Romans

Mort sur le Transsibérien : Une enquête d’Olga Pushkin – C.J. Farrington

Bonjour à tous, en cet après-midi bien trop longue à mon goût, j’ai décidé de vous proposé mon avis sur un polar (presque) russe … Écrit par un british, l’histoire se déroule tout de même au fin fond de la Sibérie et vous pourrez le découvrir dès le 4 novembre en librairie aux éditions Hugo*Thriller.

Bienvenue à Roslazny, un petit village assoupi de Sibérie, enseveli sous la neige, engourdi par le froid.
Olga Pushkin est la garde-barrière du village. C’est elle, notamment, qui veille au bon déroulement du passage du majestueux Transsibérien, depuis la petite maison où elle vit seule avec son hérisson et son amour de la littérature. Car la littérature, c’est la grande affaire de la vie d’Olga ; et son rêve, c’est de rejoindre l’université de Tomsk – l’Oxford sibérien – et de quitter Roslazny où jamais rien ne se passe…
Mais la chape de silence et de froid qui semble congeler le village va bientôt se fissurer : lettres anonymes et petits larcins vont réveiller la rumeur de l’existence d’une Baba Yaga, ces sorcières féroces qui se cacheraient dans les immensités gelées de la taïga russe.
Et lorsqu’un touriste américain tombe du Transsibérien après avoir été égorgé, la bouche pleine de pièces de 10 roubles, l’angoisse s’empare de Roslazny. Un deuxième mort, et c’est la panique dans le village ; d’autant plus que l’inspecteur en charge de l’enquête, l’énigmatique et boudeur Vassily Marushkin, se retrouve emprisonné par son machiavélique supérieur, l’inspecteur-chef Babikov.
Alors Olga va devoir mener elle-même l’enquête, d’abord pour disculper Vassily, puis pour comprendre qui sème ainsi le trouble à Roslazny. Mais le temps presse, et les pistes semblent se perdre dans la brume qui encercle le village.

Dans ce tout premier roman mettant en scène Olga Pouchkine, l’auteur a prit tout son temps pour poser son décor. Peut-être un peu trop à mon goût, je me suis hélas ennuyée pendant près d’un tiers du roman avant que l’enquête mentionnée dans le titre ne débute enfin ! Mais je dois bien reconnaître qu’une fois que C.J. Farington en a enfin terminé avec le quotidien plan-plan d’Olga, l’histoire prend un autre tournant notamment quand la naïve Olga se retrouve assommée (au sens propre) par un mort des plus mystérieux. Décidant qu’il s’agit là de sa chance de faire bouger un peu sa vie, la jeune russe va mener l’enquête (bon grès, mal grès) aux côtés de policiers parfois plus véreux qu’une vieille pomme !

L’enquête en elle-même a été plutôt sympathique, bien ficelée surtout et avec de nombreuses fausses pistes qui permettent de faire durer le plaisir, mais je regrette une fois de plus les longueurs et les bavardages intérieurs d’Olga qui m’ont terriblement ennuyée !

L’auteur nous propose une fin ouverte, ce qui semble présager une suite … que je ne lirai probablement pas, n’ayant pas été convaincue par l’héroïne que j’ai trouvé trop naïve.

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Toucher le noir

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous parle de Toucher le noir. Second volet dans cette collection que je découvre, mais troisième disponible en librairie.

Toucher le noir est donc le nouveau fait d’arme du blogueur Yvan Fauth, publié en juin de cette année.

Onze grands noms du thriller français nous font toucher le noir, jusqu’au creux de l’âme…

Solène Bakowski, Éric Cherrière, Ghislain Gilberti, Maud Mayeras, Mickaël Mention, Valentin Musso, Benoît Philippon, Jacques Saussey, Laurent Scalèse, Danielle Thiéry, Franck Thilliez.

Ces onze auteurs prestigieux, maîtres incontestés du frisson, nous entraînent dans une exploration sensorielle inédite autour du toucher. Avec eux, vous plongerez dans les plus sombres abysses, effleurerez la grâce et l’enfer d’un même geste, tutoierez l’horreur du bout des doigts…

Dix nouvelles inédites pour autant d’expériences tactiles, éclectiques, terrifiantes et toujours surprenantes.

