Romans

E-Challengers – Stephane Soutoul

Vous ne le savez peut-être pas, mais les jeux vidéos et moi ça fait quinze (sortie des Sims 2, je suis perdue !) Et là du coup vous vous dites « mais pourquoi elle a lu ce livre ?! », et vous avez bien raison. Pourquoi ? Tout simplement parce que j’étais curieuse de découvrir un monde qui m’est totalement étranger et dont voici un apperçu :

Unis dans le plus fantastique tournoi de jeux vidéo virtuels. An 2027. Moi c’est Jessalyne, « Lyne » pour les intimes. Dans les tournois de jeux vidéo, ma niaque et mon sens aigu de la stratégie me propulsent en bonne place des classements. Quand je lâche ma manette, je redeviens une nana ordinaire de dix-sept ans qui gagne sa vie comme hôtesse de caisse. Mon existence prend un tournant démentiel le jour où un mécène me propose d’intégrer sa cyber-écurie. Son objectif est de remporter la prestigieuse compétition virtuelle « Terre de défis » qui réunit les plus grands champions d’e-sport. Réticente, j’accepte malgré tout son offre pour arracher mon petit frère des griffes d’une organisation tentaculaire. Le sort en est jeté. Grâce à une fabuleuse technologie, je vais découvrir l’amitié et le frisson du danger aux côtés de mes coéquipiers… Mais puis-je réellement accorder ma confiance à Andreï, un garçon aussi mystérieux qu’attirant ?

Tout d’abord je voulais débuter cet article par un grand merci à Netgalley pour cette belle découverte sur laquelle je ne me serai sûrement pas arrêtée dans le commerce, ce qui aurait été un tort !

e-challengers

Un début un peu longuet, mais nécessaire, le temps pour l’auteur de mettre son récit en marche. Une fois cela fait, attendez-vous à vivre une expérience menée tambour battant, l’auteur ne nous laisse que très peu de répit dans cette folle compétition qu’il a imaginé.

En effet, dans ce roman nous évoluons dans un monde futuriste où la réalité virtuelle est devenue monnaie courante (à croire que je fais exprès de choisir des histoires dans cette veine là avec Cogito, Black Mirror …) et où cette dernière a franchi un nouveau pas … des plus cruel. En effet, dans un monde où Les Guides de demain ont la main mise sur presque tout, réalité virtuelle signifie que l’on peut être réellement blessé lors d’un combat par avatars interposés !

Je vous l’ai dis plus haut, les jeux vidéo et moi ça fait quinze, pourtant j’ai adoré les passages mettant en scène nos protagonistes en plein combat … cela est sûrement du au fait que ces derniers avaient lieu de manière réelle et non plus seulement sur console.

« Combattre ». Ce verbe me flanquait la nausée. Ainsi, quand nous évoquerions l’e-sport à l’avenir, nous parlerions en termes de pertes humaines, de souffrance bien réelle et non plus de plaisir et de jeu. Une évolution qui me chagrinait autant qu’elle m’angoissait.

Au travers de cette lecture, qui m’a charmé, on découvre un groupe de personnages attachants et sympathiques, que l’on apprend à connaître petit à petit au travers de la belle plume de Stephane Soutoul. La narration se concentre sur le personnage de Jessalyne, Lyne comme elle se fait plus couramment appeler. Même si quelques passages sont entièrement consacré à la méchante de l’histoire, Mme Emilia Reycliff, le guide suprême à la tête des Guides de demain, parfaitement sadique et à l’esprit aussi inspirant qu’intransigeant et cruel ! Son personnage est particulièrement intéressant, elle n’est ni trop cinglée (ce qui aurait gâché sa personnalité), ni trop intelligente (ce qui aurait contrasté avec les autres personnages), en somme elle incarne à la perfection son rôle de méchante.

Je ne tiens pas à trop vous en dévoiler sur son roman, mais sachez qu’il ne vous laissera que peu de répit entre chacune de ses pages et qu’il se conclu avec une belle fin, légèrement ouverte, qui pourrait laisser présager une suite dans laquelle on retrouverait les personnages de ce tome.

