Romans

Tu n’auras pas le dernier mot ! – Aëla Liper

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous propose de découvrir mon avis qui te à la lecture de Tu n’auras pas le dernier mot de Aëla Liper.

Premier article du mois que je vous propose à distance, je m’excuse d’avance si je ne réponds pas aux commentaires de suite car je ne peux savoir à l’avance ce que donnera la connexion sur mon lieu de vacances.

Qui a dit qu’on ne pouvait pas trouver l’amour à la bibliothèque ?

En ce moment, la vie de Loeiza est aussi palpitante qu’un fondant au chocolat sans chocolat. Son projet le plus excitant cette semaine ? Commencer le tome 2 de sa saga préférée, qu’elle a enfin pu emprunter à la médiathèque, et retrouver l’héroïne badass qui (elle au moins !) ne vit pas son existence par procuration. Mais, entre les pages du livre, elle découvre un petit mot à son attention signé de la main d’un inconnu. Le mystérieux correspondant a trouvé sa liste des « choses à faire avant 35 ans », qu’elle avait oubliée dans le tome 1 (voilà où elle l’avait mise !), et semble vouloir l’aider à les réaliser. L’occasion rêvée pour Loeiza de pimenter un peu son quotidien, avec un tout nouvel objectif en tête : découvrir l’identité de cet homme mystère…

Attirée non par la couverture Debré roman, que je trouve affreuse, mais plutôt par son résumé fort choupinou et du tout par cette petite phrase d’accroche qui a su faire mouche  »qui a dit qu’on ne pouvait pas trouver l’amour à la bibliothèque? » (Rassurez-moi, personne n’a jamais osez dire ça ?!). C’est donc le coeur en joie que je me suis lancée dans cette lecture, pour le meilleur et pour le rire.

L’histoire proposée par Aëla Liper ne casse pas trois pattes à un canard, mais elle a eu le mérite de me faire rire encore et toujours plus à chaque page. Cette bonne humeur est portée comme un étendard par la soeur de Loëzia et sa meilleure amie, qui toutes deux cherchent à lui redonner le moral. Loëzia faisant une malheureuse fixette sur une grossesse qui ne vient pas. Cette bonne humeur, souvent contagieuse, m’a fait du bien. Au moins autant que le style léger (et garanti 100% pur beurre salé de Bretagne) de l’auteure. Cette dernière n’hésite d’ailleurs pas à insérer dans son texte de nombreuses expressions typiquement bretonnes qui m’ont fait voyager au pays des lichouseries (sucreries, gourmandises).

Mais au delà de cet aspect léger, Tu n’auras pas le dernier mot, est aussi un roman qui nous offre des moments intenses avec des sujets plus sérieux.

Les seuls bémols qui je retiendrais sont les libertés que l’auteure s’est permise de prendre avec la réalité : non on ne fait pas de tests ADN en claquant des doigts et non, les bibliothécaires ne fournissent pas d’informations personnelles sur leurs lecteurs, comme beaucoup de professionnels nous sommes soumis à la RGPD.

Romans

Rendez-vous au crépuscule – Tetsuya Sano & Loundraw

Tout d’abord je tenais à remercier aussi chaleureusement que possible en cette saison les éditions Akata pour m’avoir permis de découvrir l’un de leur nouveau Light Novel, qui une fois de plus a su me charmer …

Rendez-vous au crépuscule - Roman - Manga - Manga news

Connaissez-vous la maladie de la « luminite » ? Cette maladie rare affecte peu d’individus sur Terre. Le corps de ceux qui en sont atteints brille quand il est éclairé par la lumière de la lune …
Takuya ne s’y était jamais intéressé plus que ça … Mais quand un jour, il se retrouve à devoir rendre visite à Mamizu Watarase, une de ses camarades de classe hospitalisée, son quotidien en sera changé à jamais. Lui-même endeuillé par la perte d’un proche, Takuya va se prendre d’affection pour la jeune fille, et décider de l’aider à réaliser ses rêves … Pourtant, les jours lui sont comptés, car d’après les médecins, son espérance de vie est déjà dépassée. Combien de temps encore pourra vivre la lycéenne ?

