de la situation dans laquelle il se trouve depuis l’assassinat du petit ami de sa fille.

Bon par moment, j’ai trouvé ça un peu gros. Notamment quand Tetsuo fait intervenir Kaisen, sa femme, et qu’il lui demande de faire des choses un peu impossibles …

Tome 6

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Alors là, c’est le pompon. Moi qui pensais que Tetsuo s’était enfin sorti de toutes les embrouilles dans lesquelles il avait entrainé sa famille … eh bien, j’étais très loin du compte !

En effet ce nouveau tome déclenche un nouvel arc, dans lequel notre père de famille dévoué va être une fois de plus confronté à ses actions passées, mais cette fois-ci oubliait les yakuzas et faites place aux forces de l’ordre en la personne de l’inspecteur Kôji Yasumoto. Ce dernier, qui semble faire parti du passé de Tetsuo (une connaissance de feu son père) est un personnage sur qui il va désormais falloir compter.

La première fois depuis que l’histoire a commencé que *** n’apparaît pas, ça m’a fait tout bizarre !

Une fois de plus Tetsuo nous a prouvé qu’il était près à tout pour protéger ceux qu’il aime !

Séries TV

Derniers visionnages d’anime : Tokyo Ghoul et A.I.C.O – Incarnation

Bonjour à tous, cet après midi je vous propose de retrouver mon avis sur deux animes que j’ai regardé récemment sur Netflix. Comme vous l’avez compris en lisant le titre de l’article, il s’agit de Tokyo Ghoul et d’A.I.C.O.

Tokyo Ghoul :

Il y a des années, j’ai acheté le premier tome de ce manga mais au final … Je ne l’ai jamais lu ! Allez savoir pourquoi ^^ Mais bref, Tokyo Ghoul, c’est un manga de Sui Ishida qui compte 14 tomes et 16 tomes supplémentaires de la séries dérivée, Tokyo GhoulRe (pour l’instant).

A défaut de lire le manga, j’ai décidé de me tourner vers l’anime qui est disponible sur Netflix. Je l’ai trouvé plutôt sympathique, il est assez facile à suivre et l’histoire est prenante. D’autant qu’il y a beaucoup d’action et tres peu de blabla.

Quant aux dessins, ils ne cassent pas trois pattes à un canard (pauvre bête, il faudrait vraiment que je change d’expression !), mais ils restent agréables à regarder.

En somme, je regrette simplement la fin très ouverte, j’avais envie d’en savoir plus, mais peut-être que je trouverai mon bonheur en lisant les mangas …

 

A.I.C.O – Incarnation

Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’une adaptation, mais d’une création originale de Netflix. L’histoire est assez simple sur fond de catastrophe scientifique.

Si j’ai bien aimé cette serie, que j’ai dévoré en deux jours, j’ai trouvé que les épisodes étaient par moment inégaux. Parfois j’ai trouvé qu’il y avait suffisamment d’action et de suspense pour me tenir en haleine et à d’autres moments je me suis un peu ennuyée, car l’histoire stagnait. C’est un peu dommage parce que c’est une histoire qui avait du potentiel, d’autant que les dessins sont de qualité.

Lire en couleurs 🎨·Mangas

Le gourmet solitaire – Masayuki Kusumi & Jirô Taniguchi

Bonjour à tous, on se retrouve aujourd’hui pour le premier article consacré à Lire en couleurs ce mois-ci, souvenez-vous, je devais choisir un livre qui correspondrait à cette consigne « un livre recommandé par quelqu’un de votre entourage ou par un libraire, bibliothécaire, … Et après avoir discuté à plusieurs reprises des œuvres de Jirô Taniguchi avec ce blogueur, je me suis laissée tenter, en suivant ses conseils, par un nouveau titre de ce grand mangaka hélas disparu.

Après Le Journal de mon père, je vous fais par ici de mon ressenti suite à ma lecture du Gourmet solitaire.

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On ne sait presque rien de lui. Il travaille dans le commerce, mais ce n’est pas un homme pressé ; il aime les femmes, mais préfère vivre seul ; c’est un gastronome, mais il apprécie par-dessus tout la cuisine simple des quartiers populaires… Cet homme, c’est le gourmet solitaire. Chaque histoire l’amène à goûter un plat typiquement japonais, faisant renaître en lui des souvenirs enfouis, émerger des pensées neuves, ou suscitant de furtives rencontres. Imaginé par Masayuki Kusumi, ce personnage hors du commun prend vie sous la plume de Jirô Taniguchi.

La construction de ce manga est d’une simplicité enfantine, il s’agit d’une suite de petits épisodes sans lien les uns avec les autres. On y retrouve seulement le même personnage, un homme qui fait du commerce dans l’import-export et qui … ne pense qu’à manger.