En somme un récit original, mené tambour battant par des personnages attachants qui nous guident dans un monde où la réalité virtuelle cache bien des dangers …

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Romans

Studio 6 – Liza Marklund

Bonjour à tous, on se retrouve pour le second article de la journée, oui je suis au taquet ^^ Après différentes citations de ma semaine à 1000 pages, retrouvez mon avis concernant le titre Studio 6, de Liza Marklund, que j’ai récemment découvert grâce à Netgalley.

Studio 6

Annika Bengtzon est chargée de répondre aux appels de la Hot Line de La Presse du soir, quotidien suédois à sensation où elle est stagiaire. Un jour, un anonyme lui livre un scoop : le corps nu d’une jeune fille a été découvert dans un cimetière de Stockholm. Elle a visiblement été étranglée. C’est le meurtre de l’été ! Le rédacteur en chef met Annika sur le coup. La victime s’appelait Josefin, elle n’avait que dix-neuf ans et travaillait au Studio Sex, une boîte de nuit porno. Contre toute attente, son enquête la conduit à un ministre.
Comment s’est-il retrouvé impliqué dans cette affaire sulfureuse ? Quels secrets cache-t-il ? Pour devenir journaliste, Annika va devoir le découvrir. Mais à quel prix ?

Je vais être honnête avec dès le départ, je n’ai pas aimé cette lecture donc je vais faire plutôt court pour cette chronique.

L’histoire dans laquelle nous immerge Liza Marklund est tout d’abord très longue à démarrer, d’autant qu’il n’y a pas ou peu de suspense tout au long de son roman qui est émaillé de-ci de-là de journalistes corrompus, de politiciens véreux, de chantage, de désinformation …

Une histoire qui tourne et tourne sans que l’on sache où elle va nous conduire, je me suis donc ennuyée pendant les trois-quart de ma lecture, malgré la présence d’une héroïne plus ou moins sympathique (à la fois droite dans ses bottes et pourtant terriblement stupide quand elle agit sans réfléchir) , mais à laquelle je ne me suis pas du tout attachée.

Une fin qui à mon sens n’en ai pas vraiment une, puisque l’auteure a choisi d’utiliser des extrait de journaux pour nous expliquer ce qui suit, c’est une bonne technique mais j’ai trouvé que c’était un peu bâcler le travail.

Il s’agissait du premier tome d’une série, mais soyons honnête je ne pense pas découvrir la suite.

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Romans

Nos plus belles étincelles – Jamie McGuire

Bonjour tout le monde, aujourd’hui je ne comptais pas vous proposer de jeudi sur son 31, puisque je suis plongée dans un manga (L’Île errante de Kenji Tsuruta) et que c’est quasiment impossible de faire coïncider bonne citation et page 31 mais je l’ai quand même fait en vous proposant une citation extraite d’une autre de mes lecture actuelle (Sœurs de Bernard Minier).
Bref, j’arrête de bavasser pour rien dire car comme vous avez pu le voir dans le titre de l’article vous allez retrouver juste après mon blabla mon avis sur un roman que j’ai adoré, Nos plus belles étincelles de Jamie McGuire.

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Je suis à un chouïa de déclencher l’alerte coup de cœur !

On n’oublie jamais son premier amour…
Depuis qu’il a croisé son sourire mélancolique derrière l’objectif de son appareil photo deux ans plus tôt, Elliott n’a jamais cessé d’aimer Catherine. Pourtant, la même année, il a été obligé de quitter la ville, la laissant seule au moment où elle avait le plus besoin de lui…
Aujourd’hui, Elliott rentre enfin et il est bien décidé à reprendre le fil de cette histoire d’amour qu’il n’a jamais oubliée. Mais Catherine ne lui a pas pardonné son départ, et le secret qui pèse sur elle pourrait étouffer à tout jamais l’étincelle de leur amour.

Bien avant de découvrir ce résumé, j’avais déjà prévenu ma collègue qui gère le fonds adolescent, je voulais ce roman, et pour cause j’adore le travail de son auteure, que j’ai découverte avec son titre Beautiful Disaster, une histoire bien plus osée que celle que j’ai découverte entre les pages de Nos plus belles étincelles. J’ai donc dans un premier temps était un peu surprise en découvrant que ce nouveau titre mettait en scène deux adolescents tout juste majeurs. Mais qu’importe, j’ai très rapidement fait fit de ce détail pour me plonger dans cette magnifique histoire d’amour.