Comme je vous le disais plus haut, cette nouvelle histoire a su me charmer et m’offrir une petite pause de douceur, ce qui en soit n’était pas chose aisée étant donné que je suis plutôt grognon en ce moment …

Le charme a opéré de manière toute simple, sous mes yeux évoluaient ce qui caractérise en général les light novel, des personnages à la fois simples et tourmentés, gentils et agaçants, des êtres humains comme vous et moi en sommes. Des personnes qui me touche bien plus que des supers héros ou des supers vilains, juste des héros du quotidien. Et celui qui ici incarne le mieux ce concept est Takuya, lui qui n’aime pas particulièrement sa vie d’ado un peu désabusée et qui pourtant va s’y accrocher fortement et la vivre à fond dès lors que son chemin va croiser celui de Mamizu, une jeune fille dont l’espérance de vie est déjà dépassée … Au delà de la beauté de la relation qui les unis, j’ai adoré suivre les aventures souvent rocambolesques que va vivre Takuya, poussé par une Mamizu terriblement inventive.

Mamizu déclara ensuite avec colère :
— Je veux faire du saut à l’élastique.
Elle avait lâché sa réplique avec un ton aussi perçant qu’un couteau en plein cœur.
— Non, non, non, non, non…
— Je veux en faire, je veux en faire, je veux en faire ! répéta-telle comme une enfant capricieuse.
— Jamais de la vie.
Ce fut en tout cas ma réponse.

Chapitre 2

Plus tard, je me tenais à l’entrée d’un pont suspendu dans les montagnes reculées du pays où je signai une décharge de responsabilité.

Comme vous pouvez le constater, Takuya n’a que peu de résistance face aux demandes de son amie, ce qui nous donne l’occasion d’assister à des scènes délicieuses (j’ai eu du mal à me remettre du fou rire déclenché par Jean Tortue), mais Rendez-vous au crépuscule au delà de l’amitié présente à chaque instant, c’est aussi une magnifique histoire d’amour. Une histoire d’amour complexe, qui prend le temps de naître et de grandir avant de s’épanouir sous le clair de Lune…

– Et moi [j’ai] encore plus peur de vivre, lui répondis-je. J’ai peur de continuer à vivre et de finir par oublier. J’ai peur d’apprendre du vocabulaire d’anglais, les noms banals de mes camarades de classe, de choisir ma voie, de maîtriser la bonne technique pour donner des cartes de visites, et j’ai puis j’ai peur d’oublier ton sourire, ta voix, tes sautes d’humeur, la façon que tu as d’inspirer et d’expirer. Si je vivais malgré tout, viendra peut-être le moment où je finirais par me dire que la vie n’est pas si mal. J’ai peur de ça aussi.

Vous sentez votre cœur se serrer ? Et bien sachez qu’il en fut de même pour moi à l’instant où ms yeux se sont posés sur ce passage, mais après tout, quoi de plus normal après la lecture d’une si belle déclaration toute en délicatesse et en sobriété.

Je pourrais m’épancher bien plus longuement et vous dire que ce texte peut vous faire réfléchir, vous faire grandir, mais pour moi ce qui le compte le plus ici c’est qu’il m’a fait rêver et rien que pour cela je vous invite à le découvrir à votre tour.

Romans

Sous le soleil de Key West – Priscilla Oliveras

Bonjour à tous !
L’automne a débuté depuis moins d’un mois et il m’ennuie déjà, alors j’ai décidé de vous remettre une petite dose de soleil pour illuminer vos journée et pour cela rien de tel qu’une romance se déroulant sur le sable chaud de la Floride !

Sara, influenceuse mode et beauté sur les réseaux sociaux, a un problème. Et de taille ! Elle doit rejoindre sa famille à Key West pour les vacances. Mais son petit ami lui fait faux bond au dernier moment.
Comment dès lors affronter les questions de ses frères – et de leurs épouses si parfaites – et de ses parents ? Qui tous s’attendaient à rencontrer le futur époux de la petite rebelle de la famille…
Et si Luis, ce beau sapeur-pompier en congés forcés rencontré sur le tarmac de l’aéroport, se transformait en gendre idéal ?
Voilà la bonne idée de Sara – ou pas… Après tout, pourquoi les rêves ne se réaliseraient-ils pas sous le soleil de Key West ?