Oserez-vous frôler le noir d’aussi près ?

Ce nouveau tome reprend le même principe que les précédents : un sens poussé dans ses plus vils retranchements par de grands noms de la littérature policière (français ou non).

J’ai découvert le précédent opus l’été dernier et sa lecture m’avait retourné le cerveau (et parfois un peu aussi l’estomac !). C’est donc déjà conquise que je me suis lancée à la découverte de ces nouvelles créations noires. Le tout pour mon plus grand bonheur, même si j’ai trouvé les histoires légèrement en dessous des précédentes.

Je reviendrai très probablement vers vous pour des avis détaillés de chaque nouvelle, mais dans l’immédiat, je n’ai pas le temps de les écrire.

Sur ce, je vous dis à demain pour j’ nouveau Throwback Thursday Livresque !

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Never Leave Me Again (tome 2) – Estelle C. Miccoli

Bonjour à tous !
Aujourd’hui, je vous ai préparé un article plutôt court et pour cause, je n’ai pas aimé ma lecture du titre dont je vous propose le retour ce matin.

Son amour pour lui n’a jamais été si fort… et si dangereux.

Depuis le retour de Matthias dans sa vie, Alice n’est plus la même. Pour protéger celui qu’elle aime des criminels qui le menacent, elle est prête à tout. Quitter sa vie et le pays dans lequel elle a grandi, même mentir à ses plus proches amis. Pourtant, un doute subsiste… Et s’il ne lui avait pas tout dit concernant la raison de leur fuite ? S’ils étaient encore en danger ? Alice le sait : tant qu’elle ne connaîtra pas toute la vérité sur le passé de Matthias, elle ne pourra pas lui faire totalement confiance. Or, s’ils veulent donner une nouvelle chance à leur histoire, elle a besoin de savoir qu’elle peut compter sur lui. Pour le meilleur… et pour le pire.

Souvenez-vous, au moment de ma découverte du premier tome de cette histoire, j’avais été très déçue ; notamment par le caractère détestable de l’héroïne. Mais poussée par ma curiosité, j’ai tout de même pris la peine de découvrir la suite de l’histoire d’amour entre Alice et Matthias.
Grand mal m’en a pris.
J’ai perdu de précieuses minutes de lecture pendant lesquelles j’aurai pu découvrir un très bon titre !

L’histoire de ce second tome débute directement à la suite des péripéties vécues par le couple dans le premier opus, on les retrouve donc dans l’avion qui les emmènent loin des dangers de Marseille vers leur nouvelle vie à Los Angeles. Mais une fois arrivés sur place, ils vont être confrontés (pauvres bichons !) à un autre problème : Maxime, le grand frère de Matthias, celui par qui le grand chambardement est initialement arrivé. Devenu camé jusqu’à l’os, ce dernier est une véritable loque doublé d’un être méchant à souhait, un vrai bonheur.
Mais fuyant ce colocataire fort désagréable, le couple s’offre à de maintes reprises des virées fort sympathique : plage, Walk of Fame, Las Vegas … jusqu’à ce que l’auteure décide que la belle vie a ses limites et les replonge dans les affres marseillaises (ils ont un de ces bilan carbone ces deux là, je vous en parle même pas !).

Mais rassurez-vous, l’histoire se finit bien … ô joie !
Hélas elle aurait aussi bien pu se terminer par une catastrophe planétaire que ça m’aurait fait le même effet tant je me suis désintéressée des personnages de ce second tome.

Sur ce, je respire un bon coup et je retourne découvrir Atchoum ! du grand Naoki Urasawa.

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La fureur des mal-aimés – Elsa Roch

Bonjour, bonjour, demain je compte vous proposer un nouvel article sur mes coups de cœurs mensuel, or il se trouve que je ne vous ai même pas parlé d’un des deux livres qui m’ont fait chaviré mon p’tit cœur de lectrice … oups !