Dans ce roman, qui débute suite à une bien vilaine trahison de la part d’Eliott (quoique purement involontaire) et que Catherine a du mal à pardonner, nous avons une alternance des points de vue entre les deux protagonistes principaux, ce qui permet de rendre la lecture plus vivante, moins monotone. D’autant que le livre mêle savamment romance, vie quotidienne des protagonistes au lycée, à la maison, le tout s’en nous ennuyer. D’autant que l’auteure profite de l’origine ethnique d’Eliott, qui est cherokee, pour aborder de manière parfois peu délicate le racisme stupide et injustifié que peuvent se faire subir entre eux les étudiants. 

Mais au delà de cette belle histoire d’amour, qui fait les frais de nombreux heurts, l’auteure a su insuffler à son histoire une bonne dose de mystère et de suspense au travers d’un lourd secret que cache Catherine, et qui fait planer une ombre noire au dessus de sa tête. Sans vous expliquez de quoi il retourne, laissez moi vous dire que la révélation finale concernant ce secret m’a soufflé. Je ne m’y attendais pas du tout, du tout.

En somme ce roman, à la douce couverture, renferme une belle histoire d’amour vécue par des personnages que l’on voudrait connaître, saupoudré d’une bonne dose de mystère, le tout m’ayant déclenché un quasi coup de cœur.

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Romans

Mon ex se marie (et je suis invitée) – Olivia Billington

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous parle d’une lecture que j’ai découverte le mois dernier, Mon ex se marie (et je suis invitée), un roman feel-ggod d’Olivia Billigton, dont vous pouvez retrouver le traditionnel résumé ci-après :

Alexia n’a plus de temps à perdre ! Il lui reste quatre mois. Quatre mois pour trouver celui qui l’accompagnera au mariage de sa cousine et de… son ex. Va-t-elle s’y rendre avec Lyxnex qu’elle a trouvé sur un site de rencontre ? Encore faudrait-il qu’il arrête de jouer les abonnés absents… À moins qu’elle n’y aille avec Eduardo, l’inconnu qu’elle a croisé dans un bar ? Mais est-il vraiment un inconnu ? Une chose est sûre, Alexia est loin de se douter que son choix aura des conséquences inattendues le jour de la cérémonie…

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Comme vous pouvez vous en douter, ce roman est une pure romance, un feel-good qui s’assume et pour moi ce fut une lecture 100% bonheur. Explications :

Dans ce délicieux roman que j’ai découvert grâce à Netgalley, notre histoire débute avec Alexia recevant une invitation pour la mariage de sa cousine et de son ex, qu’elle a elle même eu la malchance de présenter l’un à l’autre quelques années auparavant suite à quoi monsieur a fait un troc de cousine (le goujat !). Ne pouvant se résoudre à aller au-dit mariage seule et esseulée, Alexia se met en tête de trouver le compagnon idéal pour ce grand moment. Cependant elle se refuse à y aller en compagnie d’un gigolo payé pour l’occasion, non quitte à chercher un homme, Alexia veut trouver le bon et c’est ainsi que l’on va rencontrer une ribambelle de pseudos-hommes-parfaits dégotés suite à son inscription sur un site de rencontre en ligne.

Bon vous vous en doutez, dans ce livre ancré dans le XXIe siècle, Alexia va subir de très nombreuses déconvenues sentimentales, mais c’est aussi l’occasion pour nous lecteur de faire connaissance avec de multiples personnages, parfois attachants, parfois tête à claque (Eduardo si tu te sens concerné, c’est normal), le tout ponctué de l’écriture très agréable d’Olivia Billington qui sème par-ci par-là des petites perles humoristiques à tomber.

Je ne vais pas m’étendre plus sur l’écriture de l’auteure qui est agréable, fluide et sans chichi, idéale pour nous accompagner aux côtés d’Alexia dans sa recherche du Prince Charmant et qui au fur et à mesure de la lecture nous dévoile une histoire bien plus travaillée que ce que les premières pages laissées à penser …

En somme un livre dont le pitch de base est irrésistible, une comédie idéale pour l’été mais qui va au delà de ce à quoi je m’attendais en abordant l’importance du regard des autres, l’épineuse question du quand dira-t-on ? et sur l’acceptation de soi … un livre qui aborde donc des thèmes plus sérieux que ne le laissait à imaginer le résumé, en somme une très bonne surprise que je vous recommande volontiers.