Une histoire qui de prime abord ne semble pas vraiment crédible, et qui pourtant, au fil des pages a su me séduire et me faire sourire plus que de raison.
Plusieurs raisons à cela. Tout d’abord les personnages qui sont adorables, les paysages décris qui sentent bon le soleil et le sable chaud et enfin la plume de l’auteur qui ne s’embarrasse pas de fioriture ce qui nous donne une romance ensoleillée et distrayante.

D’autant qu’il a un petit côté « La Proposition », ce délicieux film où Sandra Bullock se sert de ce pauvre Ryan Reynolds

Sous le soleil de Key West ne deviendra pas mon livre fétiche, mais il a aura tout de même réussi à me faire passer un bon moment !

Romans

Saga de Delinda Dane & Lucinda Delaune

Bonjour, bonjour !

Alors que le confinement vient d’être prolongé pour un mois de plus (minimum), je vous propose un avis de lecture global sur une saga romantico-dramatique qui contient trois tomes, soit de quoi vous occuper durant de nombreuses heures de lecture.

Prêts pour un (petit) avis ? Alors s’est parti !

Love Never Dies

Love never dies - couverture

Commençons par le commencement, même si ces histoires peuvent être lues indépendamment, mais d’un point de vue chronologique la saga débute par ce titre. Une histoire que j’ai découverte lors d’une lecture commune avec Millina, vous pouvez d’ailleurs retrouver son avis par ici.

J’ai trouvé l’histoire sympathique, mais j’ai tout de même beaucoup de chose à lui reprocher.
Allez, retour sur une lecture plutôt mitigée.

Tout d’abord, je dois vous parler des personnages, je les ai trouvé un chouïa trop classiques. Everly (ouais rien que son prénom m’a irrité les pupilles), aurait pu s’appeler Barbie si son histoire personnelle n’avait pas été le seul élément à remonter le niveau la concernant. Quant à Malcolm, son acolyte durant le premier tome de cette série, lui il m’a saoulé. Il est cliché. Imaginez le bad-boy qui a vécu des trucs moches, qui n’a eu qu’un seul grand amour dans sa vie et qui depuis ne fait que cumuler les plans culs et qui ne parle mal aux femmelettes, et bah c’est lui. Bref, merci de ta participation à cette expédition Malcolm, mais la prochaine fois on se passera de tes services pour sauver le jeune Luke. Car oui, au delà de ses scènes plutôt hot ce roman avait pour but de sauver la vie du film d’Everly, atteint d’une maladie rare et qui nécessite une greffe du poumon. Or, ce qui semblait être un point important de l’histoire au début et vite passé sous silence au profit de l’histoire naissante entre Everly et Malcolm. Un point qui m’a un peu déçu et si jamais vous êtes dans le même cas que moi, je vous conseille de découvrir Chère Ella , un roman de Rebecca Yaros, mettant également en scène le combat d’une mère pour sauver son enfant. Mais qui ne laisse pas l’enfant de côté au profit d’une histoire de fesses !

Bon, je vous ai écrit un avis plutôt vilain, mais sachez que dans la vraie vie, j’ai tout de même laissé une seconde chance aux auteures et j’ai décidé de découvrir le second titre, Hope Never Dies.

Hope Never Dies

hope-never-dies-couverture

Dans ce second roman, c’est la fille de Malcolm, Hope, qui sera notre protagoniste principale. Cette dernière, comme on le découvre dans le tome précédent, souffre d’une insuffisance cardiaque, ce qui la conduit fréquemment dans les couloirs de l’hôpital de San Diego où elle va faire la connaissance de Connor, un jeune toxico. Tous deux semblent liés par un étrange jeu du destin depuis leur enfance et vont se retrouver alors qu’ils sont jeunes adultes.

J’ai trouvé cette histoire bien meilleure que la précédente, comme quoi il faut toujours accorder une seconde chance … Les personnages sont moins clichés, plus attachants et surtout leur histoire m’a semblé plus addictive. A chaque page, à chaque nouvelle crise de Connor j’ai tremblé pour lui, pour eux.