Découvert un peu par hasard sur Netgalley, je me suis intéressé à ce roman parce que je trouvais sa couverture attrayante. Or dès les premières lignes du résumé j’ai senti venir le coup de foudre, ce qui n’a pas raté !
Je vous laisse découvrir à votre tour le résumé du troisième roman de l’auteure française Elsa Roch. Une auteure que je suivrai à l’avenir !

Veille de Noël, de nos jours. Tous les soirs ou presque, le commissaire Amaury Marsac va s’asseoir sur un banc dans le square du Vert-Galant, c’est sa soupape, sa respiration pour chasser les angoisses et les horreurs du métier avant de rentrer chez lui. Cette nuit-là, il échange quelques mots avec un sans-abri qui le touche, avant de se rendre compte que le jeune homme, sous son bonnet bleu, regarde obstinément une poubelle, dans un coin du jardin public. Une poubelle qui n’est pas là d’ordinaire, et Marsac se lève pour l’examiner. Dedans, gît un cadavre, un homme au crâne fracassé et au ventre ouvert, rempli de mort aux rats.
    Mars 1995. Alex a 15 ans, il vient de fuir l’appartement familial et ses cauchemars, il est à la rue et doit se cacher quelques jours au cas où son ancienne vie cherche à le rattraper. C’est plus que difficile, la rue à quinze ans, mais Alex résiste au désespoir, car dès que possible il va partir, il va la retrouver, il n’y a qu’Elle qui compte désormais dans sa vie.

     Dans ce polar à l’atmosphère remarquable et au rythme très tendu, on suit alternativement l’enquête de Marsac sur l’homme au bonnet bleu, et la fugue d’Alex vingt ans auparavant. Une bouleversante variation sur les enfances brisées, les secrets de famille, et la beauté cruelle de la vengeance.

La fureur des mal-aimés, c’est un roman plutôt court, moins de 300 pages, mais dont l’action concentrée nous offre de très bons moments de suspense et d’adrénaline.

Dans l’histoire que nous conte ici Elsa Roch, on suit en parallèle deux temporalités, l’une en 1995 et la seconde en période de Noël dans les années 2000, l’auteure ayant fait le choix de ne pas nous donner d’indication temporelle plus précise.
C’est un point que j’ai apprécié, car il nous permet d’appréhender tranquillement le passé de l’un de ses personnage et ainsi de mieux comprendre ce qui se passe dans le « présent ».

Les personnages imaginés par Elsa Roch son agréables à suivre. On trouve, par exemple, Alex un SDF impliqué bien malgré lui dans l’enquête qui se déroule sous nos yeux. C’est un personnage qui renferme de très lourds secrets. Des secrets si noirs qu’ils vont bouleverser le commissaire Marsac, ici en charge d’une enquête particulièrement glauque, où se mêle avec brio des sujets fort dérangeants tels que la pédophilie, la vengeance ou la délation, le tout nous offrant un excellent roman !

En me renseignant un peu sur le travail de l’auteure, j’ai découvert qu’elle était également psychologue spécialisée dans les troubles autistiques, l’adolescence et les addictions et qu’elle avait déjà publié deux autres romans mettant en scène le commissaire Amaury Marsac … livres que j’ai d’ores et déjà commandé !

Romans

Meurtres en Gévaudan – Florence Metge

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous propose de retrouver mon avis sur Meurtres en Gévaudan, un roman que j’ai découvert sur le site Simplement Pro. Ça faisait un moment que je n’avais pas lu d’auto-édité et je me suis dis que je pouvais bien y retourner pêcher quelques bonnes lectures …
Je remercie donc le site et surtout l’auteure, Florence Metge, pour ce moment dans les pas d’une légende médiévale aussi glaçante qu’intrigante !

Meurtres en Gévaudan par Metge

250 ans après, et si la bête du Gévaudan était de retour ?