J’étais prévenue, mais je vous avoue qu’une telle passion pour la nourriture ça m’a un peu affolé, en fait il ne mange pas pour vivre, il vit pour manger !

Vous le savez, je ne suis pas trop fan du format épisodes balancés à lui suite sans queue ni tête, mais j’ai tout de même bien apprécié ma lecture. Chaque épisode, même s’il est construit sur le même modèle, a toujours un petit quelque chose de différent de celui qui le précède, et puis le dessin de Jirô Taniguchi étant ce qu’il est (une perle rare), chaque planche est calme, reposante et … très appétissante !

D’autant que ce manga est l’occasion, en suivant le personnage imaginé par Masayuki Kusumi et rendu vivant grâce au dessin de Jirô Taniguchi, de se balader de ville en ville, de quartier typique en quartier typique, de lieu touristique en lieu touristique et c’est avec bonheur et gourmandise que j’ai suivi le cheminement de ce gourmet durant près de vingt chapitres, qui sont, pour nous lecteurs occidentaux, l’occasion de découvrir quelques spécialités typiquement japonaises dont on a jamais entendu parler et qui à chaque description me mettait un peu plus l’eau à la bouche.

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Cela m’a rappelé mon séjour au Portugal cet été, à chaque nouveau lieu on m’amenait dans une pâtisserie, dans un restaurant proposant une spécialité locale et moi, grande gourmande que je suis, je me suis laissée porter le long de ces pérégrinations gustative avec plaisir tout comme le héro de ce délicieux manga !

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Mangas

My home hero (tomes 1 à 3) – Naoki Yamakawa & Masashi Asaki

Bonjour à tous, je profite de l’article d’aujourd’hui pour vous transmettre mon ressenti, encore tout frais, sur le début de la série My home hero, dont je viens tout juste de finir le troisième tome. J’ai découvert cette série de manière totalement commerciale en étant attirée par le bandeau très alléchant « recommandé par Maxime Chattam ». Je vous laisse avec le traditionnel résumé du début de l’histoire :

Tetsuo est un modeste père de famille qui se passionne pour les romans policiers. Il découvre un jour des traces de coups sur le visage de sa fille qui vient a peine de quitter le foyer familial pour vivre seule. Tetsuo retrouve rapidement le coupable et le suit, sans savoir que cela l’amènera a commettre un crime qui changera pour toujours la destiné de sa famille. Mais pour le bien de sa fille, ce papa fait le choix de la lutte …

Tome 1 :

Une histoire qui démarre presque immédiatement et dans laquelle le suspense est présent en continu. L’essentielle de l’histoire est ici portée par le personnage du père, Tetsuo, qui est prêt à tout pour sauver sa famille (et ses fesses par la même occasion ^^)
A de nombreuses reprises, je me suis inquiétée pour les membres de cette famille, qui n’avait absolument pas demandé à être mêlée aux affaires des yakuzas et que je trouve attachants, surtout Tetsuo et sa femme (plus secondaire), leur fille m’agace un peu car je la trouve trop « petite princesse capricieuse ».
Au détour des pages de ce manga, un autre point m’a particulièrement plus : la relation fusionnelle qui lie les deux époux. Ils semblent près à tout l’un pour l’autre. Comme j’ai pu le constater par la suite …

 

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Tome 2 :

La suite directe du premier tome. Cette fois-ci on retrouve Tetsuo aux mains avec une équipe de Yakuzas de forte méchante humeur (genre les mecs ils peuvent êtres gentils des fois >.< ) car ils ne parviennent pas à remettre la main sur Nobuto, et pour cause … !

Afin d’éviter à sa famille de nouveaux ennuis, ce père de famille dévoué va de nouveau se mettre en danger et va aller jusqu’à s’allier avec l’un des yakuzas, afin de lui aider à retrouver Nobuto (difficile me direz-vous ^^). Si j’ai trouvé Tetsuo très courageux dans ce second tome, j’ai eu l’impression que les choses lui étaient peut-être un peu simplifiées (ya que moi qui trouve ça anormal un yakuza qui s’allie avec son contrat ?)

Tome 3 :

Un fois de plus, ce nouveau tome prend la suite directe de son prédécesseur, par conséquent je suis contente de l’avoir lu dans la foulée, histoire de ne rien oublier !

J’ai trouvé ce troisième tome un peu moins prenant que les deux précédents, cependant j’ai apprécié que l’on découvre le ressenti de la famille de Nobuto. En effet, c’est bien beau de se vivre cette histoire du point de vue de Tetsuo qui n’a fait que défendre sa fille, mais j’ai trouvé ça très intéressant que l’auteur nous mette face à ce qu’éprouve le père du jeune garçon décédé (ainsi qu’à la forte émotion ressentie par son ex-compagne). J’ai trouvé que cela humanisait un peu le récit.