En somme ce second titre est en tout point supérieur à son prédécesseur.

Coming Home

51zZFTSGFbL

Après avoir lu avec bonheur le second tome de cette saga, c’est avec joie que j’ai débuté le troisième opus et … Ce fut la douche froide. Adieu personnages attachants et sympathique du second tome. Cette fois-ci, nous avons à faire à Dylan et Jackson, tous deux travailleurs sociaux dans la  »belle » ville de San Diego.

Je vais être honnête avec vous, autant ne pas perdre de temps, je me suis ennuyée tout au long de cette dernière histoire, qui semble se dérouler pendant ou après celle de Hope Never Dies.

Les personnages sont pénibles inintéressants. Dylan, est une jeune femme qui traîne un  »lourd passé » d’une fadeur sans nom (tant il est vu et revu) et Jackson est quant à lui un vilain garçon dont le repenti frise avec le ridicule. C’est tellement gros que c’est exaspérant. Tout comme les péripéties qui jalonnent le récit. C’est dommage, car cela gâche l’histoire d’amour qui unit Dylan et Jackson, qui lorsqu’ils sont ensemble forment pourtant un bien joli couple.

En conclusion de la lecture de ces trois tomes, qui peuvent être lus indépendamment, je vous conseille de lire uniquement le second tome de cette saga qui, a mes yeux, est le seul qui en vaut le coup.

Séries TV

Kingdom – Kim Seong-Hun

Bonjour, bonjour à vous amateurs de série, aujourd’hui je vous propose de découvrir mon avis sur une série coréenne qui a su me charmer tout récemment, Kingdom, que vous pouvez retrouver sur Netflix.

KINGDOM, les zombies coréens arrivent sur Netflix [Actus Séries TV ...

Alors qu’une mystérieuse maladie transforme son peuple en zombies, un prince héritier coréen entreprend une dangereuse mission pour en savoir plus sur cette effrayante épidémie. Une épidémie qui n’épargne personne,mais les malades ne sont pas les seuls monstres à faire obstacle au prince Chang qui lutte pour protéger son royaume.

Pas une série de zombies classique qui se déroulerait aux USA avec des lycéens qui deviendraient des morts-vivants dans une fête foraine abandonnée. Non ici, c’est le dépaysement assuré avec cette série qui se déroule dans une époque et une contrée peu banale : la Corée médiévale.

Des costumes sublimes de toutes parts. Que ce soit ceux des membres de la noblesse, qui rivalisent de couleurs et de richesses, ou ceux des gens du peuple, qui même s’ils sont de piètre qualité nous entraînent toujours plus dans une immersion asiatique.

Kingdom publie une série de teasers courts sa 2éme saison en 2020 ...

La VF n’est pas d’une grande qualité, mais elle est vite effacée au profit de la qualité du scénario, qui lui est époustouflant. Un scénario qui semble avoir été mûrement réfléchis, tant aucun détail ne laisse place à l’approximation. Et où nous assistons à une double intrigue, avec un ennemis extérieur, les zombies amateurs de chair fraîche. Et un ennemis au sein même du pouvoir, en la personne de Jo Hak jo, qui cherche par tous les moyens à s’approprier le pouvoir, n’hésitant pas à placer des membres de sa famille incompétents à des postes clé du gouvernement.

Des scènes de combats époustouflants, chorégraphiées aux millimètres près et qui nous offrent des moments épiques. Mention spéciale pour Kim Sung-kyu, qui joue Yeong-shin et qui nous a simplement soufflé, mon compagnon et moi-même, par ses pirouettes totalement badass.

https://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2019/12/Kingdom-S1.jpg