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Le temps d’un cupcake – Sessy Fernandez

Bien le bonjour à vous !
L’article d’aujourd’hui va concerner une comédie dramatique que j’ai découvert sur le site de NetGalley, il s’agit d’un court roman de moins de deux cents pages, dont voici (l’inutile) résumé :

1/2 sachet de souvenirs
125 g de sexy attitude
75 g de larmes
80 g d’intensité
6 cl d’amour
2 âmes sœurs Hannah et Tyler aimeraient une deuxième chance. Mais à cause de leur passé respectif, ils s’interdisent de retomber amoureux. Et si la vie s’en mêlait pour les guider vers une histoire gourmande et sincère ?

Alors tout d’abord, comme le dit si mal le résumé, nous avons ici à faire à une histoire se déroulant dans un milieu professionnel. En effet Hannah, notre héroïne va bêtement tomber dans les bras musclés de son richissime patron … oui dit comme ça, j’ai l’air de me moquer, ce n’est pourtant pas le cas, pas vraiment … en fait si un peu.

Mais bon excusez moi d’avoir les zygomatiques en action, mais le personnage de Tyler est tellement caricatural de ce genre de littérature qu’il en devient risible. Vous êtes à la recherche d’un homme riche, célèbre, célibataire, beau gosse, amant de l’année et mal dans sa peau ? Tyler est fait pour vous !

Fort heureusement Hannah sauve un peu ce récit. J’ai trouvé son personnage bien mieux amené, il s’agit d’une jeune femme veuve suite à la disparition tragique de son futur mari dans un accident de la circulation … J’ai trouvé, si je peux dire, qu’elle souffrait de manière cohérente suite à la perte d’un être auquel elle tenait tout particulièrement; ses sentiments, son trouble sont parfaitement décrits. Ces passages sont très important pour la construction de l’histoire.

A de rares occasions on croise également la meilleure amie et la mère d’Hannah, mais sinon le récit reste centré sur les trois personnages principaux, Hannah, Tyler et son frère Morgan.

La relation entre ces trois personnages principaux se créer sûrement trop vite, mais dans un récit de moins de 200 pages il fallait s’y attendre. Néanmoins cette relation, malgré sa construction rapide, est touchante, attendrissante et amusante à de nombreuses reprises. Car oui ce roman est terriblement drôle, étonnant vu que je viens à peine de vous dire qu’Hannah était en période deuil, et pourtant deux des protagonistes principaux cachent un terrible secret, qui m’a fait … pouffer de rire quand je l’ai découvert ! Je dois bien avouer que je ne m’attendais pas du tout à ça, il a fallu que je relise le passage de l’annonce fatidique pour être bien sûre de ce que je lisais.

En somme ce fut une lecture distrayante, mais bien loin d’être mémorable, j’ai trouvé les personnages masculins trop caricaturaux et je ne suis pas fan des romances dans le milieu professionnel, d’autant que je n’ai pas aimé la toute fin, que j’ai trouvé incongrue, presque dérangeante.

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Autre point, non négligeable dans ce roman, il vous faut savoir que les scènes de sexe sont plutôt (très) présentes, point que je trouve souvent peu intéressant, je trouve que ça ne fait que très peu avancer l’histoire, mais bon ça m’a au moins permis de valider une nouvelle consigne pour Lire en couleurs du mois de juillet (Une romance, une « new romance » ou un livre érotique).

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Sur le fil du cœur – Théo Lemattre

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous parle d’une de mes dernières lecture, Sur le fil du cœur, dont soyons honnêtes je ne garderai pas un bon souvenir. Explications.

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Autant je n’ai pas aimé l’histoire, autant j’aime sa couverture.

Constance et Weaver, étudiants, sont amenés à travailler en binôme au sein du même stage. Le problème ? Ils se détestent, ou du moins ils en sont persuadés. Désormais contraints de se côtoyer chaque jour, les deux jeunes gens vont devoir apprendre à surpasser leur rivalité pour mieux s’entraider. Alors qu’un rapprochement semble se dessiner entre eux, un événement les amène à se perdre de vue. Cinq ans plus tard, ils se retrouvent par un curieux hasard. Parviendront-ils à se donner une chance de renouer le fil de leur destin ?

Une histoire longue à démarrer, l’auteur prend tout son temps pour installer la situation de départ de son roman et nous présenter les différents protagonistes.