Comme je vous le disais juste au dessus, pour moi ce tome fut un peu moins spectaculaire … du moins au début, car les dernières pages sont de nouveau branchées sur le 220V !

En somme, une série à laquelle j’accroche bien et que je compte poursuivre dès que je le pourrais.

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Romans

Ce qu’il n’est pas (tome 2) – Bingo Morihashi

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous propose de découvrir mon avis concernant le second tome de la série de light novel Ce qu’il n’est pas, de Bingo Morihashi et édité par Akata (que je remercie très chaleureusement pour ce SP).

Ce qu'il n'est pas 2 couverture

Le premier tome de cette série fut pour moi synonyme de surprise et de coup de cœur, vous pouvez d’ailleurs retrouver mon avis élogieux juste .
Comme d’habitude avant de vous livrer mes impressions sur la suite de cette série, je vous laisse avec le résumé de ce second tome :

Malgré ce qu’il ressent, Shirô s’est promis de rester pour toujours ami avec Mirai.
C’est dans ce contexte particulier que, profitant des vacances d’été, les deux adolescents partent en excursion, en compagnie de Miyoshi et Wada. Mais les choses ne se passent pas tout à fait comme prévues, et Mirai pourrait bien avoir besoin du soutien de son colocataire…
Le second semestre s’annonce alors particulièrement mouvementé, entre festival culturel à préparer et sentiments refoulés…

Comme nous l’explique le résumé, l’été est arrivé et avec lui les premières vacances de Shirô au sein de l’internat qu’il fréquente depuis un semestre maintenant. Shirô et Mirai, ne rentrant pas chez eux, profitent lors de ces congés d’un week-end en compagnie de deux amies de l’internat : Miyoshi et Wada.
Après Nara, le sanctuaire où les daims (les animaux hein, pas les sucreries) évoluent en toute liberté, Bingo Morihashi profite cette fois-ci de son histoire pour nous faire découvrir un nouveau paradis dédié aux animaux avec Ôkunoshima, cette île où des milliers de lapins prolifèrent !

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Non mais regardez moi ça, ils sont trop choupinou lapinou !

Si je vous parle de ce passage de l’histoire c’est pas uniquement pour pouvoir caser une image de lapinou, mais bien parce que ce court week-end va avoir des répercussions sur la vie de nos personnages …
En effet lors de ce séjour, Mirai va être confronté à une déclaration d’amour, ce qui plonge Shirô dans un profond désarroi, lui qui s’est enfin avoué les sentiments qu’il éprouve pour son colocataire ne peut se résoudre à le partager avec qui que ce soit.

Je suis amoureux de lui, mais cet amour est totalement impossible, je le sais. Par  conséquent, ma seule satisfaction est d’en priver les autres. C’est plus fort que moi.

Comme vous pouvez vous en douter, ce second tome est donc très axé sur les sentiments qu’éprouve Shirô envers son colocataire. A de nombreuse reprises Shirô se questionne sur ce qu’il ressent, se refrène dans ses sentiments … et soyons honnête cette situation lui pourri la vie. D’autant que plusieurs protagonistes de l’histoire lui rappelle, sans le vouloir, cette douloureuse situation.

— C’était Mirai au téléphone ? Tu l’aimes bin, hein ? conclut-elle, sans se douter le moins du monde du poids d’une telle déclaration.

Face à ce contexte, j’ai eu l’impression que Shirô et Mirai s’éloignaient parfois un peu, ce qui fait que je n’ai pas vraiment retrouvé les passages d’amitié forte entre les deux garçons, qui m’ont tant donné envie de me joindre à eux dans le premier tome. Malgré cela, ce nouvel opus est tout de même très bon, d’autant qu’il nous permet, cette fois-ci, de faire plus ample connaissance avec les camarades de lycée de Shirô et Mirai, notamment lors du festival culturel du lycée qui est synonyme de scènes désopilantes. 

Ce second tome est également l’occasion pour l’auteur de mettre plus en avant les difficultés de Mirai à vivre sous l’identité d’un garçon, sans toutefois révéler son secret à son entourage (bain public, chambre partagée …), malgré tout ça, le jeune homme décide de vivre comme il l’entend. Shirô quant à lui n’évolue pas vraiment, et éprouve toujours autant de difficultés à s’ouvrir aux filles.

Miyoshi, Mirai, elle et moi avons passé pas mal de temps ensemble, mais c’est bien la première fois que nous nous retrouvons seuls tous les deux. Le groupe au complet, je suis capable de parler sans la moindre retenue, mais dans cette configuration, en face à face, je reste froid, incapable de prendre la parole.