En parlant de Yeong-shin, il faut aussi que je vous parle des autres membres du casting. Parmi les personnages principaux on trouve Ji-hoon Ju, qui incarne à la perfection le jeune prince héritier Chang, un jeune homme sûr de ses droits et de son pouvoir sur ses sujets, mais qui au cours de la série va se révéler bien plus profond qu’un vulgaire sang bleu. Ce dernier est toujours accompagné par Moo-Young (Sang-ho Kim), que l’on appellera Sammo Law, en référence au Flic de Shangaï qui a illuminé notre enfance, et qui ici incarne l’un des personnages les plus attachants de la série. Seo-Bi (Doona Bae), unique femme du côté des gentils, et nous rattache au côté scientifique et médicale de la série, car si les autres décapitent des zombies à coup de katana bien aiguisés, Seo-Bi, elle, cherche par tous les moyens mit à sa disposition de femme du peuple, à comprendre et à guérir cette infâme maladie qui sévit dans cette province coréenne. Peut-être le nom de l’actrice vous aura-t-il évoquer une vague souvenir, et oui, c’est bien Sun de Sense 8 qui endosse ici le rôle de cette infirmière au grand cœur

Maintenant, ajoutez à ce carré de personnages hauts en couleurs, la double intrigue mentionnait plus haut et vous obtiendrez ma série révélation et coup de cœur de ce début d’année 2020. Si je suis passée à côté de la première saison l’année dernière, j’attends désormais une possible saison 3 avec une impatience non quantifiable.

Critique : Kingdom, de Kim Seong-hun (Netflix) - Critikat

Romans

Ce qui coule dans nos veines – Sophie Adriansen

Bonjour, en ce samedi ensoleillé j’avais envie de vous parler d’un roman que j’ai lu il y a quelques temps. Il s’agit d’un livre court et pourtant terriblement dur et percutant, oui aujourd’hui je vous parle de Ce qui coule dans nos veines.

P_20200123_155148

Avant de vous dévoiler mon ressenti face à cette lecture, je vous laisse prendre connaissance du résumé de l’histoire …

Adam est tombé malade. Gravement. Tout avait pourtant si bien commencé. Leur rencontre, avait-il dit en début d’année à Garance, c’était le destin. Leur avenir, ils l’écrivaient déjà : prépa, grandes écoles, carrière internationale, et bien sûr mariage. Mais cette foutue maladie est venue tout bouleverser. Alors, quand Adam lui annonce que sa foi lui interdit de suivre le seul traitement efficace contre le mal qui le ronge, Garance ne comprend pas. Est-il vraiment prêt à risquer sa vie pour être en accord avec ses convictions ? L’amour qu’ils se portent mutuellement convaincra-t-il Adam de faire le bon choix ?

Dans un premier temps, l’espace de quelques pages j’ai été plus que perplexe, l’histoire d’amour entre Garance et Adam me semblait irréelle, farfelue et pourtant au bout de quelques lignes supplémentaires ce qui me semblait important s’est bien vite effacé pour ne laisser place qu’à un récit qui m’a comprimé le coeur.

Tout au long des quelques 270 pages qui composent ce titre nous suivons Garance, c’est au travers de ses paroles, de ses pensées, de ses doutes, de sa colère que s’écrit cette si belle et pourtant si terrible histoire d’amour.

Un livre qui met en lumière un thème dont j’ignorait presque tout : les témoins de Jehovas. Oui vous savez ces gus qui viennent sonner chez vous en vous proposant d’accéder à la lumière … Et bien ces personnes, ce groupe d’individus qui forment une famille terriblement soudée est régi par des lois et des croyances qu’il est important de ne pas ignorer.

Un recit qui m’a bouleversé. Un pincement au coeur lié à la maladie comme on en ressent que rarement, la dernière fois que mon coeur avait raté un battement de la sorte c’était a l’évocation du cancer de la jeune Mazzie dans Chère Ella, et encore avant, il y a bien longtemps, lors de la lecture Des derniers jours de Rabbit Hayes.

L’auteure semble prendre parti contre les croyances des Témoins de Jehovas, et comment ne pas adhérer à son point de vie (lapsus ?) quand on découvre les dérives de telles croyances ? Pourtant, et il s’agit là d’un point que j’ai particulièrement apprécié dans ce roman, l’auteure se sert des cours de philosophie suivi par Garance et ses camarades de promotion, pour mettre en exergue la liberté de choix et de décision qui s’offre à chacun d’entre nous. Ces passages permettent ainsi à l’auteure de rappeler l’importance du libre-arbitre.

Une plume magnifique dans laquelle transparaît autant l’amour que ressent Garance que sa colère ou son incompréhension.