Juin 2017, Saint-Chély-d’Apcher, Lozère. Le corps d’une lycéenne est retrouvé en partie dévoré au pied de la statue de la bête du Gévaudan. Ce crime ne tarde pas à évoquer ceux commis dans la région par la mystérieuse créature, 250 ans auparavant.
Avril 2018. Faustine Dalle quitte la région parisienne pour s’installer dans l’ancienne maison de famille en Lozère. Elle pensait réaliser son rêve : commencer l’écriture d’un roman et ouvrir des chambres d’hôtes. Pourtant, les cartons à peine défaits, une sinistre découverte brise son élan : le cadavre d’une jeune femme est déterré dans son jardin.

Existe-t-il un lien entre ces événements ? Qui sème de nouveau la terreur dans l’ancienne province du Gévaudan ? Et si la bête revenait hanter la région ?

Meurtres en Gévaudan est un roman plutôt court, on est au alentours de 300 pages, dans lequel on suit Faustine Dalle, une jeune femme de 25 ans, qui jusqu’à lors vivait à Paris. Muée par une envie de changement, elle plaque tout : travail, appartement et même son crush du moment pour partir, loin de ses repères, s’installer dans la maison familiale, déserte depuis le décès de ses parents, dans le pittoresque village de sainte-Lucie au cœur de l’ex province du Gévaudan.

L’auteure, profitant de la curiosité de son héroïne pour le mythe de la bête, nous offre (en général à chaque inter-chapitre) un retour historique sur les faits qui se sont déroulés au XVIIIe siècle. Adorant cette légende, j’ai trouvé cette idée fort sympathique.

Cela n’a pourtant pas suffit à me faire apprécier pleinement ma lecture. En effet si l’histoire partait plutôt bien, je n’ai hélas pas réussi à entrer dans sa dimension polar, puisque à aucun moment je me suis retrouvée confronter à l’enquête à proprement parler. Les éléments qui auraient pu être intéressants nous étant donné, déjà mâché (par la bête ?), à la fin du roman.
J’ai n’ai également pas apprécié la plume de l’auteure. A de trop nombreuses reprises, j’ai eu l’impression d’être confrontée à ses notes d’écriture, comme si elle n’avait pas su romancer son histoire … mais en me penchant sur d’autres avis de lecture, je n’ai pas retrouver ce point. Cette impression est donc potentiellement le fait d’un manque de concentration de ma part au moment de la lecture.
Autre fait, anecdotique cette fois-ci, qui m’a dérangé dans me lecture : les hommes de cette région sont-ils tous des chauds lapins ?!

Malgré ces quelques points négatifs, j’ai été très heureuse de pouvoir me replonger dans cette belle et cruelle légende, d’autant que l’auteure nous offre sur un plateau d’argent son amour pour les sublimes paysages de la Lozère, ce qui m’a donné envie d’y retourner promener mes chaussures de randonné !

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Bal tragique à Windsor – S. J. Bennett

Bonjour, bonjour !
Depuis quelques années maintenant, mes lecteurs me parlent souvent de la série à succès, Agath Raisin que l’on doit à l’auteure britannique M.C Beaton. Or il se trouve que je n’ai pas encore trouvé le courage de m’y essayer (shame on me).
Mais il se trouve que S.J. Bennett m’a permis, sinon de rétablir la situation, mais tout de même de m’essayer à ce genre de littérature, à savoir des romans policiers saupoudrés de légèreté et d’humour so british !

Quand Miss Marple rencontre The Crown !

Windsor, printemps 2016. La reine Elizabeth II s’apprête à célébrer ses 90 ans et attend avec impatience la visite du couple Obama. Mais au lendemain d’une soirée dansante au château, un pianiste russe est découvert pendu dans le placard de sa chambre, quasiment nu. Shocking!

Lorsque les enquêteurs commencent à soupçonner son personnel d’être impliqué dans cette sordide affaire, Sa Majesté, persuadée qu’ils font fausse route, décide de prendre les choses en main. Mais être reine a ses inconvénients, et notamment celui de ne pas passer inaperçue. C’est donc Rozie, sa secrétaire particulière adjointe, qui va l’aider à démêler ce sac de nœuds… God save the Queen du cosy crime !

