Mangas

Heart Gear (tomes 1 et 2) – Tsuyoshi Takaki

Bonjour à tous, on termine cette dernière semaine de mai avec un article consacré à une série de manga que j’apprécie très fortement chez Ki-Oon, Heart Gear.

Heart gear tome 1 et 2 + tome bonus sur Manga occasion

Sur une planète Terre désormais peuplée presque exclusivement de machines, Roue,
une fillette, est élevée par Zett, un robot pacifique. Leur quotidien est bouleversé par un nouveau venu tout juste activé, Chrome, qui prend le rôle du petit frère naïf et maladroit dans cette étrange famille. Quand un androïde fou détruit son père adoptif, le quotidien de Roue et Chrome se voit chambouler pour le meilleur et pour le pire …

Dans cette histoire punchy où l’on découvre une planète Terre peuplée presque exclusivement de gears, à l’exception de Roue semble-t-il, on fait la connaissance d’une drôle de petite famille. En effet, Roue, une jeune humaine est élevée par Zett, un robot qui fait tout pour lui inculquer une bonne éducation et lui offrir la meilleure vie qui soit. Il semblerait que le vieux robot y soit parvenu jusqu’à ce qu’il disparaisse subitement et qu’il laisse Roue désemparée et seule dans un monde dont elle ignore presque tout avec pour seule compagnie Chrome, un gear bien mystérieux …

J’ai beaucoup aimé cette histoire qui nous permet de découvrir la conception de la famille vue du point de vue d’un robot le tout avec beaucoup d’humour, notamment au travers des comportement pour le moins loufoques de certains personnages ou par le détachement incroyable dont Chrome peut faire preuve.

J’ai, pour l’instant, lu les deux premiers tomes disponibles à l’heure actuelle (un troisième tome est prévu pour juillet), et j’ai découvert entre les pages de ce manga de la bravoure, du courage à l’état pur et aussi une bonne dose de mystère. Tant celui entourant Heavenland, une cité construite par les gears où Zett pourrait être ranimé, que celui entourant Chrome et son identité, car ce dernier semble être bien différent des autres gears que l’on a pu croiser jusqu’à présent, sans oublier le mystère qui entoure Roue. Est-elle réellement la dernière humaine présente sur Terre, comment est-elle parvenue auprès de Zett ?

Et que vous dire du dessin ? Il n’est pas extraordinaire, on pourrait même dire qu’il est classique pour le genre, mais il est efficace.

En somme, ce manga qui se classe dans mes favoris du moment, regorge de points tous plus positifs les uns que les autres et je ne peux que vous conseiller de le découvrir fissa !

Romans

Survivre – Vincent Hauuy

Bonjour à tous, on débute la semaine avec un avis sur une lecture que j’ai eu un mal fou à écrire.
J’ai choisi cette lecture plus par curiosité que par réelle envie de la découvrir, je n’étais donc peut-être pas dans les meilleures conditions pour en apprécier tout son potentiel, mais toujours est-il que je n’ai pas vraiment adhérer à l’histoire qui nous est contée par Vincent Hauuy dans Survivre. Le début est d’une lenteur effroyable, heureusement que je ne suis pas totalement hermétique aux idées survivaliste sinon j’aurai bien vite abandonné cette lecture.

2035. La Terre est en sursis : les catastrophes climatiques se multiplient, les sociétés sont en ébullition et les réserves d’eau potable se raréfient. Le survivalisme prend de l’ampleur. Survivre devient à la fois un défi et une obsession. C’est aussi le thème et le nom du grand jeu télévisé que lance le milliardaire Alejandro Perez, magnat des intelligences artificielles.

Dans l’énorme complexe construit ad hoc dans l’Idaho, le lancement de Survivre s’annonce spectaculaire. Mais lorsqu’un agent de la DGSE infiltré dans l’organisation de Perez disparaît, son frère, l’ex-journaliste Florian Starck, se décide à intégrer l’émission. Et découvre un envers du décor aussi mystérieux que terrifiant. Car la promesse d’un grand divertissement dissimule un objectif beaucoup plus sombre. Dès la première épreuve, le compte à rebours commence. Pour les candidats. Pour Florian Starck. Et pour nous tous.