 

Romans

Chère Ella – Rebecca Yaros

Bonjour à tous, vous passez un bon week-end ? Le mien s’annonce sympathique et pour cause, cet aprem je vais faire les boutiques avec ma maman et ma soeur !

Le temps d’une lettre, Beckett, soldat américain en mission au Moyen-Orient, oublie les horreurs du quotidien. Et même s’il ne la connaît qu’à travers leur correspondance, il tombe sous le charme d’Ella, la sœur de son meilleur ami. Lorsque celui-ci périt au combat, il demande à Bennett de veiller sur Ella. Car la jeune mère célibataire de deux enfants se démène depuis que sa petite fille a été diagnostiquée d’un cancer.
Fidèle aux dernières volontés de son ami, Beckett vient prêter main forte à Ella. Hanté par le poids de la culpabilité, il ne lui révèle toutefois pas qui il est. Mais plus il se rapproche d’elle, plus la vérité risque de le rattraper…

Je me suis longtemps demandé par quoi commencer pour vous parler de ce roman. Est ce que je dois débuter en vous présentant Chaos, a.k.a Beckett, le nouvel homme de ma vie littéraire ou est ce que je dois vous parler de la dimension émotionnelle abordée par ce roman lors des passages consacrés à la terrible maladie de la jeune Mazie ? La question demeure.

Ce qu’il y a de sûr c’est que ce roman renferme des personnages tous plus attachants les uns que les autres, j’aurai voulu pouvoir les sauver tous.

J’ai adoré l’histoire écrite par Rebecca Yaros, tant ses personnages comme je viens de vous le dire, que l’histoire en elle-même je la trouve passionnante. Et puis j’aime beaucoup la construction de cette histoire, chaque chapitre débutant par une des lettres que se sont écrit Chaos et ***, nous faisant découvrir petit à petit leurs personnalités et leurs sentiments naissants.

Mais Chère Ella n’est pas qu’un livre mettant en scène une belle histoire d’amour, c’est aussi un roman dur où on peut lire des moments terribles qui m’ont fait chavirer le cœur, notamment quand le cancer de la jeune Mazzie accapare le devant de la scène. En toute honnêteté pendant cette lecture, j’ai pleuré à plusieurs reprises au cours de la lecture. Âmes sensibles ne vous abstenez pas de lire ce roman, mais prévoyez les mouchoirs.

En somme, un livre que je ne parviens pas à ranger dans une seule catégorie. Roman d’amour ? Fiction sur la maladie infantile ? Roman sur la perte d’un être cher ? En somme je vous le disais, je ne parviens pas à le ranger dans une boîte unique, à moins de créer celle des coups de foudre.

Rendez-vous (i)rréguliers

Le Jeudi sur son 31 #19

Re-bonjour, après un Throwback thursday livresque sur le thème des animaux ce matin,  je vous propose cet après-midi, un nouvel extrait dans le cadre du Jeudi sur son 31.

p_20190410_174422_13129920717862180.jpg

Comme vous le savez ce rendez-vous a été proposé par Les Bavardages de Sophie. L’idée est simple, tous les mardis jeudis, on ouvre le livre que l’on est en train de lire à la page 31 et on choisit une phrase. Elle peut être révélatrice du roman, nous plaire par son style, nous déplaire… Bref on est libre !


Je n’avais pas prévu de vous proposer ce rendez-vous aujourd’hui, mais hier j’ai dévoré le roman de Rebecca Yaros, Chère Ella et je ne peux résister à l’envie de vous le faire découvrir (avant de vous en parler plus longuement dans un article qui arrivera très prochainement) …

 

Screenshot_20191210-142446

 

Si vous ne connaissez pas encore ce titre, paru aux éditions Lattès, dans leur collection &moi au début du mois de novembre, je ne peux que vous donner un conseil : procurez-le vous immédiatement. C’est une pépite. Un véritable coup de foudre. 

signature

Romans

Ce qui fait battre nos cœurs – Florence Hinckel

Bien le bonjour à vous tous, vous êtes prêts à attaquer le week-end ? Pour ma part, j’ai hâte d’y être, parce que j’ai besoin de repos après les mauvaises nouvelles qui se sont enchaînées au boulot … Mais j’arrête de vous raconter ma vie et j’en viens à ce pourquoi vous êtes là, mon avis concernant le dernier titre de Florence Hinckel, Ce qui fait battre nos cœurs.