Au départ Constance et Weaver, tous deux étudiants en master de psychologie, semblent êtres deux jeunes lambda, entourés par leurs amis, sortant et profitant de la vie, en somme rien de mirobolant. Mais c’est alors qu’intervient dans leur vie le moment du stage de master à faire dans une entreprise. Et c’est là que tout part en cacahuète.

J’ai trouvé que l’auteur avait tendance à jouer avec les règles morales de la société que l’on connait. En effet quel étudiant peut témoigner en me disant que son professeur tuteur a délibérément choisi de lui faire rendre un mémoire de master en collaboration avec un autre étudiant, liberté prise pour cet unique étudiant dans toute une promotion.

Au cours de ce stage, j’ai apprécié les moments de complicité entre Constance et Weaver, ils sont touchants, malheureusement ces moments ne durent que trop peu et sont vite remplacés par une histoire dont je me serai bien passée.

Je n’ai pas du tout aimé le style de l’auteur, j’ai eu l’impression à de multiples reprises d’être confrontée à des notes d’écriture  »machin pense ça », et cela m’a empêché de rentrer dans cette lecture, à aucun moment je me suis identifiée aux personnages, je n’ai pas ressenti la moindre de leur émotions.

Moi qui ne consomme que très peu d’alcool, j’ai trouvé que Constance avait tendance à avoir une belle descente, un autre point qui m’a un peu dérangé.

Au final je suis plutôt déçue de cette lecture, je m’attendais à une belle romance que je n’ai malheureusement pas trouvé entre les pages de ce roman, d’autant que j’ai trouvé nombre de passages inutiles que j’aurai bien volontiers coupé !

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P.S. : A l’origine j’avais choisi de lire ce titre pour le challenge Lire en couleurs #rouge, mais comme je suis plutôt déçue de ma lecture, je vais voir si je ne me choisi pas un autre titre pour répondre à la consigne « Le titre doit être écrit en rouge », affaire à suivre …

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Romans

La librairie des rêves suspendus – Emily Blaine

Bonjour à tous, aujourd’hui on se retrouve pour parler d’un roman feel-good que j’ai pu lire au moment du challenge Netgalley, alors que d’habitude les éditions &H me refusent systématiquement mes demandes de lectures, ce fut donc un vrai bonheur de voir dans la sélection pour le challenge ce titre dont voici le résumé :

Sarah, libraire dans un petit village de Charente, peine à joindre les deux bouts. Entre la plomberie capricieuse de l’immeuble, les murs décrépis et son incapacité notoire à résister à l’envie d’acheter tous les livres d’occasion qui lui tombent sous la main, ses finances sont au plus mal. Alors, quand un ami lui propose un arrangement pour le moins surprenant mais très rémunérateur, elle hésite à peine avant d’accepter. C’est entendu : elle hébergera Maxime Maréchal, acteur aussi célèbre pour ses rôles de bad boy que pour ses incartades avec la justice, afin qu’il effectue en toute discrétion ses travaux d’intérêt général dans la librairie. Si l’acteur peut survivre à un exil en province et des missions de bricolage, elle devrait être capable d’accueillir un être vivant dans son monde d’encre et de papier… Une rencontre émouvante entre deux êtres que tout oppose mais unis par un même désir : celui de vivre leurs rêves.

Le pitch de base est sympathique, j’ai très vite accroché à cette histoire mignonnette dont le résumé m’a autant attiré que sa jolie couverture.

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Cette histoire fraîche et légère nous emmène de Paris à la Charente où l’ont fait connaissance avec Maxime, un acteur bad boy, qui a de terribles difficultés dans ses relations avec autrui. C’est un homme à fleur de peau, qui cherche constamment la bagarre plutôt que la discussion. Il préfère tenir les gens loin de lui et met un point d’honneur à détruire la moindre ébauche de relation saine afin de se protéger et de cacher aux yeux de tous le lourd secret qu’il dissimule. C’est suite à la bagarre de trop qu’il écope de travaux d’intérêt général, afin d’éviter la case prison. Et c’est ainsi qu’il fait la connaissance de Sarah, une jeune libraire passionnée par son métier. Sa boutique est au bord du gouffre et la somme proposée par Mathilde l’agent de l’acteur en échange du secret concernant la présence de son poulain entre ses mûrs es la seule chose qui peut lui permettre de garder la tête hors de l’eau et ainsi de conserver la librairie qu’elle a hérité de sa grand-mère maternelle, qui l’a élevé. Sarah est du genre timide à l’extrême et se réfugie la plupart du temps dans des histoires fictives pour ne pas avoir à affronter la vie. Son personnage que je qualifierai de gentille bécasse m’a irrité au début de l’histoire. Fort heureusement elle prend confiance en elle, aider par la présence de Maxime qui la pousse à sortir de sa zone de confort, à relever le nez de ses livres et à vivre enfin pleinement sa vie de jeune femme épanouie (et endettée !)
Malgré tout, je regrette que son évolution ce fasse de manière un peu trop rapide dans le roman.