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Tout à commencé par Florian Starck, un anti-héros, qui m’a plus agacé que charmé, je le trouve souvent trop moralisateur. Pourtant son histoire personnelle est plus que touchante et sa force morale face à la perte de sa famille est exemplaire. Un point qui m’a poussé à découvrir la suite de son aventure, dans un monde pour le moins chamboulé par diverses crises économiques et écologiques. Une aventure qui le conduit tout droit dans ce qu’il reste des USA et plus précisément au cœur d’un complexe scientifique et technologique sur lequel règne Alejandro Perez, un milliardaire aussi philanthrope que fourbe et qui a mit au point une technologie d’IA, qui n’est pas sans rappeler celle présente dans Cogito de Victor Dixen. Alejandro Perez, de part son côté milliardiare-trop-intelligent-et-qui-préfère-vivre-couper-du-monde ma gentiment fait penser à Epstein, l’un des personnages les plus énigmatique de la série de science-fiction Les Brillants de Marcus Sakey.
Mais laissons de côté ce dernier et revenons-en à nos moutons, enfin plutôt à nos candidats, qui tout comme Florian s’apprêtent à embarquer dans une aventure dont beaucoup d’entre eux ne reviendront pas. Et si je ne tiens pas à vous dévoiler trop sur cette aventure pour le moins … bizarre et inhabituelle, sachez simplement que perso j’aurais jamais signé pour une telle folie !

Et que vous dire de la conclusion de ce roman ? J’avoue que je ne m’attendais pas du tout à ce que l’histoire prenne une telle tournure. Une tournure qui ne m’a pas vraiment convaincu, dans l’idée je ne suis pas réfractaire aux principes écolo, mais je n’ai pas eu l’impression d’obtenir les réponses aux questionnements que j’avais au début de l’histoire.
En somme, une histoire avec du potentiel, malgré un début effroyablement long, mais qui n’a pas réussi à me convaincre.

 

Romans

Ce qui fait battre nos cœurs – Florence Hinckel

Bien le bonjour à vous tous, vous êtes prêts à attaquer le week-end ? Pour ma part, j’ai hâte d’y être, parce que j’ai besoin de repos après les mauvaises nouvelles qui se sont enchaînées au boulot … Mais j’arrête de vous raconter ma vie et j’en viens à ce pourquoi vous êtes là, mon avis concernant le dernier titre de Florence Hinckel, Ce qui fait battre nos cœurs.

À la moindre émotion, la petite sœur d’Esteban est en danger : elle vit avec un cœur artificiel bas de gamme. En 2030, le marché propose pourtant des organes performants et sûrs, fabriqués par la société Organic … encore faut-il pouvoir se les payer.
Désespéré, Esteban kidnappe Leila, une jeune fille célèbre car « artificielle » à 96 %, ainsi que Noah, le riche héritier d’Organic. Le deal ? Il relâchera les otages s’il obtient un nouveau cœur pour sa sœur.
Commence une nuit de cavale sur les routes de France, retransmise en direct sur les réseaux sociaux.

Ce qui fait battre nos coeurs - couverture
J’adore cette couverture, et vous ?

Je ne sais pas pour vous, mais moi je trouve le thème de base très alléchant. J’adore ces histoires qui se déroulent dans un futur proche où la technologie nous vient en aide pour le meilleur et surtout pour le pire !

La lecture de Ce qui fait battre nos cœurs partait bien, elle avait tout pour me plaire et pourtant j’en ressors terriblement déçue, comme ce fut déjà le cas avec un autre titre de Florence Hinckel, #Bleue.

Comme je suis plutôt frustrée de l’échec qu’a représenté cette lecture, je vais vous expliquer ce qui m’a dérangé, histoire de conjuré le mauvais sort …

Tout d’abord, j’ai trouvé que la bonne idée de base était mal traitée. Il n’y a pas ou peu de suspense au début de l’histoire, l’auteure nous plonge directement dans le feu de l’action (si je peux appeler ça comme ça, étant donné qu’il n’y presque pas de suspense). J’ai trouvé que les personnages étaient peu crédibles, Esteban t’es bien gentil mais tu crains comme méchant, Leila t’es juste chiante et Maria t’es agaçante avec ton pseudo secret et ton caractère de cochon. Quant à Noah, ce mec est aussi intéressant qu’une courgette !
Oh et puis, j’ai senti venir la fin à des kilomètres à la ronde, du coup je me suis clairement ennuyée en la découvrant !

D’autant que j’ai relevé des incohérences dans l’écriture, par exemple quand, alors qu’ils sont enfermé dans une villa inconnue, Leila ne comprend pas comment utiliser la machine à café et que Esteban se retrouve avec une tasse de café dans les mains quelques lignes après !

Vers la fin du roman, j’ai même eu l’impression de lire une pale version de Cogito, de Victor Dixen. Et c’est, essentiellement, à partir de ce moment là, quand les robots occupent le devant de la scène que j’ai décroché. J’ai trouvé ce passage bien trop convenu, sans la moindre surprise.

Dommage !

Malgré tout, comme j’apprécie les idées de Florence Hinckel, je pense que je vais continuer à découvrir ses livres, en espérant un jour quelle arrive à mener à bien une bonne idée jusqu’au bout. D’autant que je n’ai pas tout détesté dans ce roman, par exemple j’ai vraiment adoré cette société, à la limite du futuriste, qui semble avoir perdu toute son humanité, que nous propose ici l’auteure, et où les êtres humains sont parvenus à transcender la maladie et la vieillesse grâce à des organes artificiels.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre idée sur ce titre et je vous dis à demain pour un article consacré à une lecture de Lire en couleurs.