À la moindre émotion, la petite sœur d’Esteban est en danger : elle vit avec un cœur artificiel bas de gamme. En 2030, le marché propose pourtant des organes performants et sûrs, fabriqués par la société Organic … encore faut-il pouvoir se les payer.
Désespéré, Esteban kidnappe Leila, une jeune fille célèbre car « artificielle » à 96 %, ainsi que Noah, le riche héritier d’Organic. Le deal ? Il relâchera les otages s’il obtient un nouveau cœur pour sa sœur.
Commence une nuit de cavale sur les routes de France, retransmise en direct sur les réseaux sociaux.

Ce qui fait battre nos coeurs - couverture
J’adore cette couverture, et vous ?

Je ne sais pas pour vous, mais moi je trouve le thème de base très alléchant. J’adore ces histoires qui se déroulent dans un futur proche où la technologie nous vient en aide pour le meilleur et surtout pour le pire !

La lecture de Ce qui fait battre nos cœurs partait bien, elle avait tout pour me plaire et pourtant j’en ressors terriblement déçue, comme ce fut déjà le cas avec un autre titre de Florence Hinckel, #Bleue.

Comme je suis plutôt frustrée de l’échec qu’a représenté cette lecture, je vais vous expliquer ce qui m’a dérangé, histoire de conjuré le mauvais sort …

Tout d’abord, j’ai trouvé que la bonne idée de base était mal traitée. Il n’y a pas ou peu de suspense au début de l’histoire, l’auteure nous plonge directement dans le feu de l’action (si je peux appeler ça comme ça, étant donné qu’il n’y presque pas de suspense). J’ai trouvé que les personnages étaient peu crédibles, Esteban t’es bien gentil mais tu crains comme méchant, Leila t’es juste chiante et Maria t’es agaçante avec ton pseudo secret et ton caractère de cochon. Quant à Noah, ce mec est aussi intéressant qu’une courgette !
Oh et puis, j’ai senti venir la fin à des kilomètres à la ronde, du coup je me suis clairement ennuyée en la découvrant !

D’autant que j’ai relevé des incohérences dans l’écriture, par exemple quand, alors qu’ils sont enfermé dans une villa inconnue, Leila ne comprend pas comment utiliser la machine à café et que Esteban se retrouve avec une tasse de café dans les mains quelques lignes après !

Vers la fin du roman, j’ai même eu l’impression de lire une pale version de Cogito, de Victor Dixen. Et c’est, essentiellement, à partir de ce moment là, quand les robots occupent le devant de la scène que j’ai décroché. J’ai trouvé ce passage bien trop convenu, sans la moindre surprise.

Dommage !

Malgré tout, comme j’apprécie les idées de Florence Hinckel, je pense que je vais continuer à découvrir ses livres, en espérant un jour quelle arrive à mener à bien une bonne idée jusqu’au bout. D’autant que je n’ai pas tout détesté dans ce roman, par exemple j’ai vraiment adoré cette société, à la limite du futuriste, qui semble avoir perdu toute son humanité, que nous propose ici l’auteure, et où les êtres humains sont parvenus à transcender la maladie et la vieillesse grâce à des organes artificiels.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre idée sur ce titre et je vous dis à demain pour un article consacré à une lecture de Lire en couleurs.

 

signature

Light Novel

Je ne suis pas un gay de fiction – Naoto Asahara

Bonjour à tous, aujourd’hui et pour la seconde fois ce mois-ci, je vous ai préparé un avis sur l’un des Light novel édités par Akata, j’apprécie tout particulièrement cette collection, que je trouve très mature et où à chaque lecture j’ai l’impression de découvrir de nouvelles choses.

Les yaoï et yuri ne sont généralement pas des thèmes vers lesquels je me tourne, je remercie donc Akata et leur collection Young Novel de me faire découvrir des sujets et des histoires passionnantes ! Par contre, n’étant pas une fan du genre, je vous prie de bien vouloir m’excuser si je m’enthousiasme devant des choses qui peuvent sembler classiques à des amateurs du genre.