La librairie des rêves suspendus, c’est une belle histoire de seconde chance. En effet Maxime saura-t-il s’apaiser au contact de Sarah ?

Pour ma part j’ai préféré Maxime, que je trouve plus attendrissant que Sarah, malgré son vilain caractère. Il cache un lourd secret, dont il a terriblement honte, que j’ai trouvé fort bien trouvé, j’ai simplement regretté la manière dont il traité par la suite, une fois sa découverte actée.

J’ai trouvé que les personnages étaient un peu caricaturaux, lui le bad boy invétéré et elle la gourdasse timide et choupinette, mais le texte proposé par Emily Blaine est tellement frais et pétillant que je suis passée outre ce point qui aurait pu me faire sortir de ma lecture.

Le rapprochement entre les deux personnages semble presque impossible tant ils sont à l’opposé l’un de l’autre et à de nombreux moments je me suis demandée si l’histoire d’amour à laquelle je m’attendais ne se réaliserai pas mais entre d’autres personnages que Sarah et Maxime. La librairie des rêves suspendus c’est une histoire d’amour qui prend le temps de se construire, point que j’ai particulièrement apprécié.

Outre les personnages un tantinet caricaturaux, j’ai ressenti un léger regret concernant le personnage de Simon, l’ami acteur de Maxime, je trouve son rôle sous utilisé et son traitement un peu bâclé. Et aussi, et surtout, j’ai tout simplement détesté la fin de ce roman, non pas qu’elle soit mauvaise, mal écrite ou inutile, simplement en tant que bibliothécaire elle m’a fait iriser les poils !

Malgré le couac de la fin, je peux vous dire en somme que La librairie des rêves suspendus fut une belle découverte, et je pense que si je trouve un nouveau titre d’Emily Blaine sur ma route je n’hésiterai pas à l’ouvrir.

 

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Sous le soleil de mes cheveux blonds – Agathe Ruga

Bonjour à tous, en cette nouvelle journée de canicule, j’ai envie de partager avec vous mon ressenti face au roman Sous le soleil des mes cheveux blonds, car oui malgré les 34°C qu’il fait au rayon littérature de la médiathèque où je travaille, je me suis dis qu’ajouter un peu de soleil à vos vies serait une bonne idée !

Si vous vous souvenez bien, j’avais sélectionné ce roman dans le cadre de Lire en couleurs, il répondait à la consigne « le titre doit contenir le mot soleil ».

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Avant de vous en parler plus amplement, je vous laisse avec le traditionnel résumé :

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Le récit que nous offre ici Agathe Ruga, pour son premier roman, est un texte puissant sur l’amitié, la découverte et la connaissance de soi. Un texte sur une période charnière de notre vie, la plongée vers l’inconnu que représente la vie d’adulte.

Se rapprochant, par moment, du thème traité dans le second tome de la saga napolitaine d’Elena Ferrante, ce roman fut pour moi assez compliqué à lire tant une séparation amicale peut vous broyer, vous donner l’impression que tout votre monde s’écroule, que vous ne comptez plus pour personne …

Une écriture parfois très crue, qui peut choquer de prime abord, mais qui une fois immergée jusqu’aux yeux dans ce roman, coulera de source et vous semblera la plus adéquate pour traiter ce difficile sujet.

La relation qui est décrite semble parfois malsaine, tant Brune, le personnage principal, ne semble vivre que pour le regard et l’appréciation de Brigitte, son ex-meilleure amie.