 

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Lire en couleurs 🎨·Romans

Cogito – Victor Dixen

Bonjour à tous, vous allez bien ? De mon côté, le mot du moment c’est stresse.
Stresse.
Stresse.
Stresse.
Stresseeeeeee !!
Et vous savez pourquoi ? Parce que demain je passe un nouvel entretien d’embauche, qui pourrait cette fois débouché sur un CDI en médiathèque !!

Bref, je n’ai pas écrit cet article pour m’épancher sur mes problèmes personnels, mais bien pour vous parler d’une de mes dernière lecture qui m’a enthousiasmé et dont vous avez pu découvrir l’identité dans le titre de cet article.
Oui aujourd’hui je vous parle de Cogito, le dernier roman de Victor Dixen paru récemment dans la Collection R.

Il s’agit du premier livre de Victor Dixen que j’ouvre, oui je n’ai jamais lu sa première série Phobos (et vu les critiques très mitigées que j’en ai lu, je doute de m’y mettre un jour …). Pour ceux qui ne connaissent pas le pitch de Cogito voici son résumé :

Un don du ciel… Roxane, dix-huit ans, a plongé dans la délinquance quand ses parents ont perdu leur emploi, remplacés par des robots. Sa dernière chance de décrocher le Brevet d’Accès aux Corporations : un stage de programmation neuronale, une nouvelle technologie promettant de transformer n’importe qui en génie….ou un pacte avec le diable ? Pour les vacances de printemps, Roxane s’envole pour les îles Fortunées, un archipel tropical futuriste entièrement dédié au cyber-bachotage. Mais cette méthode expérimentale qui utilise l’intelligence artificielle pour « améliorer » la substance même de l’esprit humain est-elle vraiment sûre ? En offrant son cerveau à la science, Roxane a-t-elle vendu son âme au diable ? Demain, l’intelligence artificielle envahira toutes les strates de la société. L’ultime frontière sera notre cerveau.

Pour ma part, j’ai essentiellement été attirée par sa magnifique couverture et ce bien avant de découvrir l’histoire qu’elle renfermait.

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J’ai aimé le monde qu’a créé Victor Dixen.
Un monde futuriste, mais pas trop, ça pourrait être dans notre présent d’ici une dizaine d’années. Un monde régit par les robots et les IA. Un monde où l’être humain n’est plus qu’un pantin dépendant de toute la technologie qui l’entoure … du moins c’est le cas pour certains. Car la France que nous décrit Victor Dixen est séparée en deux zones, que certains nomment la Zone serve et la Zone franche. Cette dernière se trouvedans l’ex-Lozère, où certains humains ont fait le choix de fuir toute technologie et de vivre selon la loi des Patriarches qui interdisent toute machine et prônent le retour à la terre.

Comme l’a dit Jean-Paul Sartre, un philosophe du siècle passé […],  » l’homme est condamné à être libre » précisément parce qu’il pense et qu’il doit choisir consciemment chacune de ses actions.

Une histoire prenante, j’ai dévoré plus de trois cent pages en tout juste quatre heures, tant j’ai été happé par la folle aventure que vit Roxane sur les Îles Fortunées. L’écriture de Victor Dixen est palpitante, et elle m’a d’autant plus parlé que je suis actuellement en train de découvrir la série Black Mirror, où la technologie a supplanté les êtres humains pour le meilleur et surtout pour le pire …

Concernant les personnages je suis un peu plus mitigée, le personnage de Roxane m’ayant parfois un peu agacée, elle est trop souvent à fleur de peau et s’énerve pour un rien. Elle ferait mieux de réfléchir avant d’ouvrir sa bouche.

C’est comme si j’étais face à une autre personne, qui me fixe avec une froide détermination. Non pas celle qui a a passé ces dernières années à se saborder systématiquement, mais celle qui est prête à se battre pour survivre.

Fort heureusement son comportement est compensé par la présence d’autres protagonistes bien moins sanguins et plus attachants, notamment le beau Simbad, dont rien que le prénom fait rêver, lui et son caractère de cochon qui va se révéler indispensable dans le courant de l’histoire. Faune et son histoire m’ont également touché bien plus que je n’aurai pu l’imaginer.

En somme, j’ai adoré cette histoire, que j’ai trouvé prenante.
Malheureusement la toute fin m’a laissé dans une humeur fâcheuse, je l’ai trouvé nulle, bien trop nian nian par rapport à toute l’histoire qui avait précédé. Je suis particulièrement déçue de constater le retournement de veste de nombreux personnages. Dans la vraie vie, quand on est méchant on le reste ou du moins on en conserve toujours des traces.

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