Comme dans le premier tome, l’incapacité décisionnelle de Shirô m’a quasiment mise hors de moi. Ce type est une andouille, une gentille andouille certes, mais une andouille tout de même ! Et c’est en ayant en tête son incapacité à prendre des décisions que j’ai abordé la fin de ce second tome, ce qui a bien failli me faire pleurer, tant la décision que fini par prendre notre narrateur semble le faire souffrir. Je ne peux vous en révéler plus, mais sachez simplement que cette fin est toute en émotion.

Cette fois-ci je ne déclenche pas l’alerte coup de cœur, mais j’attend tout de même la suite avec une très grande impatience (non mais cette fin, nom de Zeus je m’en remet pas !)

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Une nouvelle fois, je remercie les éditions Akata pour la publication de cette belle série de light novel et pour m’avoir donné accès à ce second tome.

Mangas

Isabella Bird (tomes 4 et 5) – Taiga Sassa

Bonjour à tous, j’espère que vous allez bien et que vous profitez de ce beau soleil, pour ma part, pas de chance, je travaille jusqu’à 18h et donc je le verrai seulement à travers les fenêtres de la médiathèque. Si comme moi, vous êtes coincés au bureau, je vous propose aujourd’hui un article qui vous fera voyager sans décoller de votre chaise. Faites vos bagages et partez avec moi à la rencontre d’Isabella Bird et d’Ito, son fidèle guide, à l’occasion des tomes quatre et cinq de cette sublime saga qui nous réserve une fois de plus des dessins toujours aussi beaux, des personnages profonds et de belles découvertes. En somme, ce manga poursuit son cheminement avec un travail d’une grande qualité.

Tome 4

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Le quatrième tome de cette sublime saga débute avec un flash-back concernant la rencontre entre Ito et le botaniste anglais, Charles Maries. Si le jeune homme avait déjà des notions d’anglais apprises aux contact des soldats, c’est Maries qui lui a enseigné l’anglais impeccable qu’il parle désormais auprès d’Isabella. Mais les deux personnalités de ses employeurs ne peuvent êtres plus différentes, en effet Maries est un homme violent qui n’a aucun respect pour les cultures qu’il découvre lors de son périple.

Ce tome est également l’occasion de faire de nouvelles rencontres, notamment avec Oyu, une bokka (porteuse de marchandise), ces femmes étaient capables de porter des charges plus lourdes que mon poids actuel, je suis donc époustouflée par leur force et leur courage ! Mais les bokkas ne sont pas les seules femmes courageuses que l’on croise dans ce tome, Isabella fait une fois de plus preuve d’une force extraordinaire face à ses problèmes de santé, on découvre à l’occasion de ce tome, qu’elle a subi des opérations chirurgicales, mais que celles-ci n’ont eu aucun effet sur ses souffrances.

Comme dans les tomes précédents, on se retrouve une fois de plus confrontés à la question très intéressante de la conservation des traditions dans une société en plein développement. Les opinions de deux protagonistes principaux s’opposent à ce sujet. Si Ito est fière de l’occidentalisation de son pays, Isabella, elle, s’émouvoi face à la culture japonaise et aux traditions de chacun des peuples qu’elle rencontre au cours de son périple.

Tome 5

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Ce nouveau tome est l’occasion de faire plus ample connaissance avec la jeune aventurière. En effet, deux chapitres sont réservés à un retour en arrière dans les souvenirs d’Isabella, ce qui permet de comprendre comment elle en est arrivée là. Au travers de ces deux chapitres on la découvre jeune fille, vivant avec sa sœur et atteinte d’un mal qui semble incurable. Ses douleurs au dos ne sont pas les seules à lui gâcher la vie, et Isabella souffre d’une dépression chronique due à son manque de vie sociale. Elle fait alors connaissance d’un nouveau médecin, pour le moins particulier, qui lui conseille de se séparer de son corset et de partir en voyage histoire de se changer les idées ! Un traitement innovant qui laisse Isabella et sa sœur sans voix. Pourtant la jeune femme se laisse tenter et c’est ainsi qu’au cours d’un séjour à l’étranger, où elle effectuait une cure thermale (particulièrement inefficace), qu’Isabella fait la connaissance d’une aventurière américaine qui deviendra son mentor. J’ai tout particulièrement apprécié ces deux chapitres, car ils nous permettent d’entrapercevoir la personnalité d’Isabella, jeune fille de bonne famille anglaise avant qu’elle ne devienne Isabella Bird, aventurière et intrépide.

La fin de ce tome fait directement suite aux événements survenus dans le quatrième tome, où le botaniste Charles Maries s’est rappelé à nos (mauvais) souvenirs, ce qui a eu le don de me … laisser sur ma faim ! J’ai terriblement hâte d’avoir la suite, malheureusement ça ne sera pas pour tout de suite, puisque la parution française a rattrapé la parution japonaise, l’attente sera donc longue avant que nous ayons des nouvelle d’Isabella et d’Ito, son fidèle guide.

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