Fort heureusement, au milieu de texte dur et parfois difficile à lire, l’auteure distille par petites piques discrètes un humour sous-jacent que j’adore, voyez par vous-même : 

Pour être le moins malade possible, toutes les trente minutes j’avale une cracotte et un cornichon puis je râpe quelques lichettes de gingembre cru, le tout arrosé de coca light extra frais. Cependant la caféine empêche l’absorption du fer, et de fer mon bébé en a énormément besoin. Bien sûr, si je vomis, le fer n’est pas absorbé non plus. Mon premier trimestre est rempli de dilemmes de ce genre qui n’intéressent que moi ou les forums de femmes enceintes. J’achète alors du coca light décaféiné, c’est-à-dire l’équivalent d’une tisane froide et pétillante au caramel. Avec son application, l’Homme de ma vie scanne la bouteille et scande : « Médiocre ! Des rats meurent lorsqu’ils sont au contact d’édulcorants, tu sais aussi que tu peux déboucher tes W-C avec le coca tellement c’est corrosif ? » Je soupire et reprend sans envie un énième cornichon.

Autre particularité de ce texte, on y trouve que très peu de dialogue, et encore ils sont souvent racontés, les descriptions sont par contre légions, et pourtant je ne me suis pas ennuyée. Le rythme est soutenu, alternant entre les souvenirs de Brune aux côtés de Brigitte et sa vie actuelle de future maman et de femme épanouie.

Afin de clôturer cet article, qui mieux que l’auteure elle-même pour vous parler de son œuvre, retrouvez en suivant le lien l’article qu’elle avait écrit au moment de la publication de son roman, car oui Agathe Ruga avant d’être une auteure publiée, fut une blogueuse de talent que j’apprécie de suivre.

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En quête d’Elena – Lise Pradère

Autant être honnête avec vous directement, je n’ai pas aimé cette lecture, mais je tenais tout de même à remercier Netgalley et les éditions du Flamant Noir pour m’avoir permis de la découvrir. Comme d’habitude, je vous laisse avec un résumé de ce roman afin que vous puissiez vous faire votre propre idée sur cette histoire dont j’attendais bien plus !

PUTEAUX, région parisienne.

Elena Vassiliev, jeune et brillante géologue, est retrouvée morte dans son appartement, le visage couvert d’ecchymoses, la tête dans une flaque de sang.

Le commandant Gignac du SRPJ, policier solitaire et bourru, arrive sur place. Aucune trace d’effraction n’est relevée, mais une fouille rapide lui permet de trouver un carnet contenant des photos et des pages manuscrites, certaines écrites en langue étrangère, mélangées à des croquis et autres éléments ; un objet suspect qu’il va devoir décrypter.

Des bureaux feutrés de la Défense, aux vallées oubliées de l’Isère, en passant par une plateforme pétrolière norvégienne, le commandant Gignac tentera d’en savoir davantage sur la victime et ses relations. Mais l’histoire de cette femme, qui fait écho à sa vie personnelle, risque de troubler sa vigilance.

Un visage peut en cacher un autre… 

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Je ne compte pas m’étendre en long, en large et en travers sur cette lecture. Je ne m’attendais pas du tout à ce que cette enquête prenne ce chemin, un chemin que je n’ai pas réussi à apprécier.

J’ai trouvé qu’il y avait des facilités scénaristiques qui m’ont fait lever les yeux au ciel à de nombreuses reprises (financement de la police quasi illimité : des voyages aux quatre coins de l’Europe, un flic qui se planque sans en référer à sa hiérarchie, la DGSI qui recrute à tout va …)

L’auteure évoque de nombreux éléments liés au enquêtes policière, mais sans jamais rentrer dans les détails (autorisations du juge, prélèvement ADN…). Alors pour moi qui suis une habituée de Maxime Chattam et son penchant pour les explications judiciaires à rallonge, ce fut bien maigre comme repas !

Je n’ai pas réussi à m’attacher au personnage principal, il semble pourtant être un homme intègre, quoique j’ai été déçue du traitement qu’il réserve au personnage de Virginie, même si cette dernière n’était pas toute rose. Il est fort possible qu’il s’agisse simplement d’une erreur d’interprétation, mais voyez avec quelle délicatesse il met un terme à leur relation naissante, j’ai eu l’impression qu’il la quitté parce qu’elle était laide une fois son maquillage défait :

Virginie tremblait de tout son corps. Ses larmes ravageaient son maquillage qui coulait en traînées noires. Soudain, il la trouva laide …
il récupéra toutes ses affaires et lui tourna le dos.
– Adieu, Virginie !
La porte se claqua derrière lui.
Submergée de sanglots, elle ne chercha pas à le retenir.