J’ai eu l’occasion de découvrir ce premier opus lors d’un récent voyage à Paris (les retard de la SNCF nous offrant de précieuses minutes de lectures supplémentaires !), et je dois vous dire que je l’ai dégusté comme un bon thé bien chaud en une petite après-midi.

L’histoire que vous venez de découvrir dans le résumé ci-dessus ne casse pas trois pattes à un canard certes, mais elle a tout de même le mérite d’être bien écrite, bien ficelée et surtout ponctuée du sourire en coin et de coup d’œil pétillants proposés par la plus connue des reines, Sa Majesté Elisabeth II.

Au début, je craignais que la reine ne soit qu’un produit d’appel, or il se trouve qu’elle est bien présente, pour le meilleur et pour le rire. J’ai adoré suivre ses péripéties, entre ballades à poney et dégustation de thé. L’auteure a su transformer cette personnalité culte et bien réelle en un personnage de fiction adorable. Il en va de même pour sa secrétaire particulière, Rosy, qui l’accompagne dans ce premier opus.

Rendez-vous (i)rréguliers

Throwback Thursday Livresque #89

Bien le bonjour à tous, ce matin je vous propose de retrouver mon choix pour un nouveau Throwback Thursday Livresque

Throwback thursday livresque.png


Si vous ne connaissez pas encore le principe, laissez-moi vous l’expliquer : Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram, le but est de parler chaque jeudi d’un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné, Carole, qui gère ce rendez-vous partage chaque semaine son choix pour le thème donné et indique le thème de la semaine suivante sur son blog, où on peut également retrouver les liens des autres participants.



Thème de cette semaine : Une série (plus de 3 tomes)

Rebecca Kean – Cassandra O’Donnell

Série Rebecca Kean de Cassandra O'Donnell

Contrairement à ce que l’on ne devine pas au premier abord, cette série d’urban fantasy est écrite par une auteure française. Cassandra O’Donnell est adorable et surtout dotée d’un humour terriblement caustique, que l’on retrouve avec bonheur dans cette série mettant en scène vampires, loups-garous et autres sorcières dans une petite ville de Nouvelle-Angleterre qui avait tout pour être tranquille si ce n’est sa population fantastique qui adore causer plein de problèmes !

Et vous, vous avez choisi quel(s) titre(s) pour répondre au thème du jour ?
Dîtes moi tout !

Romans

Le dard du scorpion – Douglas Preston & Lincoln Child

Bonjour à tous, après un Top 10 tuesday accès musique hier, un domaine dans lequel je n’ai quasiment aucune connaissance, aujourd’hui je retourne à l’amour de ma vie, la littérature policière !

Le mois dernier, j’ai eu la chance de pouvoir découvrir plusieurs titres que j’attendais avec impatience (dont le dernier Rachel Abbott, Murder Game, qui m’a hélas bien déçu), mais j’ai également eu l’occasion de découvrir un titre auquel je ne m’attendais pas du tout, Le Dard du scorpion, du duo américain Preston & Child. et pour cause, leur dernier titre traduit en français datait seulement de novembre l’année dernière. C’est donc avec une grande joie que je me suis lancée dans ce nouvel opus mettant en scène la toute jeune enquêtrice du FBI Corrie Swanson et Nora Kelly, archéologue, que les auteurs nous avaient déjà présenté à l’occasion de leur précédent roman.

Le corps étrangement momifié d’un homme est retrouvé dans une ville fantôme du Nouveau-Mexique. À son côté : une croix en or du XVIIe siècle datant de l’ère coloniale espagnole.
L’archéologue Nora Kelly et Corrie Swanson, jeune agente du FBI, doivent déterrer l’homme pour l’identifier, déterminer les causes de sa mort et rechercher un éventuel trésor enfoui …
Mais leur présence dérange et les morts s’accumulent … D’abord l’homme qui a découvert le cadavre. Puis un militaire… L’armée, justement, qui se livrait dans le secteur à des essais nucléaires, ne serait-elle pas responsable de la mort du chercheur d’or, dont le cadavre présente des traces de radioactivité ?
Et quid du supposé trésor ? Une fois encore, l’intervention d’Aloysius Pendergast pourrait lever le voile sur ce mystère …