Je ne suis pas un gay de fiction

Leur nouveau titre, Je ne suis pas un gay de fiction, qui sort demain, nous parle d’homosexualité et ce en utilisant la voix de Jun, un jeune lycéen, dont voici l’histoire :

Jun est lycéen, et il est gay. Bien que vivant caché, il sait parfaitement qui il est. Fan de Freddie Mercury, il fréquente un homme plus âgé que lui… et marié ! Son seul véritable confident, Mister Farenheit, est une connaissance d’internet avec qui il discute via les réseaux sociaux. Mais quand un matin, au détour d’une librairie, il croise Miura, une de ses camarades de classe, en train d’acheter un manga homo-érotique, son quotidien va petit à petit s’effriter. Car cette dernière, fan de « tout ce qui est homo », ne voit pas l’évidence devant elle. Petit à petit, la lycéenne va tomber amoureuse de Jun… Ce dernier, prêt à tout pour entrer  dans le moule et obtenir un bonheur « comme les autres », va essayer de répondre à cet amour. Combien de temps pourra-t-il entretenir ce mensonge  ?

Ici on a affaire à une histoire sérieuse dans laquelle il n’est pas seulement question d’orientation sexuelle, mais bien de la vie quotidienne d’un jeune homme tourmenté par les sentiments qu’il éprouve et ceux que la société voudrait qu’il éprouve.

Dans ce texte d’environ 300 pages, au delà de l’homosexualité, de nombreux sujets, parfois très durs, vont êtres abordés. Tel que la maladie et les différences qu’ils existent entre VIH et virus du Sida, le suicide chez les jeunes adolescents homosexuels qui ont parfois bien du mal à se faire accepter tel qu’ils sont auprès de leurs familles ou de leurs amis.

Mr. Fahrenheit devait subir les reproches de parents qui n’ont jamais essayé de le comprendre. Le fossé n’a cessé de s’élargir entre eux, jusqu’à ce que l’irréparable se produise.

Le texte de Naoto Asahara est également l’occasion d’aborder la question du sentiment de honte, de culpabilité comme l’éprouve à de nombreuses reprises Jun, notamment quand il se sent obliger de mentir à son entourage pour protéger son secret.

J’observe les publicités suspendues dans le train, cherchant un sujet dont je pourrais parler. Non pas dont je veux parler, mais dont je pourrais parler. C’est le genre de mec que je suis, et que je resterai toujours.

Jun, est un personnage qui, dans un premier temps, me semblait moins attachant que les deux protagonistes de Ce qu’il n’est pas, et pourtant au fur et à mesure que je découvrais son histoire je me suis prise d’affection pour ce jeune homme à la vie tumultueuse et j’ai été très heureuse de constater que ce dernier fini par s’accepter tel qu’il est et que cela parvient à lui procurer du bonheur.

Je n’en ai jamais parlé à personne, mis à part mes semblables. Que ce soit ma mère, Ryôhei ou mes autres amis, personne ne connaît la vérité. Ils ignorent tous celui que je suis réellement. Mon interlocuteur propose que je l’avoue à ma copine. Que je lui demande de me comprendre.
Mon premier coming out.

Comme je vous le disais précédemment, le monde du yaoï ne m’intéresse généralement pas et j’ignorais donc tout du folklore l’entourant et notamment ces groupes où des femmes se retrouvent pour papoter BL et qu’on nomment fujoshi (littéralement femme pourrie, un bien vilain terme !)

Mais au delà des ces différents sujets, qui ont pu me faire très mal au cœur, ce light novel est également l’occasion de lire un texte sur l’amour et sur la volonté de prendre un nouveau départ et de débuté une nouvelle vie.

En somme, Je ne suis pas un gay de fiction est un texte magnifique, que j’ai trouvé très intéressant pour de nombreuses raisons exposées ci-dessus et que je vous conseille amplement de découvrir à votre tour. Et en guise de fond sonne, n’hésitez pas à faire comme Jun et laissez vous bercer par les titres aussi punchy que magiques de Queen …

signature