Certains passages étaient intéressants, notamment la vie de Yann, l’un des personnage du roman, sur une exploitation pétrolière perdue en plein océan et la vie particulièrement compliquée que cela implique, mais l’auteure ne fait que les effleurer, ce que je trouve vraiment dommage.

En somme, ce fut une lecture rapide, mais sans aucune saveur et que j’aurai vite fait d’oublier.

Cette lecture, même si elle ne m’a pas plu, m’a tout de même permis de valider l’une des consignes du Lire en couleurs (Le titre devait être écrit en orange).

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Romans

Izzy + Tristan – Shannon Dunlap

Bonjour à tous, on se retrouve aujourd’hui pour parler de l’une des mes dernières lectures numériques, Izzy + Tristan de Shannon Dunlap que j’ai obtenu via le plateforme Netgalley (au passage je remercie les éditions Rageot pour leur validation).

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J’adore la couverture, et vous ?

Cette histoire est vieille comme le monde. Elle parle d’amour.

Izzy a toujours voulu suivre des études de médecine‚ mais son emménagement à Brooklyn est venu perturber ses plans‚ d’autant plus qu’elle a l’impression de s’éloigner de sa famille et surtout de son frère jumeau‚ qu’elle comprend de moins en moins.
Tristan lui‚ est un jeune prodige des échecs qui vit chez sa tante sous la protection de Marcus‚ son cousin délinquant. Il rêve de devenir Grand Maître‚ mais ce n’est pas facile d’échapper à sa condition dans ce quartier pauvre de Brooklyn…

La nuit fatidique où Izzy et Tristan vont se rencontrer les fera basculer dans une histoire aussi ancienne et irrésistible que l’amour lui-même.
Mais la vie est souvent cruelle avec ceux qui s’aiment.

Une réécriture moderne, se déroulant, comme vous avez pu le découvrir dans le résumé à Brooklyn, et où Tristan n’est plus un chevalier breton, mais un jeune lycéen noir.

J’ai trouvé que les différents personnages étaient attachants, chacun ayant des failles qu’il cherche à masquer, à combler. Étonnamment ce n’est pas à Tristan ou à Izzy que je me suis le plus identifiée, mais à Briana. Cette dernière cherche par tous les moyens, qu’ils soient bons au mauvais, à aider son entourage tout en essayant d’être heureuse à son tour. Une volonté de faire plaisir à tout le monde qui peut parfois conduire à des situations plus que compliquées … Elle est notamment complice de nos deux protagonistes principaux, et va porter avec eux le poids d’un mensonge terrible qui grandit en eux jusqu’à les faire imploser.

Si Izzy + Tristan est une histoire d’amour terriblement compliquée, c’est aussi une belle histoire qui mêle importance de la famille et de l’amitié, des points qui me sont cher au quotidien, c’est peut-être pour cela que contrairement à de nombreux lecteurs j’ai apprécié ce titre. 

De manière moins importante, j’ai également apprécié les « titres » (si on peut appeler ça comme ça ?) qui sont donnés aux chapitres : la dame, la tour et le roi. Chaque chapitre est écrit à la première personne, en fonction du protagoniste choisi, ce qui permet de découvrir le ressenti de plusieurs personnages et ainsi de découvrir différents points de vues d’un même événement. J’ai trouvé ce point intéressant dans la construction de l’histoire.

Cependant plus cette histoire avançait et plus j’appréhendais la fin. Comme il s’agit d’une réécriture du mythe de Tristan et Iseult, je savais que ça allait très probablement mal finir, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un terrible pincement au cœur quand la fin est arrivée.

En somme j’ai trouvé ce roman plus profond qu’il pourrait y paraître, profitant d’une réécriture d’un mythe ultra connu, il nous donne l’occasion de réfléchir à des questions d’actualité comme le racisme ou le regard qu’autrui peut nous porter.

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C’est la deuxième fois que je lis un récit traitant des échecs, moi qui n’y connais rien ça me pousse de plus en plus à découvrir cet univers !