Cette fois-ci, comme vous avez pu le découvrir dans le résumé, point de centaine de pieds se baladant loin de leur corps respectifs, point d’expédition mythique introuvable, mais un seul et unique cadavre. Un mort pour le moins étonnant tout de même puisque ce dernier se trouve être momifié dans une ancienne cité minière, soit disant, désertée depuis bien longtemps du Nouveau-Mexique. L’occasion de prendre part à une nouvelle enquête addictive comme je les aime et de retrouver le duo formé par Corrie et Nora qui match particulièrement bien.

Une enquête qui semblait basique, avec un arrière goût de punition pour Corrie, pas très fière de ses récents résultats au tir … et pourtant les auteurs, créateurs du célèbre Aloysius Pendergast, nous ont réservé une enquête palpitante et haute en couleurs, qui en plus de m’avoir fait passer un très bon moment, m’aura permis d’en apprendre plus sur les essais nucléaires américains ainsi que sur l’emprunte laissée dans l’histoire de cet état américain par la présence forte à l’époque des conquistador espagnols.

En somme, j’ai adoré cette lecture, dont j’ai dévoré les plus de quatre cents pages en une petite journée. Le Dard du scorpion est donc en route pour finir en tête de mes coups de cœurs du mois et si ce n’est pas déjà fait, je vous conseille de le découvrir à votre tours !

Seul regret ? L’intervention d’Aloysius Pendergast, que j’ai trouvé un peu trop chittée !

Romans

La Bible perdue – Igor Bergler

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous propose de découvrir mon avis (mitigé) sur l’une de mes dernières lecture, La Bible perdue de l’auteur roumain Igor Bergler.

Interrompu par la police roumaine en pleine conférence, le célèbre professeur Charles Baker, de l’université de Princeton, croit d’abord à une méprise. Que peut-il avoir à faire avec les vicissitudes de Sighisoara, petite ville au fin fond de la Transylvanie ? Pourtant, lorsqu’il parvient sur la scène de crime devant trois cadavres auxquels il manque les yeux, les oreilles et la langue, la mise en garde est claire : ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire. En dépit des menaces, accompagné de Christa, enquêtrice d’Interpol, Charles poursuit ses recherches sur les traces du mystérieux sabre de Vlad l’Empaleur, et de la première Bible de Gutenberg, supposée renfermer un message secret auquel le destin de l’humanité serait lié. Mais il n’est pas le seul à convoiter cette fameuse relique : une étrange organisation agit dans l’ombre et le suit pas à pas pour mettre la main sur le livre sacré avant lui…

Un roman dont le résumé que vous venez de découvrir m’a terriblement alléché et pourtant je ressors de ma lecture plus ennuyée qu’autre chose. La faute sûrement à une histoire trop longue et surtout bien trop détaillée, ce qui a eu tendance à me faire sauter de nombreux passages histoire de rester éveillée …

Le personnage principal, Charles Baker, éminent professeur à l’université américaine de Princeton, est très certainement la première cause de l’ennui récurrent que j’ai ressenti au cours de ma lecture.

Moi qui aime le suspense, je ne peux pas vraiment dire que j’ai été servi ici. L’histoire se déroule page après page sans que je me sois attachée aux personnages (pourtant nombreux), Charles et Christa, l’agente d’Interpol qui accompagnent le professeur tout au long du roman ont beau parcourirent de très nombreux kilomètres à la recherche d’une Bible mythique et d’un sabre tout autant mystérieux, je me suis ennuyée dans leur pseudo aventure. D’autant que j’ai grillé le grand méchant quasiment dès le début de l’histoire, quoique son côté magique m’aura échappé.

La Bible perdue, peut à la fois être classé dans les romans policiers (le nombre de morts qui émaille chaque page en témoigne largement), mais également dans la catégorie des romans historiques, en effet comme je vous le disais plus haut Charles Baker passe le plus clair de son temps à digresser sur maints et maints sujets, le plus souvent ayant pour thème l’histoire de personnages (plus ou moins) célèbres ou de villes de l’Europe de l’Est.

Comme je l’ai mentionné ci-dessus, on trouve dans ce roman un petit côté fantastique, ce dernier traîne la patte jusqu’à la toute fin du roman, personnellement j’aurais préféré, et de loin, que l’auteur le justifie par une raison scientifique et palpable, là je trouve que cela tombe à plat, directement dans la facilité.

Autre point que je qualifierai de facilité scénaristique, la manière qu’a l’auteur de se débarrasser d’un personnage devenu inutile : une balle bien placée et on en parle plus. Une fois ça passe, à la quatrième désolée mais je me suis lassée.

En somme, vous l’aurez compris, les six cents pages qui composent ce roman n’auront pas réussi à me convaincre.

Romans

Complot – Nicolas Beuglet

Bonjour à tous, j’espère que vous allez bien et que vous êtes mois fatigués que moi !
Aujourd’hui j’avais envie de partager avec mon ressenti face à l’une de mes dernière lecture, une lecture qui m’a retourné le cerveau, et pour cause Nicolas Beuglet n’est pas du genre à y aller en douceur quand il a une idée à transmettre. Allez retour sur une lecture dont je garderai longtemps un bon souvenir.

Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps nu et martyrisé d’une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux.
Quand l’inspectrice Sarah Geringën, escortée par les forces spéciales, apprend l’identité de la victime, c’est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre.
Qui en voulait à la chef de gouvernement ? Que cachait-elle sur cette île, dans un sanctuaire en béton enfoui au pied du phare ? Sarah, très vite, le pressent : la scène du crime signe le début d’une terrifiante série meurtrière. Dans son enquête, curieusement, quelqu’un semble toujours la devancer. Comme si cette ombre pouvait lire dans ses pensées…
De la Norvège à la vieille cité de Byblos, et jusqu’au cœur même du Vatican, c’est l’odeur d’un complot implacable qui accompagne chacun de ses pas. Et dans cette lutte à mort, Sarah va devoir faire face à ses peurs les plus profondes. à ses vérités les plus enfouies…

Comme souvent, je repère des livres qui pourraient me plaire, je me dis il faut que je le lise, il faut que je lise et … des années passent sans que je le fasse. Ce fut une fois de plus le cas, pourtant je ne regrette pas d’avoir attendu tant cette lecture me laissera, comme je vous le disais plus haut, un excellent souvenir.

Une fois de plus, dans cette seconde enquête, où Nicolas Beuglet a choisi de mettre en scène l’inspectrice Sarah Geringën et son compagnon Christopher Clarence, l’histoire va se mêler à l’Histoire avec un grand H.

Complot, c’est un roman où une nouvelle fois l’auteur a choisi d’emmener ses personnages de ville en ville pour toujours plus de découverte et surtout toujours plus de suspense et de stupéfaction lié à ces découvertes époustouflantes faites par Sarah et Christopher. Après nous avoir fait voyager dans Le Cri, son précédent roman, Nicolas Beuglet nous embarque ici dans un voyage énigmatique à la recherche d’un culte féminin des plus secret.

Une fois encore, Nicolas Beuglet prend plaisir à nous faire découvrir des théories scientifiques méconnues, en cela je trouve qu’il ressemble un peu à Dan Brown. Dans cette nouvelle histoire, c’est dans les pas de l’inspectrice Sarah Geringën et de Christopher, que l’on va découvrir l’ampleur et la dureté d’un mouvement parfois méconnu, le masculinisme. Afin d’en explorer le plus de recoins possible, l’auteur va avoir recours à trois domaines de connaissance : l’archéologie, les sciences et enfin de la religion. Le tout nous conduisant inexorablement vers un final explosif qui m’a laissé sans voix et qui une fois de plus me donne la terrible envie de découvrir la suite des aventures de ce couple.